ÉPISODES


La saison 2 comporte un pilote de 1h13 et 21 épisodes de 48 minutes.

PILOTE
THE NEW ADVENTURES OF WONDER WOMAN

Note : 3,8 / 5

L'histoire se répète quand un avion transportant le fils de Steve Trevor et plusieurs scientifiques échoue sur Paradise Island à la suite d'une tentative de détournement, un incident qui convainc Wonder Woman de retourner aux États-Unis pour lutter contre les menaces du monde moderne (par moderne, j'entend évidemment l'époque de diffusion de la série) et son premier adversaire est le Dr Solano, un savant fou qui souhaite détourner des matériaux nucléaires destinés à la construction d'une centrale dans le but de déclencher une série de conflits qui lui permettraient d'unifier ensuite les différents pays sous son autorité. Malgré un premier ennemi plutôt banal, c'est un bon pilote qui fait le lien avec la série précédente et nous présente ses nouveaux personnages récurrents.
ÉPISODE 1
ANSCHLUSS '77

Note : 4 / 5

Diana Prince et Steve Trevor partent en mission à San Rafael, capitale du San Cordova, où se serait réfugiés d'anciens Nazis qui travailleraient sur un projet baptisé "Anschluss '77", consistant à ressusciter Adolf Hitler par clonage. Opposer Wondy à d'anciens Nazis réfugiés en Amérique du Sud est une continuation logique de la première saison et l'intrigue qui mêle espionnage et science-fiction est assez bien ficelée, bien qu'elle paraisse datée plus de 40 ans plus tard. Les plus observateurs remarqueront qu'au début du dernier plan de la scène où Wonder Woman affronte un tank, on la voit très brièvement tenir un canon tordu, impliquant qu'une scène coupée la montrait le tordre à mains nus. Dommage qu'à cette époque lointaine où les DVDs n'existaient pas , on ne conservait pas les scènes coupées car j'aurais bien aimé voir ça.
ÉPISODE 2
THE MAN WHO COULD MOVE THE WORLD

Note : 4,9 / 5

Persuadé que Wonder Woman a tué son frère durant la seconde guerre mondiale, Takeo Ishida espère se venger d'elle à l'aide d'un amplificateur mental qui lui confère des pouvoirs télékinétiques. Un très bon épisode qui, comme le précédent, fait le lien avec la saison précédente (avec toutefois une petite incohérence visuelle puisque dans le flashback se déroulant durant la guerre, Wonder Woman porte sa tenue moderne que sa mère n'a fabriquée que juste avant son retour aux États-Unis) et qui n'hésite pas à rappeler l'attitude peu glorieuse des États-Unis envers leurs citoyens d'origine japonaise durant la guerre, tout en opposant Wonder Woman a un méchant fourvoyé dont les retrouvailles avec son frère dans l'épilogue font réellement chaud au cœur.
ÉPISODE 3
THE BERMUDA TRIANGLE CRISIS

Note : 3 / 5

Pour sa nouvelle mission, Wonder Woman est confrontée à un dilemme car si elle neutralise Raymond Manta, un criminel qui a établit sa base d'opérations dans le Triangle des Bermudes et détruit tout appareil s'aventurant dans son territoire, le gouvernement américain pourra installer dans cette zone un centre de recherche nucléaire qui mettrait en péril Paradise Island situé à proximité. Une intrigue classique qui introduit le costume de plongée de Wondy mais souffre de diverses facilités scénaristiques: Steve Trevor et Diana Prince atterrissent pile-poil sur l'île où se trouve Manta après qu'il ait abattu leur avion, ils trouvent des uniformes en train de sécher juste quand ils ont besoin de se déguiser et personne ne tire sur Diana quand elle s'évade de sa cellule alors que ses poursuivants ont leurs armes à la main.
ÉPISODE 4
KNOCKOUT

Note : 1,1 / 5

Diana Prince se rend à Los Angeles en apprenant la disparition de Steve Trevor qui s'y était rendu pour des vacances. Ce dernier a été enlevé par Carolyn Hamilton, une ancienne policière à qui il avait autrefois sauvé la vie mais qui fait désormais partie d'un groupe terroriste d'extrême-gauche appelé le Movement (peut-être inspiré de la Symbionese Liberation Army, active de 1973 à 1975). L'intrigue est lente est peu intéressante et pire, la résolution de la prise d'otage du dernier acte a lieu hors champ sans que l'héroïne y participe, trop occupée à raisonner Carolyn. Ajoutez à cela que l'identité du leader du Movement n'a rien de surprenant (le personnage n'apparaît auparavant que dans une courte scène où il est introduit mais ne sert à rien, donc évidemment que c'est lui, le mystérieux leader dont on nous cache le visage à chaque apparition) et que le scénario recycle la sous-intrigue de l'enfant muet qui retrouve la parole qu'on avait déjà vu dans la saison 1 mais qui est ici totalement inutile. Tous ces énormes défauts sont d'autant plus déplorables qu'à travers le personnage anti-manichéen de Carolyn, l'épisode aborde un sujet important et toujours d'actualité: celui d'une personne bien intentionnée qui se laisse embrigader dans le terrorisme idéologique par des individus dont les vrais objectifs sont bien différents de ceux qu'ils affichent.
ÉPISODE 5
THE PIED PIPER

Note : 4 / 5

Diana Prince et Joe Atkinson se rendent à Los Angeles pour enquêter sur une série de vols commis durant les concerts de Hamlin Rule à l'aide d'une arme sonique capable de désintégrer les métaux, une affaire dans laquelle se retrouve impliquée la propre fille d'Atkinson, Elena, groupie du chanteur. Un épisode sympathique qui oppose Wonder Woman à un supervilain plus pathétique que vraiment malfaisant et qui aborde le thème du conflit de générations à travers la relation entre Joe et sa fille.
ÉPISODE 6
THE QUEEN AND THE THIEF

Note : 3,5 / 5

Diana Prince et Steve Trevor infiltrent l'ambassade du Malakar après avoir découvert que le célèbre voleur Evan Robley a l'intention d'y voler les bijoux royaux. Leur mission s'annonce d'autant plus difficile que ce dernier a gagné la confiance de la reine Kathryn en se faisant passer pour un agent de l'I.A.D.C.. Un bon épisode dont le point d'orgue est la scène du cambriolage que Wonder Woman effectue suspendue au plafond par le pied pour éviter d'activer un système de sécurité mortel. Il souffre cependant d'une grosse faille logique, le stratagème du commanditaire de Robley n'ayant aucun sens: afin de pousser la reine à abdiquer en volant ses bijoux, il engage Robley pour dérober ... les copies par lesquelles il a remplacé les vrais bijoux après les avoir lui-même volés!
ÉPISODE 7
I DO, I DO

Note : 1,5 / 5

En enquêtant sur une série de fuites concernant d'importants politiciens, l'I.A.D.C. découvre que leurs épouses fréquentent toutes le même centre de remise en forme. Diana Prince et un membre haut placé de la Maison Blanche se font donc passer pour un couple en lune de miel afin de résoudre cette affaire. L'épisode se laisse regarder mais l'adversaire manque d'envergure et encore plus de réalisme (un directeur de centre de remise en forme qui utilise le massage pour hypnotiser ses clientes pour leur faire répéter les conversations entendues lors des réceptions de leurs époux, sans compter que Diana se révèle immunisée contre son massage hypnotique sans autre justification que le fait que ça arrange le scénariste). C'est d'ailleurs le seul épisode où Wonder Woman n'a pas à utiliser ses bracelets ou son lasso. Pire, elle ne capture aucun criminel, le seul à ne pas être arrêté hors-champ étant neutralisé par son "mari" sans qu'elle ait eu besoin d'intervenir.
ÉPISODE 8
THE MAN WHO MADE VOLCANOES

Note : 2,1 / 5

Un scientifique ayant mis au point un rayon capable de provoquer des éruptions volcaniques veut utiliser son invention pour obliger les nations du monde à renoncer à leur armement mais son plan pourrait bien avoir l'effet inverse car les deux premiers pays qu'il a ciblé pour sa démonstration, la Chine et l'URSS, sont persuadés que le gouvernement américain est derrière cette attaque et envoient chacun deux de leurs agents pour enquêter. Si le message anti-guerre est louable, surtout en pleine guerre froide, il est quelque peu gâché par les énormes stéréotypes associés aux agents chinois et soviétiques, sans parler des projets de mariage des deux agents chinois qui sortent de nulle part dans la conclusion (l'agent féminin semble même avoir carrément changé de personnalité sans aucune explication). Cet épisode comporte également une incohérence de taille: le savant mentionne en effet le fait qu'il a déjà rencontré Diana Prince il y a deux ans ... alors qu'elle n'était pas encore revenue aux États-Unis. De même, aussi badass soit-elle, la scène où Wonder Woman bloque le rayon avec son corps est invraisemblable car elle n'est pas censée être invulnérable et qu'elle pouvait très bien le faire avec ses bracelets.
ÉPISODE 9
MIND STEALERS FROM OUTER SPACE (1)

Note : 4 / 5

L'extraterrestre Andros sollicite l'aide de Wonder Woman pour capturer les Skrills, des criminels extraterrestres qui volent les esprits de leurs victimes pour les vendre au plus offrant. Ils ne disposent que de 6 jours pour accomplir leur mission, sans quoi le Conseil Planétaire devra recourir à la décontamination, un procédé qui détruirait l'esprit des Skrills mais rendrait également fou 1 humain sur 2 000. Un double épisode dont le scénario évoque les vieux films de SF et qui est donc un peu désuet mais sympathique. Au passage, je soupçonne fort le fait d'avoir fait de cet Andros le fils de celui que rencontrait Wonder Woman dans la saison 1 (également dans les épisodes 9 et 10. Coïncidence?) d'être une idée de dernière minute pour expliquer le changement d'acteur.
ÉPISODE 10
MIND STEALERS FROM OUTER SPACE (2)

Note : 4 / 5

Suite toute aussi sympathique de l'épisode précédent où la situation devient de plus en plus critique alors que l'échéance de la décontamination approche de son terme tandis que les Skrills continuent de multiplier les victimes, dont Andros. Cet épisode marque également le retour de l'ordinateur I.R.A.C. qu'on n'avait pas revu depuis le pilote.
ÉPISODE 11
THE DEADLY TOYS

Note : 4 / 5

Des scientifiques qui travaillaient sur une arme redoutable sont enlevés les uns après les autres et remplacés par des androïdes à leur image. L'enquête de Diana Prince la conduit à Orlich Hoffman un fabriquant de jouets moins inoffensifs qu'ils en ont l'air. Le fabriquant de jouets meurtriers est une figure récurrente des supervilains de comics et cet épisode nous en offre une très bonne version live, bien aidé par la savoureuse prestation de Frank Gorshin à qui on devait déjà le génial Riddler du Batman des 60s. Cerise sur le gâteau: un combat entre une vraie et une fausse Wonder Woman, même si on voit ensuite venir gros comme une maison que la vraie en a profité pour prendre la place de l'impostrice.
ÉPISODE 12
LIGHT-FINGERED LADY

Note : 3,5 / 5

Diana Prince se fait passer pour la cambrioleuse Lil Thaxton pour infiltrer le gang du célèbre voleur Anton Caribe qui a l'intention de conclure sa carrière sur un coup d'éclat en dérobant la fortune mal acquise de son rival, Sutton. Un épisode à l'ambiance "film de casse" assez bien ficelé mais légérement décevant du fait que les capacités surhumaines de Wonder Woman y sont peu ou pas mises à contribution, au point qu'elle n'intervient même pas dans l'arrestation du gang de Caribe dans la conclusion.
ÉPISODE 13
SCREAMING JAVELIN

Note : 1,8 / 5

Le dictateur mégalomane Marion Mariposa enlève des sportifs d'élite pour constituer une équipe qui représentera sa nation aux prochains jeux olympiques. Un antagoniste et une histoire aussi loufoques l'un que l'autre et qui auraient pu fonctionner dans une série très second degré comme le Batman des 60s mais qui sont beaucoup trop décalés par rapport au style habituel de cette série. Sans parler du twist ultra-prévisible de Lois qui travaille en fait pour Mariposa.
ÉPISODE 14
DIANA'S DISAPPEARING ACT

Note : 1,8 / 5

Cagliostro, un célèbre illusionniste, semble avoir découvert un moyen de transformer le plomb en or. L'intrigue de cet épisode n'est malheureusement pas très intéressante et c'est dommage car il exploite bien les possibilités offertes par le thème de criminels illusionnistes. Il se révèle même doublement frustrant. D'abord, parce qu'après avoir vu Cagliostro transmettre un faux message à Diana Prince pour l'attirer dans un piège, on la retrouve ensuite en Wonder Woman arrivant à son repaire, impliquant qu'une scène entière a été coupée au montage. Ensuite et surtout parce que lorsque arrive enfin le moment du face à face entre Wonder Woman et Cagliostro après tout un build up qui nous l'a présenté comme un redoutable adversaire ... il se contente de disparaître dans un nuage de fumée! Et ne parlons pas de l'incohérence de Wonder Woman qui est censée s'être plusieurs fois opposée aux projets des ancêtres de Cagliostro ... alors qu'elle n'a adopté cette identité qu'en 1942!
ÉPISODE 15
DEATH IN DISGUISE

Note : 3 / 5

Diana Prince est chargée de surveiller l'industriel Carlo Amadeo Ricardo Indrezzano après avoir découvert qu'un tueur spécialiste du déguisement était chargé d'éliminer un certain "C.A.R.I." Malgré la bonne idée de faire du commanditaire un proche de Carlo, la fausse piste ne fonctionne pas et on devine aisément qui est la véritable cible. On appréciera cependant que la dyslexie qui en est à l'origine soit suggérée suffisamment à l'avance pour que le twist ne semble pas sortir de nulle part. On reprochera aussi le sous-texte féministe un peu lourd (l'ex-tueuse à gage qui déplore d'être reléguée au rang de secrétaire à cause de son genre, le dragueur macho Carlos qui estime impossible qu'une femme ait pu lui sauver la vie) et le manque de cohérence des pouvoirs de Wondy qui attrape un projectile à main nue au lieu de le bloquer avec ses bracelets avant de parcourir 75 km à pied en moins de 4 minutes, deux capacités qu'elle n'utilise que dans cet épisode. Tout cela est d'autant plus dommage que, malgré ses défauts, l'épisode se laisse regarder et réussit souvent à instaurer un bon suspense.
ÉPISODE 16
I.R.A.C. IS MISSING

Note : 4 / 5

I.R.A.C. n'a décidément pas de chance! Après avoir échappé à une tentative de meurtre dans l'épisode précédent, il est cette fois enlevé par William Havitol, un savant fou qui ambitionne de conquérir le monde grâce à sa maîtrise des ordinateurs. Rover fait sa première apparition dans cet épisode très orienté SF. Années 70 obligent, cette SF paraît un peu datée et kitsch aujourd'hui mais cela confère à l'ensemble un certain charme et le côté hacker avant l'heure d'Havitol en fait un supervilain très en avance sur son époque.
ÉPISODE 17
FLIGHT TO OBLIVION

Note : 1,5 / 5

Diana Prince et Steve Trevor infiltrent une base aérienne militaire pour élucider une série de sabotages commis par des officiers au dessus de tout soupçon qui n'en ont ensuite aucun souvenir. L'histoire est malheureusement peu intéressante et n'exploite pas assez les possibilités dramatiques offertes par un ennemi adepte de l'hypnose (On aurait pu, par exemple, avoir une situation où Wonder Woman aurait été obligée de neutraliser un Steve Trevor sous hypnose, ou alors Wondy elle-même qui se serait faite hypnotiser et aurait dû trouver un moyen de rompre son conditionnement). Au final, l'épisode est surtout remarquable par le nombre conséquent de plans et séquences où Lynda Carter est remplacée par sa doublure Kitty O'Neil.
ÉPISODE 18
SEANCE OF TERROR

Note : 3 / 5

Les participants à un important sommet sur la paix disparaissent successivement après avoir rencontré un enfant qui prétend pouvoir contacter leurs proches disparus. Accusée de négligence dans cette affaire, Diana Prince est suspendue et doit donc poursuivre son enquête en cachette de ses supérieurs. Un épisode à l'intrigue simple mais correcte.
ÉPISODE 19
THE MAN WHO WOULDN'T TELL

Note : 4 / 5

Après avoir provoqué une gigantesque explosion sur son lieu de travail, Alan Akroy, un homme de ménage particulièrement gaffeur est traqué par deux entreprises rivales qui veulent lui arracher la formule de l'explosif qu'il a accidentellement trouvé. Un épisode particulièrement fun, en particulier grâce à la personnalité complètement déjantée du personnage d'Alan.
ÉPISODE 20
THE GIRL FROM ILANDIA

Note : 4 / 5

Le magnat de la presse Simon Penrose recueille Tina, une jeune fille trouvée dérivant sur un radeau. Wonder Woman découvre qu'elle vient du monde parallèle d'Ilandia et est traquée par Bleaker, un savant criminel qui souhaite utiliser ses talents spéciaux pour ses funestes activités. Cet épisode, qui retrouve l'ambiance superhéroïque qui faisait un peu défaut à la série, était conçu comme un pilote pour un spinoff qui ne vit finalement pas le jour, ce qui n'est peut-être pas si mal car même si l'intrigue est très touchante et si Tina/Amadonna aurait pu faire un bon personnage récurrent de Wonder Woman, elle n'avait pas le potentiel nécessaire pour soutenir une série centrée sur elle.
ÉPISODE 21
THE MURDEROUS MISSILE

Note : 3,9 / 5

Victime d'une tentative de carjacking alors qu'elle se rendait sur le site du test d'un missile guidé par la pensée, Diana Prince se retrouve bloquée dans une ville dont les habitants ont tous un comportement étrange. Wonder Woman étrenne sa tenue de motocycliste dans cet épisode à l'intrigue efficace qui réussit parfaitement à instaurer une ambiance un peu paranoïaque où Diana comme le spectateur ne savent pas à qui ils peuvent réellement se fier, le personnage en apparence le plus innocent et inoffensif se révélant même être le plus dangereux du lot. Un seul reproche: l'évasion de son seul allié Mac McDonald à l'aide d'un matériel caché dans le mur de sa cellule est beaucoup trop invraisemblable.



MOYENNE = 3,2 / 5