Traduction :
La boutique d'Uramiya
Année : 2006
Genre : La petite boutique de la vengeance.
Durée : 12 épisodes de 29 min + téléfilm de 1h31 + téléfilm de 1h53 + 12 épisodes de 28 min.

Avec :
Ayumi Kinoshita
(Uramiya + Kiyomi Shinjô)
Susumu Terajima
(Jôhôya / Eiji Shidô)
Masaya Katô
(Jôhôya 2)
Terunosuke Takezai
(Shû (Première série et premier téléfilm))
Kento Ono
(Shû (Deuxième téléfilm et deuxième série))
Aoi
(Rina Sugikawa)
Ken Maeda
(Takeomi Shiwasuda)
Kitarô
(Satoshi Yadorogi)
Hitomi Hasebe
(Shizuka Hoshikage)

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La vengeance par procuration est un thème déjà abordé dans JIGOKU SHÔJO (La Fille des Enfers en VF). Néanmoins, ceux qui trouvent que la damnation éternelle est un prix un peu lourd à payer pour une simple vengeance feront plutôt appel à Uramiya qui, contrairement à Ai Enma, préfère être payée en espèces sonnantes et trébuchantes. Vous voulez savoir comment la contacter? Ne vous en faites pas pour ça, c'est elle qui vous contactera en vous laissant sa carte. La carte noire d'URAMIYA HONPO.


Une carte maîtresse.

Personne, pas même ses plus proches collaborateurs, ne connaît son vrai nom. Elle se fait simplement appeler Uramiya, la marchande de rancune. Si quelqu'un vous a fait du tort, que ce soit l'assassin d'un proche, un beau-père incestueux, un collègue de travail arriviste ou une admiratrice trop entreprenante, il y a de grandes chances pour que vous croisiez le chemin d'Uramiya qui vous remettra sa carte, vous promettant la vengeance en échange d'une forte rémunération.


Chaque épisode s'ouvre sur un micro-trottoir où un journaliste demande à différentes personnes s'ils ont envie de se venger de quelqu'un.


La dernière personne interrogée étant le client ou la cible d'Uramiya dans l'épisode.


Le monde se divise en deux catégories: ceux qui font appel à Uramiya pour se venger ...


... et ceux qui pensent qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même.


En revanche (Ha, ha!), oubliez la police qui ne se sent clairement pas concernée.

La satisfaction est garantie car Uramiya ne recule devant aucun moyen pour punir ses cibles dont le châtiment va de l'humiliation publique à la mort dans d'atroces souffrances en passant par une condamnation pour un crime que pour une fois, ils n'auront pas commis (les plus malchanceux ont même droit aux trois à la suite). Elle va souvent jusqu'au meurtre sans éprouver le moindre remord et ne rechigne pas à faire quelques victimes collatérales. D'ailleurs, méfiez-vous: ce n'est pas parce que vous avez fait appel à ses services qu'il y a entre vous un pacte de non-agression et si jamais quelqu'un d'autre a engagé Uramiya pour s'occuper de vous, vous pouvez être certain qu'elle le fera ... après que vous l'ayez payée, évidemment. Vous l'aurez compris: même si le spectateur est de son côté car ses victimes méritent généralement leur sort, Uramiya est une antihéroïne qui n'a rien d'admirable.


Oh oui, punis-moi, Maîtresse Uramiya.


ALERTE FANSERVICE ! ALERTE FANSERVICE !


A l'eau?

Cynique, immorale, calculatrice et manipulatrice, Uramiya est comme une joueuse d'échec qui aurait tellement de coups d'avance sur son adversaire qu'elle aurait planifiée toute la partie avant même de jouer son premier coup. Telle une Jarod au féminin, ses stratagèmes sont toujours incroyablement élaborés et complexes, au point de faire passer le scénario de SEXCRIMES pour un modèle de simplicité (Le summum étant celui qu'elle emploie dans l'épisode spécial "Mind Control No Wana", pratiquement impossible à résumer). Bien qu'elle répète à qui veut l'entendre que la justice est "le mot qu'elle déteste le plus au monde", ses plans respectent souvent une certaine justice poétique telle qu'on en trouvait dans les récits horrifiques des comics EC du style TALES FROM THE CRYPT. Ainsi, un meurtrier en série sera victime d'une suite d'accidents inspirés des morts de ses victimes, une mère qui aura "oublié" son enfant dans sa voiture en pleine canicule pour toucher une prime d'assurance sera enterrée vivante sous des billes de métal chauffées à blanc, une fan déjantée harcelant son idole sera à son tour harcelée par un type encore plus cinglé qu'elle, etc...


Halte au massacre des ours en peluche!


L'homme qui tombe à pic.


Le pylône n'avait pas la priorité.


Le mari pourra littéralement parler de feue son épouse.

Le plus proche collaborateur d'Uramiya est Jôhôya (L'Informateur) qui, comme son nom l'indique, est un hacker virtuose chargé de récolter les informations nécessaires sur ses cibles et clients. Ses trois autres "employés" sont Shû (un hôte au charme irrésistible), Rina (une lycéenne qu'Uramiya a débarrassée de son beau père incestueux (d'une façon particulièrement cocasse) et qui la rembourse en travaillant pour elle) et Takeomi (un otaku perpétuellement dans son trip, au point que quand elle a besoin de son aide, Uramiya lui fait croire que la cible est en réalité un envahisseur de la planète Barbarian). En plus d'assister Uramiya, ces différents personnages, Rina exceptée, apportent chacun à sa manière un peu d'humour décalé à la série, avec une mention spéciale pour le génialement déjanté Takeomi.


Uramiya et sa fine équipe.


La nourriture préférée de Jôhôya: les croquettes pour chien.


T'en veux?


Shû, le bellâtre tête-à-claques de service.


Irrésistible!


Ou presque: là, il vient de se prendre son tout premier râteau.


Rina, à côté de qui Calimero est un heureux veinard.


A gauche: Takeomi. A droite: la réaction habituelle de ceux qui le croisent.


Sa série culte (inédite dans le monde réel): DENNÔ TANTEI K, dont l'acteur principal est incarné par Yûki Kuroda alias Glaive de KAMEN RIDER BLADE.


Tout à coup, un otaku vous offre une poupée.


Un otaku chasse l'autre.


Fight!


Les personnages dans le manga d'origine.


L'auteur a préféré garder l'anonymat.

Malgré les nombreuses précautions qu'elle prend pour dissimuler son existence au monde, allant jusqu'à mettre en garde ses clients contre les graves ennuis de santé qu'eux et/ou leurs proches pourraient connaître si jamais ils parlaient d'elle à quiconque, les agissements d'Uramiya finissent par attirer l'attention de Yadorogi, un policier intègre et idéaliste ayant la curieuse manie de renifler les suspects et les lieux du crime. Aidé de deux assistants successifs qui ne feront pas de vieux os, le policier tentera en vain de démasquer Uramiya, jouant avec elle à un jeu du chat et de la souris où il ne découvre que les indices qu'elle veut bien lui transmettre.


Comme commentaire, j'hésite entre "Cette affaire sent mauvais" et "Cet inspecteur ne manque pas de flair."


Yadorogi tiendrait-il enfin Uramiya?


- Excusez-moi?


- Quoi?


- Heu ... Très jolis cheveux (Réplique authentique).

Tout comme Yadorogi, le spectateur collecte les indices disséminés à travers les épisodes dans l'espoir de découvrir la véritable identité et les motivations d'Uramiya. Alors que la conclusion de la série approche, tout porte à croire qu'Uramiya est en réalité Kiyomi Shinjô, une femme dont la famille a été massacrée sous ses yeux quand elle était enfant. Cependant, quand Yadorogi rencontre enfin Kiyomi dans le dernier épisode, il s'avère que c'était une fausse piste: Kiyomi a beau être un parfait sosie d'Uramiya, elle vit depuis les événements qui l'ont traumatisée dans un établissement spécialisé dont elle ne sort jamais.


Son alibi est solide et sa santé mentale fragile.


Document prouvant qu'Uramiya et Kiyomi sont bien deux personnes distinctes.

Adaptée du manga de Shôshô Kurihara, la série live en 12 épisodes d'URAMIYA HONPO connaîtra un tel succès que ses héros reviendront dans deux téléfilms puis une nouvelle série de 12 épisodes intitulée URAMIYA HONPO REBOOT. Le premier téléfilm, "Monster Family", a pour particularité de proposer deux fins alternatives: dans l'une d'elle, un des personnages principaux de la série trouve la mort, tandis que dans l'autre, il n'est que blessé.


Très réussi, votre cosplay de Ramses II.


Les châteaux de cartes, c'est pour les fauchés!


I WANT MORE MONEY ! (Réplique authentique)

Le deuxième, "Mind Control No Wana", oppose Uramiya à "Sunstone", gourou charlesmansonien de la secte Seifukukyô, et résout la sous-intrigue de Kiyomi Shinjô, expliquant sa ressemblance avec Uramiya et élucidant le massacre de sa famille.


Laissez-moi vous parler de Seifukukyô.


Son gourou charismatique.


Sa nourriture spirituelle.


Son service de réveil.


Ses activités nocturnes.


Et son soucis de l'écologie: les membres assassinés sont réutilisés comme engrais.

La série suivante, URAMIYA HONPO REBOOT, est marquée par plusieurs changements, à commencer par son format: à l'exception d'un "épisode 0" résumant les épisodes précédents, chaque histoire est en deux parties (l'édition DVD permet de visionner les deux épisodes séparément ou compilés en un épisode unique). Changement de ton également car cette nouvelle série est encore plus sombre que l'originale avec une violence plus crue, des situations sexuelles TRES clairement suggérées et une morale plus ambiguë, les cibles pouvant être autant victimes que bourreaux (Chiaru Aoyama dans les épisodes 9-10 en est le meilleur exemple) tandis que les clients paient parfois un lourd tribut pour leur vengeance.


Chaque épisode de la deuxième série débute par le journal télévisé NEWS 24 qui présente des titres en rapport avec l'épisode à venir avant d'être interrompu par un incident technique qui nous fait enchaîner sur le générique, comme si URAMIYA HONPO REBOOT était une série diffusée de façon pirate.


Oh mon Dieu! Il a tué Uramiya! Espèce d'enfoiré!


Ouf! Il s'est trompé et a abattu la cascadeuse qui la double à la place.

Changement de casting enfin. Si dans le rôle de Shû, Terunosuke Takezai avait déjà cédé sa place au nettement plus jeune Kento Ono dans "Mind Control No Wana" (les deux acteurs ont 9 ans d'écart), la seconde série accueille un nouveau Jôhôya qui n'a rien à envier à son prédécesseur. Mais le nouveau personnage le plus important est Shizuka Hoshikage, une journaliste hantée par un événement traumatisant de son enfance qu'elle s'efforce de refouler et qui cherche à prouver l'existence d'Uramiya, prenant ainsi la relève de Yadorogi qui, bien qu'hospitalisé, continue d'apparaître sporadiquement. Tout comme lui, Shizuka paiera cher le fait de s'être intéressée de trop près à Uramiya.


Je l'aurai, un jour. Je l'aurai.


Shizuka mène l'enquête.


N'hésitant pas à visiter des boutiques malfamées ...


... où elle fait des rencontres enrichissantes.


Rappelle-nous pourquoi on te paye, déjà?

Bénéficiant d'intrigues policières aux conclusions aussi surprenantes que teintées d'humour noir, ainsi que de l'humour décalé apporté par les assistants de son héroïne, URAMIYA HONPO sait capter l'intérêt du spectateur qui se demande à chaque fois comment Uramiya va s'y prendre pour punir sa cible tout en se passionnant pour les intrigues en fil rouge consacrées à Kiyomi Shinjô puis à Shizuka Hoshikage. Si la vengeance est un plat qui se mange froid, URAMIYA HONPO est une série à déguster sans modération.



Recontactez-moi quand vous voudrez à nouveau vous venger.

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