Année : 2006
Genre : L'appart de nos rêves

Série disponible sur : Amazon, Cdjapan, Yesasia, Yahoo Auctions.
Intermédiaires pour acheter sur Yahoo Auctions : Buyee, Celga, Zenmarket.



LA SÉRIE


Mon premier est un salaryman frustré et rêveur qui a souvent du mal à différencier ses fantasmes de la réalité. Mon deuxième est une aspirante actrice candide trop sexy pour son propre bien. Mon troisième est un appartement convoité par les deux. Mon tout est une comédie romantique loufoque teintée d'érotisme sous forme de série télévisée adaptée de son propre manga par Shôko Kashida.


Non mais, dites donc! Vous pourriez attendre qu'on ait fini de se maquiller avant de commencer à lire!

Employé dans une entreprise fabriquant des articles de sport et marié depuis 4 ans à une épouse acariâtre et narcissique, Kôichi Misawa a de grands besoins d'évasion et se laisse convaincre par trois de ses collègues de louer un appartement commun où ils pourraient se rendre à chaque fois qu'ils ont envie de s'isoler pour pouvoir faire ce dont ils ont envie, une "seconde maison" en somme.


Entre son épouse ...


... et son patron ...


... étonnez-vous que Kôichi ait les nerfs qui craquent!


Chaque épisode se termine par un commentaire de Kôichi apparaissant à l'écran.

Malheureusement, immédiatement après que Kôichi ait signé les papiers de l'appartement, coiffant ainsi au poteau l'aspirante actrice Aki Nakajima qui le convoitait également, un de ses collègues / colocs est hospitalisé à la suite d'un accident et ne peux plus participer au loyer qui devient du coup trop onéreux pour les autres qui doivent donc renoncer au dernier moment à l'appartement de leurs rêves. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, l'appartement revient donc par défaut à Aki qui, persuadée que Kôichi y a renoncé pour lui faire plaisir, l'invite chez elle pour le remercier.


- Bonjour, je viens pour l'appart.
- Trop tard, le monsieur a dit "Prem's!"


Du coup, Aki est contrariée.


Mais finalement, le monsieur lui laisse l'appart.


Du coup, Aki nage dans le bonheur.


Elle invite donc Kôichi chez elle pour le remercier.


Ben oui, c'est soirée cosplay. On te l'avait pas dit?

D'abord simples amis, ils vont rapidement tomber amoureux et la série va ensuite tourner autour de la question "quand vont-ils franchir le pas?" Et ce ne sont pas les contretemps qui vont manquer: amies débarquant à l'improviste dans l'appart, Kôichi s'imaginant qu'Aki voit un autre homme ou redoutant que leur liaison fasse la une de la presse à scandale quand il n'est pas victime de "problèmes techniques", Aki qui le plaque en apprenant qu'il est marié ou ne veut simplement pas être vue dans les sous-vêtements embarrassants qu'elle porte ce jour-là, producteur exigeant qu'elle rompe pour le bien de sa carrière, etc.


Si Kôichi ne se décide pas rapidement à franchir le pas ...


... il en sera au même point dans 10 ans, c'est-à-dire il y a 3 ans au moment où est rédigé cet article.


La bague au doigt.

Le héros de cette série est donc un obsédé sexuel dont l'objectif est de tromper sa femme avec une actrice de 11 ans sa cadette et toute la difficulté du scénario est de le rendre malgré tout sympathique aux yeux du spectateur, ce qu'il réussit parfaitement à faire. Déjà, tout obsédé qu'il soit, Kôichi est bien moins pervers que ses collègues et paraît même presque normal par comparaison. Et surtout, on a plus d'une fois l'occasion de constater que c'est un type bien qui aime sincèrement Aki au-delà d'une simple attirance physique: malgré la tentation, il n'abuse pas de la situation quand elle est profondément endormie après une soirée arrosée alors qu'un collègue de sa troupe de théâtre aura bien moins de scrupules quand il sera confronté à la même situation (Il se défendra par la suite en disant qu'il ne l'a pas agressée mais a juste essayé. Comme si c'était mieux!), et quand celle-ci est sur le point de tourner contre son gré dans un film porno après avoir répondu à une annonce piège, Kôichi brave l'ire de son patron en quittant une réunion de travail pour voler à son secours.


Ciel, l'agresseur d'Aki!


Ciel, le producteur d'Aki!


Ciel, le voisin d'Aki!


Une chose en entraînant une autre, ça s'est terminé comme ça.

Quant à son épouse Keiko, son caractère acariâtre et narcissique font qu'on comprend que Kôichi soit tenté par une relation extraconjugale. Néanmoins, le scénario évite de trop sombrer dans le manichéisme et son sale caractère s'adoucit considérablement dans le dernier quart de la série, nous faisant comprendre que, même s'ils n'étaient clairement pas faits pour vivre ensemble, elle aime sincèrement son mari à sa manière.


Si leur liaison s'ébruitait ...


... l'épouse de Kôichi risquerait de ne pas apprécier ...


... et son patron encore moins.


Pour éviter ça, on va faire disparaître les preuves.


Inutile: quelqu'un finira quand même par trouver la clé du mystère.

Plus bizarre, en revanche, est le personnage de leur enfant dont je ne vous ai pas encore parlé. Enfin, quand je dis "personnage" ... On entend brièvement pleurer un bébé au début du premier épisode et c'est tout. Oui, je dis bien "tout": on ne le voit jamais et personne ne mentionne son existence durant le reste de la série. C'est tout juste si on remarque parfois dans le décor des jouets qui ne sont même pas adaptés à un enfant en bas âge. D'où la question: pourquoi avoir ajouté ce personnage? Pour que le héros ait une raison valable de ne pas divorcer? C'est très mal fait, alors, car non-seulement les spectateurs qui auraient manqué ce court passage ignoreront jusqu'au bout que les Misawa ont un enfant, mais en plus, ils passent pour les pires parents du monde aux yeux des autres, étant donné qu'on ne les voit jamais s'occuper de leur progéniture.


Si Keiko se retourne, c'est le divorce assuré.

Quant aux autres personnages de la série ... Hé bien, pour faire simple, disons que ceux dont je viens de parler sont les seuls à peu près normaux: les collègues de Kôichi semblent tous s'être échappés d'un hôpital psychiatrique, tandis que les collègues et voisins d'Aki ne sont pas tristes non plus.


Les collègues de Kôichi: Tanaka, Sudô et Katayama.


Cette secrétaire est une rebelle: elle fume devant un panneau d'interdiction!


Et alors? Nous aussi, on est des rebelles!


Born to be wild!


Ne vous fiez pas à la tête de tueur psychopathe du voisin d'Aki, il est très sympa en fait.


Sa compagne est légérement exhibitionniste sur les bords.


Document prouvant qu'il lui arrive parfois de s'habiller.


Chut! Vous n'avez rien vu, d'accord?

Mais les personnages les plus atypiques sont les Bôsô Ladies, c'est à dire les fantasmes de Kôichi et de ses collègues qui ont carrément une vie propre: elles semblent au courant de choses qu'ignorent leurs "créateurs", se réunissent parfois pour discuter entre elles et il leur arrive même de faire grève!


La Bôsô Lady de Sudô est son actrice porno préférée, nao., qui joue donc son propre rôle.


Celle de Katayama est une dominatrice blonde qui lui parle en Anglais.


Quant à celle de Tanaka, elle correspond à ses critères de beauté.


Enfin, celle de Kôichi est une cosplayeuse.


Sexy en diable.


La même en mode Jeanne d'Arc (sic).


Ah ben, si ses collègues s'y mettent aussi.


Kôichi ayant souvent du mal à distinguer ses fantasmes de la réalité ...


... ça aboutit parfois à des situations embarrassantes.


Réunion de crise chez les fantasmes.


Mais qu'est-ce que tu fais dans mon fantasme, toi?

Vous l'aurez probablement remarqué sur les images illustrant cet article, cette série ne s'adresse clairement pas à un jeune public, les allusions sexuelles y sont omniprésentes et les scènes de nu très fréquentes (d'ailleurs, rien que pour jouer les personnages réguliers, on trouve déjà trois actrices de X).


Il a dit "actrices de X"?


Silence, on tourne.


Ben quoi? Vous n'avez jamais vu un salaryman et une infirmière à un karaoké?

Néanmoins, pour ceux qui ont l'âge de la regarder, c'est une série très fun racontant une histoire d'amour touchante entre ses deux sympathiques personnages principaux qui semblent vraiment faits l'un pour l'autre, au point qu'on est triste pour eux quand ils sont finalement obligés de se séparer, Aki partant poursuivre sa carrière à l'étranger en compagnie de Bengal (un célèbre acteur japonais qui joue ici son propre rôle) tandis que Kôichi reste auprès de son épouse. Néanmoins, c'était la conclusion naturelle d'une telle histoire.


Ciel, une guest-star!


Ciel, un fan collant!


Vade retro!


Mais bien sûr que si, ils sont à New York: il y a une statue de la liberté à l'arrière-plan.


Sur ce, au revoir.



BILAN


Concept = 3,5 / 5
Bien qu'il s'agisse d'une comédie romantique comme il en existe déjà énormément, la série se distingue de ses consœurs par son érotisme soft et surtout par son humour loufoque et sa façon de mélanger fantasme et réalité.



Scénario (Intrigue globale) = 3,5 / 5
Prenante et mouvementée, bien que pas vraiment originale puisqu'il s'agit d'une love story entre deux personnes qui tentent de se mettre ensemble malgré les obstacles réels ou imaginaires qui se dressent sur leur route.



Scénario (Episodes) = 3,8 / 5
L'intrigue avance assez lentement durant la première moitié pour s'accélérer nettement dans les épisodes suivants, alors que Kôichi et Aki commencent effectivement leur liaison et que le personnage de Mikio Shouji arrive dans la série. (Voir la section épisodes pour plus de détails)



Humour = 4,5 / 5
Reposant sur les personnalités extravagantes des personnages, leurs difficultés à distinguer leurs fantasmes de la réalité et les situations embarrassantes qui en découlent, ainsi que certains bruitages, textes apparaissant à l'écran et autres effets visuels, l'humour est un gros point fort de la série, même s'il s'agit d'un humour typiquement japonais qui ne plaira pas forcément à tous les spectateurs.



Héros = 4 / 5
Le couple formé par Kôichi et Aki est un autre point fort de la série. Les deux personnages sont terriblement attachants et on sent qu'ils sont faits l'un pour l'autre au point d'avoir envie de les voir finir ensemble (et donc, de suivre la série pour savoir s'ils vont y arriver) et d'être triste pour eux quand ils sont finalement obligés de se séparer.



Personnages réguliers = 3,4 / 5
Si quelques uns sont très stéréotypés (le patron irascible, l'épouse acariâtre (qui a au moins le mérite d'évoluer au cours de la série)) quand ils ne sont pas transparents voire inutiles (On aurait pu supprimer les personnages de Jun Okabe et surtout de l'enfant des Misawa sans que ça affecte l'histoire), la plupart sont sympathiquement farfelus et ont au moins un trait de personnalité qui les rend mémorables.



Personnages secondaires = 2,9 / 5
Si on excepte Mikio Shouji qui est le seul personnage sérieux de toute la série en plus de jouer un rôle clé dans l'intrigue, ils ont tous un côté farfelu, que ce soit par leur personnalité ou le jeu de leur interprète. Cela contribue à l'humour de la série mais comme on ne les voit pas assez pour les développer (y compris Miyuki, Kana et Eriko qui apparaissent pourtant dans plusieurs épisodes), ils en deviennent très unidimensionnels.



Casting = 4,5 / 5
Les acteurs font un très bon travail, arrivant à rendre leurs personnages aussi touchants dans les moments sérieux qu'hilarants dans ceux humoristiques, en alternant sans peine entre jeu sérieux et mimiques et gestes outranciers.



Musique = 4 / 5
五十嵐 由美 (Igarashi Yumi (J'ai un doute sur son prénom qui a plusieurs prononciations possibles)) signe des musiques d'ambiance très agréables.



Génériques = 3,9 / 5
Le générique de début est assez sympathique, avec une chanson agréable (夜汽車 ライダー (Yogisha rider) = Conducteur de train de nuit par 20th Century) et l'origine dessinée de la série rappelée par les personnages principaux qui apparaissent à partir de dessins et par les graffitis ajoutés sur les scènes où Kôichi et Aki courent dans la rue en se déshabillant. (4 / 5)


Celui de fin est accompagné du tout aussi agréable Precious de TRF et montre également Kôichi et Aki (ainsi que les collègues du premier) en train de courir dans la rue jusqu'à ce qu'Aki se transforme en Keiko et que Kôichi détale à toute jambe avant de tomber à terre. Bizarrement, la tenue de ce dernier change sans raison entre le début (où il porte la même tenue qu'à la fin du générique de début) et la fin de la séquence (où il est en jogging). (3,8 / 5)




NOTE FINALE = 15,2 / 20



Toku-Actrice(s) :