ÉPISODES


La saison comporte 6 épisodes de durée variable.

ÉPISODE 1
L'HOMME QUI ÉTAIT LA MORT


Basé sur : Tales from the crypt 17-2
Scénario : Robert Reneau + Walter Hill
Réalisation : Walter Hill
Musique : Ry Cooder
Durée : 27 min

La peine capitale ayant été supprimée dans son état, un bourreau se mue en un justicier tuant par électrocution les assassins qui échappent à la justice. Adapté d'un récit publié dans le premier numéro de Tales From The Crypt (qui s'appelait alors The Crypt of Terror), cet épisode a un petit côté Dexter avant l'heure et un héros plus sympathique que dans l'histoire originelle où il était un fanatique tuant des innocents acquittés à juste titre. Le fait qu'ici, ses victimes méritent leur sort apporte une relative légitimité à ses actions tandis que son habitude de briser le quatrième mur pour s'adresser au spectateur crée une certaine complicité avec lui. Néanmoins, comme on ne voit l'histoire que de son point de vue, on ignore que la police le soupçonne et son arrestation arrive comme un cheveu sur la soupe, tout comme l'échec de son dernier meurtre qui n'a pas d'explication et auquel il manque l'ironie de l'histoire originelle où il était trahi par la même électricité dont il se servait pour ses crimes quand un éclair d'orage révélait sa présence à un policier. Le titre de l'épisode prend des allures prophétiques quand on sait que l'acteur principal, William Sadler, jouera ensuite le rôle de la Mort dans Bill & Ted's Bogus Journey (Les folles aventures de Bill et Ted).

Note : 3,5 / 5
ÉPISODE 2
ET PARTOUT DANS LA MAISON


Basé sur : The Vault of Horror 35-1
Scénario : Fred Dekker
Réalisation : Robert Zemeckis
Musique : Alan Silvestri
Durée : 23 min

Après avoir assassiné son mari un soir de Noël, une femme se retrouve dans l'incapacité de se débarrasser du corps à cause d'un maniaque déguisé en Père Noël qui cherche à s'introduire chez elle et elle ne peut pas non plus alerter la police sans qu'elle découvre le cadavre de son mari. Un huis clos au suspense efficace et avec une anti-héroïne ambivalente qui, bien que meurtrière de son mari, tient sincèrement à sa fille. L'épisode joue souvent la carte du décalage avec les chants de Noël qui précèdent le meurtre violent de la scène d'ouverture et des passages à la limite du cartoonesque aux moments les plus inattendus. On a également droit à des clins d'œil aux auteurs d'EC Comics avec le comté Gaines (pour William Gaines), le sergent Feldstein (pour Al Felstein) et la famille Kamen (Pour Jack Kamen). On notera quand même une incohérence avec un passage où l'héroïne ne peut rentrer chez elle après avoir perdu ses clés alors que ça ne lui avait posé aucun problème quand elle les avait oubliées à l'intérieur quelques scènes plus tôt. Le titre est un extrait du célèbre poème de Noël "A visit from St Nicholas". À noter que ce récit avait déjà été adapté dans le film à sketch de 1972 et que le masque de Père Noël que porte le Crypt-Keeper dans la scène d'intro est une référence à la BD originelle dont le narrateur, le Vault-Keeper, portait le même déguisement.

Note : 4,5 / 5
ÉPISODE 3
DÉTERREZ CE CHAT ... IL EST VRAIMENT PARTI


Basé sur : The Haunt of Fear 21-2
Scénario : Terry Black
Réalisation : Richard Donner
Musique : Nicholas Pike
Durée : 29 min

Après s'être fait greffé une glande de chat le dotant de neuf vies, un SDF utilise son immortalité limitée pour devenir riche et célèbre en mourant et revenant à la vie sur scène sous l'identité d'Ulric The Undying. Doté d'une excellente chute, cet épisode est riche en humour noir à travers les mises à mort de son héros, suffisamment variées pour éviter la répétitivité et qui dénoncent la fascination morbide de son public qui adore le regarder passer de vie à trépas quand il ne participe pas activement à sa mise à mort pour le fun.

Note : 4 / 5
ÉPISODE 4
SEULEMENT PROFOND COMME LE PÊCHÉ


Basé sur : The Haunt of Fear 24-2
Scénario : Fred Dekker
Réalisation : Howard Deutch
Musique : Jay Ferguson
Durée : 28 min

Une prostituée croit réaliser un marché de dupe en mettant sa beauté en gage pour 10 000 $ mais comprend son erreur en se mettant à vieillir à vue d'œil une fois expirée la date limite pour la récupérer. Malgré une bonne chute, l'histoire est téléphonée à cause d'indices trop évidents. Le titre est un jeu de mot sur l'expression "Beauty is only skin deep" = "La beauté est seulement profonde comme la peau" = "La beauté n'est qu'apparente" qui remplace Skin (Peau) par Sin (Pêché).

Note : 3,5 / 5
ÉPISODE 5
MON AMOUR, REVIENS ME HACHER


Basé sur : The Haunt of Fear 19-2
Scénario : Michael McDowell
Réalisation : Tom Holland
Musique : Joe Renzetti
Durée : 30 min

Une panne de voiture oblige un couple de jeunes mariés à passer leur nuit de noce dans une maison abandonnéeun couple de fantômes rejoue un crime passionnel. L'intrigue est classique mais rondement menée. Cependant, il s'agit de l'épisode le plus long de cette saison et, en tant que tel, il a un rythme assez lent, au point que pendant les deux premiers tiers, on se demande si on n'est pas en train de regarder un téléfilm érotique. On notera que cette adaptation fait du héros un aventurier voulant tuer son épouse pour hériter de sa fortune afin de rendre son sort final mérité par rapport à l'histoire originale où il était une victime innocente. Le titre est un jeu de mot sur "Lover come back to me" = "Mon amour, reviens vers moi", une chanson de 1928 écrite par Oscar Hammerstein et composée par Sigmund Romberg, qui remplace Back (Retour) par Hack (Hacher).

Note : 3 / 5
ÉPISODE 6
COLLECTION COMPLÉTÉE


Basé sur : The Vault of Horror 25-4
Scénario : Battle Davis + Randolph Davis + A. Whitney Brown
Réalisation : Mary Lambert
Musique : Nicholas Pike
Durée : 28 min

Alors qu'il se cherche un hobby pour occuper ses vieux jours, un retraité est rendu fou par l'obsession de son épouse pour les animaux. Un épisode très drôle aux faux airs de sitcom. À l'inverse du précédent, le héros est cette fois plus sympathique que dans l'histoire originale où il était un sadique prenant plaisir à tourmenter sa femme. Autre différence de cette adaptation: son hobby n'est révélé que dans le dernier acte, rendant la conclusion moins téléphonée.

Note : 4 / 5



MOYENNE ≈ 3,7 / 5