Année : 1992
Genre : Animaux post-préhistoriques.
Durée: 50 épisodes de 20 minutes.

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Zyuranger est la première série de sentai à avoir eu l'honneur douteux d'être "powerrangerisée" par les américains, et donc la première dont furent privés les spectateurs français. C'est d'autant plus dommage qu'elle apportait de nombreuses innovations à la franchise. Rien d'étonnant donc à ce que les fans français de tokusatsu éprouvent une certaine animosité envers les Power Rangers.


Sus aux Power Rangers, ces vils usurpateurs!

Une influence généralement admise de Zyuranger est Jurassic Park, le roman de Michael Crichton dont l'adaptation par Steven Spielberg était alors en cours de tournage. Ainsi, l'écriture phonétique japonaise de Zyuranger est "jûrenjaa", contraction de "jûrashiiku" (jurassic) et "renjaa" (ranger), mais ce titre s'écrit aussi 獣連者, ce qu'on peut traduire par "personnes qui se joignent aux bêtes". Les "bêtes" en question sont des animaux préhistoriques, chaque Zyuranger étant basé sur l'un d'eux: tyrannosaure, mammouth, tricératops, smilodon et ptéranodon. L'équipe est d'ailleurs surnommée "l'escadron des dinosaures" bien que le mammouth et le smilodon soient des mammifères et sont même apparus bien après l'extinction des trois autres.


Par contre, ils n'ont pas les moyens de Steven Spielberg. Alors, pour les dinosaures, il faudra se contenter de ça.


Et maintenant, pour 10 points, à part les dinosaures, quelle est l'autre principale source d'inspiration de Zyuranger?

La série puise également beaucoup dans le vivier des contes et légendes. Déjà, la plupart des ennemis des Zyurangers sont basés sur des mythes ou des créatures légendaires, mais il arrive aussi que certains épisodes comportent des références évidentes à des contes célèbres, comme le 13 où, telle Blanche Neige, une des héroïnes est victime d'une pomme empoisonnée, ou le 34 dans lequel une innocente victime tombe dans le même piège que la Belle Au Bois Dormant. De même, de nombreux épisodes impliquent une figure imposée des légendes, à savoir une quête ou une épreuve que les héros doivent accomplir, parfois complétement farfelue (Dans l'épisode 8, ils doivent terminer un repas pantagruélique pour obtenir l'aliment qui leur permettra de vaincre un adversaire boulimique).


Le remake japonais de la Belle Au Bois Dormant.


Grâce à ce repère qui figure sur cette carte qui a pourtant été dessinée avant sa construction, je sais que je suis sur la bonne piste.

Il y a d'ailleurs une quête qui sert de fil rouge à la série: celle de deux œufs de Dinosaures préservés dans un coffre magique et qui permettraient à ces animaux de repeupler la Terre. Les Zyurangers (qui veulent les protéger jusqu'à leur éclosion) et leur ennemie jurée Bandora (qui veut les détruire) font donc la course pour les retrouver, mais à chaque fois, ils perdent le coffre qui les contient et il ne leur reste plus qu'à attendre que quelqu'un le retrouve quelques épisodes plus tard.


Il vaudrait mieux pour la cohabitation hommes-dinosaures que ce soient des herbivores.

Plus surprenant, l'influence mythologique contamine même les méchas des héros qui, malgré leur aspect robotique, ne sont pas décrits comme des machines mais comme des créatures vivantes et même, plus précisément, comme des dieux. Le principe des "méchas vivants" a depuis été réutilisé dans d'autres séries de sentai, mais à l'époque, c'était réellement novateur. Malheureusement, cela implique de nombreuses contradictions, notamment le fait que la plupart du temps, ces méchas possèdent leur libre arbitre, agissent indépendamment et sont même doués de parole, tandis qu'à d'autres moments, ils ont besoin d'être pilotés par les héros.


Des divinités très hi-tech.


Existent aussi en version peluche.


Réunion extraordinaire.

Le côté "conte" de la série est renforcée par la première scène du générique, qui nous montre un livre s'ouvrir sur une scène préhistorique, alors que la série se conclue sur un livre se renfermant sur une illustration représentant la scène finale, comme si la saga des Zyurangers était un conte narré dans un livre ancien que lirait le téléspectateur.


Prologue...


... et puis logue.

C'est sans doute pour encore mieux coller à cet aspect "conte" que Zyuranger possède un ton très léger qui tranche avec la relative noirceur des séries précédentes. Il n'y a qu'à voir les méchants principaux qui ne se prennent guère au sérieux, mettent au point des plans tenant plus du Schtroumpf Farceur que de Lex Luthor (par exemple, répandre de la poudre à éternuer ou faire tomber les gens amoureux de n'importe qui (et même pour certains, de n'importe quoi)) et qui suscitent finalement plus le rire que l'effroi. Bien sûr, cela n'exclue pas parfois des histoires plus sombres qui n'en sont que mieux mises en valeur (comme la storyline de Burai sur laquelle nous reviendrons plus loin). Si cet aspect fun paraît aujourd'hui indissociable des séries Sentai, c'est Zyuranger qui l'a introduit, comme le fera plus tard Kamen Rider Den-O pour la franchise Kamen Rider.


Goushi (Mammothranger) aime vraiment beaucoup sa moto.


Au Japon, le conflit des générations prend des proportions inquiétantes.

En plus d'épisodes au schéma classique du style "les méchants mettent au point un plan diabolique impliquant l'usage d'un monstre de la semaine mais les héros le découvrent et le font échouer en détruisant le MDLS au passage", il y a aussi des arcs qui s'étendent sur plusieurs épisodes et qui marquent des changements importants dans la série.


Au moins, pendant qu'ils jouent à faire les statues humaines, je peux lire mon journal tranquille.


ARC 1 – LE REVEIL DES ZYURANGERS (épisodes 1-6)


Zyuranger part du principe que bien avant l'apparition de l'homme sur Terre, n'en déplaise aux paléontologues, il existait déjà une civilisation humanoïde ayant évolué à partir des dinosaures et vivant en harmonie avec ceux-ci, au point de vénérer des dieux protecteurs à leur effigie, les Shugojûs (dieu-bête protecteur). Ainsi, le tyrannosaure était le Shugojû de la tribu Yamato, le mammouth, celui de la tribu Sharma, le tricératops, celui de la tribu Etof, le smilodon, celui de la tribu Daimu et le ptéranodon, celui de la tribu Risia.


Finalement, le Jurassique était bien plus civilisé qu'on le croyait.

Cette civilisation connut une guerre dévastatrice contre la sorcière Bandora qui ambitionnait de détruire le monde. Elle fut finalement vaincue et emprisonnée avec ses serviteurs sur la lointaine planète Némesis, tandis que les meilleurs guerriers des cinq tribus furent placés en animation suspendue pour pouvoir la combattre si elle parvenait à s'échapper. C'était il y a 170 millions d'années, ce qui correspond effectivement au Jurassique. Sauf que... tyrannosaures, tricératops et ptéranodons ont vécu au Crétacé, c’est-à-dire beaucoup plus tard! Et ne reparlons pas du mammouth et du smilodon.


La sorcière Bandora crève l'écran.


Et malpolie, avec ça.


Mais écologiste: elle se déplace en bicyclette volante: un véhicule 100% non polluant.

De nos jours, Bandora est accidentellement libérée par des astronautes explorant Nemesis (le nom aurait pourtant dû leur mettre la puce à l'oreille) et entreprend de reprendre la destruction de la Terre là où elle s'était arrêtée. Pour la contrer, le sorcier immortel Barza réveille donc les cinq guerriers qui deviennent les Zyurangers.


Tiens, si on ouvrait ce truc? Après tout, qu'est-ce qui pourrait se passer de grave?


A question rhétorique, réponse rhétorique.


Les astronautes étaient accompagnés de deux enfants, histoire de respecter les quotas d'innocents à sauver.


Le sorcier immortel Barza prête une oreille attentive à ces événements.


Il est temps de réveiller les Zyurangers. J'espère qu'ils sont du matin.


Debout, là-dedans!


Ah, ça, c'est ballot: je viens de casser la clé dont j'ai besoin pour ouvrir la chambre dans laquelle dort Tyrannoranger.


Mais tu vas t'ouvrir, oui?


Un deux ex machina plus tard (Il y en aura plein dans la série, alors autant vous y habituer dès maintenant), la porte est enfin ouverte.

Les deux premiers épisodes de la série racontent l'évasion de Bandora, le réveil des Zyurangers et leur première bataille. Dans les deux suivants, nos héros partent à la recherche de cinq armes légendaires après que celles qu'ils utilisaient à l'origine aient été détruites. Enfin, les épisodes 5 et 6 leur permettront d'acquérir les Dino-Cristaux, indispensables à la fusion de leurs cinq Shugojûs en un robot géant appelé Daijûjin. On notera qu'à chaque fois, leur quête se double d'un ou plusieurs enfants innocents victimes des manigances de Bandora et qu'il faut sauver.


C'est vraiment de la camelote, nos armes!


Il faut les remplacer par les armes légendaires qui ne se trouvent pas sous le sabot d'un cheval...


... mais dans les cous d'une hydre.


Ah, oui, et s'ils ne les obtiennent pas dans le temps qui leur est imparti, les Zyurangers se changeront en statues de pierre. Sinon, ce serait trop facile.


C'est comme ça et pas autrement. Alors, pas la peine de faire cette tête!


Geki (Tyrannoranger) a un bad trip dans lequel ses compagnons n'ont pas fait de vieux os.


Les gars, je crois qu'on vient de trouver le village des Schtroumpfs.

A l'issue de ces six épisodes, nous avons donc notre équipe de cinq héros possédant chacun sa propre arme et son propre mécha. La formule classique des séries de sentai est donc en place, mais elle va subir un premier changement majeur inédit dans l'arc suivant.


Avez-vous déjà vu un fossile de robot géant? Maintenant, oui.


ARC 2 – LE SIXIEME RANGER (épisodes 17-22)


Dans cet arc, apparaît Burai (Dragonranger), un homme doté des mêmes pouvoirs que les Zyurangers (à la différence qu'il porte une armure par-dessus son uniforme, la dragon armor) et qui prétend être le prince de la tribu Yamato, titre détenu en principe par Geki (Tyrannoranger). Barza est donc obligé de révéler à Geki ses véritables origines: il a été adopté et Burai n'est autre que son frère aîné. Leur vrai père a été tué par le père adoptif de Geki sous les yeux de Burai qui veut se venger sur Geki. Bref: grosse révélation, changement majeur du statu quo et promesse d'un futur affrontement entre deux frères que le destin a dressé l'un contre l'autre (Wah, qu'est-ce que je cause bien!). Malheureusement, on enchaîne aussitôt après sur un passage où Bandora et ses sbires improvisent un numéro musical, ce qui casse un peu la tension dramatique. Pour paraphraser le Nostalgia Critic: BIG LIPPED ALLIGATOR MOMENT!


Le dormeur ne doit pas se réveiller.


Pour empêcher le réveil de Burai, Barza et son ami Gnome sortent l'artillerie lourde.


Par le pouvoir du crâne ancestral! Attendez, je me trompe de texte...


Zyuranger, The Musical.

Quoi qu'il en soit, la haine de Burai pour son frère va le pousser à s'allier à Bandora et l'aider à détruire Daijûjin (rassurez-vous, il s'en remettra vite) avant de se retourner contre elle. Chassé du palais de Bandora, il rencontre une étrange enfant dont on apprendra plus tard qu'elle n'est autre que Clotho, une des Moires de la mythologie grecque. Clotho révèle à Burai qu'il a été tué dans l'éboulement de la caverne où il était en animation suspendue et qu'elle lui a accordée une nouvelle vie. Cette vie supplémentaire est malheureusement limitée à quelques heures et le seul moyen qu'a Burai de la prolonger est de rester dans "la chambre où le temps s'est arrêté". Clotho lui remet également une bougie symbolisant le temps qu'il lui reste à vivre, ainsi que le jûsooken, une sixième arme légendaire mi-dague, mi-flûte qui permet à Burai d'invoquer son propre Shugoojû, Dragon Caesar, dont il se sert dans un premier temps pour semer la destruction sur Terre.


Quand la bougie se sera entièrement consumée, on pourra parler de feu-Burai.


Dans "la chambre où le temps s'est arrêté", il n'y a pas beaucoup de choses à faire pour passer le temps.

Tout cela aboutira à un duel entre Burai et Geki que ce dernier remportera mais, malgré les injonctions de Daijûjin, il refusera de porter le coup de grâce à son frère, permettant à ce dernier de se débarrasser de ses mauvais penchants et de se réconcilier avec lui, devenant un partenaire régulier des Zyurangers.


Bon, c'est vrai, j'ai tenté de vous tuer plusieurs fois, je me suis allié à votre pire ennemie, j'ai détruit Daijûjin et j'ai utilisé Dragon Caesar pour raser la ville; mais je ne recommencerai plus, promis.

J'avais dit en introduction que Zyuranger apportait de nombreuses innovations au genre sentai, ce deuxième arc en représente une de taille: c'est en effet la première série à utiliser un sixième ranger permanent. Certes, il y avait eu quelques précédents comme Magnesenshi dans Bioman, X1-Mask dans Maskman ou Dan dans Jetman (Il était d'ailleurs incarné par le même acteur que le Dan des Zyurangers); mais ces prototypes n'apparaissaient que le temps d'un ou deux épisodes avant de repartir comme ils étaient venus. Même s'il ne devient pas un membre à plein temps, étant obligé de passer le plus clair de son temps dans "la chambre où le temps s'est arrêté", Burai est le premier sixième ranger à s'inscrire dans la durée.


Burai trouve quand même dommage que ladite durée soit aussi limitée.

Non seulement le fait que Burai se révèle d'abord être un méchant va à l'encontre des attentes du spectateur, mais en raison de la nouveauté de ce type de personnage, il n'y avait, à l'époque de la diffusion, aucun moyen de savoir s'il allait rester dans le camp du mal, rejoindre celui des héros ou même survivre à la fin de l'arc. Bref, le suspense était total, quoique légèrement gâché par le numéro musical cheveudanslasoupesque de Bandora et par le deus ex-machina qui permet à Daijûjin de revenir après avoir été détruit (mais c'est censé être un dieu, alors il fallait s'y attendre). L'arc suivant sera par contre beaucoup plus conventionnel.


Ainsi font, font, font, les petites marionnettes.


ARC 3 – LA VENUE DE DAI SATAN (épisodes 28-31)


Dans ce troisième arc, Bandora obtient une argile spéciale qui lui permet de créer des soldats (Golems) et des monstres (Doramonsters) plus puissants (Oui, je ne vous l'avais pas dit mais les monstres de Bandora sont créés à partir d'argile). Les Zyurangers se rendent rapidement compte que leurs armes habituelles sont inefficaces contre cette nouvelle génération d'ennemis et son premier représentant, Dorafranke.


Pour créer ses monstres, Bandora cherche l'inspiration dans les mythes et légendes.


Ensuite, son fidèle Puripurikan les sculpte dans de l'argile.


Puis leur donne vie (et une taille plus acceptable) en les passant au four.


Seul inconvénient: c'est très bruyant.


Etonnez-vous après ça qu'elle ait aussi souvent mal à la tête.


(à noter qu'une fois, ses associés Totpat et Bookbak se sont amusés à customiser un de ces monstres)


Mais il y a aussi des monstres que Bandora recrute sur CV.


Avez-vous déjà vu des monstres avec des semelles incorporées? Maintenant, oui.

Geki et Burai unissent leurs forces pour obtenir de nouvelles armes, les thunder slingers, gardés par King Brachion, un mécha ressemblant aux Shugojû. Dans un premier temps, ces armes s'avèrent efficaces contre les nouveaux golems et contre Dorafranke... sauf qu'au lieu d'exploser une fois blessé à mort comme ses prédécesseurs, ce dernier se transforme en une créature encore plus puissante, Zombifranke. Attendez, ce n'est pas fini. Bandora invoque ensuite le démon Dai Satan qui libère un gaz empoisonné sur la Terre et booste encore plus les pouvoirs de Zombifranke, le transformant en Satanfranke qui terrasse Daijûjin et Dragon Caesar.


Un carton d'invitation qu'il vaut mieux ne pas recevoir si vous êtes un enfant innocent à protéger.


Parce que sinon, vous risquez de vous retrouver intégré à un pilier.


Danger: eau non potable!


Le gaz toxique de Dai Satan fait des ravages dans la population.


Avez-vous déjà vu des robots géants victimes d'un empoisonnement? Maintenant, oui.


Pour les sauver les Zyurangers doivent suivre ces instructions.

Les Zyurangers se lancent donc dans une nouvelle quête, blablabla, sauvent Daijûjin et Dragon Caesar, blablabla, prennent le contrôle de King Brachion, blablabla, leurs sept méchas fusionnent en Kyuukyoku Daijûjin, blablabla, Satanfranke est détruit, blablabla, Dai Satan s'enfuit, blablabla, la Terre est sauvée, on a eu chaud, ouf.


Tarzan Booi.


Booi (Tigerranger) a appris la technique ninja de la démultiplication.


Celle qui la lui a enseignée triche: l'actrice a une sœur jumelle.


Ciel! Des carottes! Mes mortelles ennemies!

Ce troisième arc correspond à une figure imposée du tokusatsu: la création en milieu de série d'une nouvelle génération d'ennemis qui oblige les héros à upgrader leurs armes et leurs pouvoirs afin de les vaincre. Cela se fait malheureusement ici par le biais d'une histoire répétitive avec un ennemi qui ne cesse d'évoluer en une forme encore plus forte, obligeant à chaque fois les héros à se lancer dans une nouvelle quête pour obtenir un nouveau moyen de le vaincre. Bref, on se croirait dans DBZ, sauf qu'ici, au moins, l'histoire ne s'étend pas sur une cinquantaine d'épisodes.


Silence, on tourne.


En tant que fille de l'équipe, Mei (Pteraranger) est une spécialiste du déguisement.


En tant que sexy-méchante, Lamy l'est aussi.


Et alors? Nous aussi, on peut se déguiser.


Déguisé en lapin géant, je passerai inaperçu.


Même déguisés en humains, Totpat et Bookbak, les deux faire-valoir comiques de Bandora, se trahissent par leur cabotinage outrancier.

Cet arc n'est cependant pas inutile. Déjà, en donnant aux héros de nouvelles armes et un dernier mécha, la série acquiert sa formule définitive. D'ailleurs, afin d'encore mieux marquer la transition, c'est à partir de cet arc qu'elle obtient de nouveaux eye-catchs (Séquences marquant les pauses publicitaires en milieu d'épisode), ainsi que son générique définitif. Ensuite, cet arc introduit Dai Satan, qu'on retrouvera à la fin de la série, donne à Burai l'occasion de prêter la dragon armor à son frère pour la première fois, et surtout, c'est à l'occasion de cette aventure que les Zyurangers apprennent que la vie de Burai est limitée dans le temps. La recherche d'un moyen de le sauver va alors devenir un élément récurrent de la série qui trouvera sa résolution dans l'arc suivant.


Wanted Lamy.


ARC 4 – LA MORT DE BURAI (épisodes 40-42)


Alors que son espérance de vie continue de s'amenuiser, et ce d'autant plus que Bandora est parvenue à localiser et à détruire "la chambre où le temps s'est arrêté", Burai fait un cauchemar récurrent dans lequel un pousse-pousse fantomatique le conduit au royaume des morts. Dans ce rêve, il croise également Kooda, un jeune garçon qu'il retrouve ensuite dans le monde réel et avec qui il se lie d'amitié.


- Et c'est quoi le terminus?
– Celui de ta vie.


Qui est ce jeune garçon?


Du haut de Dragon Caesar, on a une jolie vue.

De leur côté, les Zyurangers pensent avoir trouvé un moyen de sauver Burai: l'eau de la vie qui se trouve dans la Terre Sacrée. Pour permettre à Goushi (Mammothranger) et à Dan (Triceraranger) de s'y rendre, les Zyurangers sont obligés de se débarrasser de leurs dinobucklers et ne peuvent donc plus se transformer ou invoquer les Shugojûs. Pour ne rien arranger, Bandora lance une attaque avec Doragansaku qui prend l'apparence des Shugojûs afin de monter le public contre les Zyurangers. Si l'idée est bonne, le résultat à l'écran est décevant. D'une part, on ne comprend pas pourquoi les gens se retournent contre les Zyurangers alors qu'ils ont eu plusieurs fois l'occasion de voir que c'était un imposteur qui prenait l'apparence de leurs méchas. Et d'autre part, alors qu'un des épisodes se termine avec nos héros à deux doigts de se faire lyncher, dès le début de l'épisode suivant... plus personne ne leur en veut sans aucune explication. A noter que Bandora utilisera un plan similaire dans l'épisode 46, mais que l'idée sera cette fois beaucoup mieux exploitée.


Les Zyurangers ont l'impression d'être des héros de chez Marvel.


Les Zyurangers sont surpris par une équipe de télévision alors qu'ils affrontent sans témoin des golems déguisés en passants innocents.


Mais quand la scène passe au journal télévisé, il y a toute une foule à l'arrière-plan!

Finalement, les Zyurangers récupèrent leurs dinobucklers sans trop d'explication (ça commence à bien faire, les deus ex machinas), et détruisent Doragansaku. De leur côté, Goushi et Dan parviennent à obtenir l'eau de la vie, défendue par une gardienne qui n'est autre que Clotho sous une autre apparence, mais c'est pour apprendre que, puisque Burai a déjà été ressuscité une fois, même cette eau ne peut pas le sauver.


Alors, c'est quoi la quête, ce coup-ci? Aller chercher de l'eau? C'est tout?


Ah, d'accord, il y a aussi une gardienne à affronter. Je me disais aussi que c'était trop simple.

Burai meurt donc après avoir confié sa dragon armor et son jûsooken à son frère Geki (ce qui était présagé dans l'arc précédent), et on le voit partir pour le monde des morts à bord du pousse-pousse de son rêve mais cette fois, il est serein, ayant fini par accepter son destin, et même heureux que l'eau de la vie ait servi à sauver Kooda, grièvement blessé lors de l'attaque de Doragansaku.


Adieu, mon frère.


Son corps a disparu? Au moins, comme ça, on ne perdra pas de temps à le mettre en terre.

Si on excepte les deus ex machinas habituels et l'idée mal exploitée de Bandora montant le public contre les Zyurangers, ce quatrième arc est une réussite qui change une dernière fois la dynamique de la série en concluant de manière tragique la sous-intrigue de Burai et en donnant un power-up à Geki. Zyuranger peut désormais entamer sa dernière ligne droite.


Avez-vous déjà vu un robot géant porter le deuil? Maintenant, oui.


ARC 5 – LA BATAILLE FINALE (épisodes 47-50)


C'est à l'occasion de ce dernier arc que le spectateur apprend enfin les origines de Bandora. Elle était autrefois la reine d'une tribu préhistorique dont le fils Kai se tua en tentant d'échapper à une maman dinosaure vindicative dont il avait détruit les œufs par jeu. Rendue folle de chagrin par la mort de son fils, Bandora fit alors un pacte avec le démon Dai Satan qui lui accorda ses pouvoirs magiques avec lesquels elle entreprit de détruire le monde.


On ne le dirait pas, à les voir, mais ces deux personnes sont de futures menaces pour l'humanité.


Message de santé publique: casser des œufs de dinosaure nuit gravement à la santé si la mère est dans les parages.


Ma vengeance sera terrible!

Kai réapparaît de nos jours, ramené à la vie par Dai Satan, et prend les commandes de Doratalos, un robot géant créé par Puripurikan. Face aux forces combinées de Dai Satan et de Doratalos, les Shugojûs sont rapidement dépassés et apparemment détruits, privant du même coup les Zyurangers de leurs pouvoirs.


Kai pilote Doratalos aux côtés de quatre enfants (innocents à protéger, évidemment) sous son emprise.


Mwahahahahaha!!! Nous sommes machiavélique!


Ciel! Je me suis fait eu!

Alors que nos héros commencent à perdre espoir, le fantôme de Burai leur apparaît et leur révèle qu'en réalité, Bandora a emprisonné les Shugojûs dans le "monde du néant" (Kof! Deus ex machina Kof!). Les Zyurangers se lancent donc dans une ultime mission pour les délivrer avant leur bataille finale contre Bandora.


Vous allez aller dans le système Dagobah... Et zut, je me suis encore trompé de texte.


Bon, ben, en route pour le monde du néant, puisque c'est la nouvelle quête.


Dites donc, ça paraissait moins grand, vu de dehors.


Allons délivrer nos robots géants prisonniers de... Heu... De bulles de savons?


Le comité d'accueil.

Comme souvent avec les conclusions de séries de tokusatsu, ce dernier arc nous en donne pour notre argent, faisant monter les enjeux avec l'arrivée de deux adversaires surpuissants (Dai Satan et Doratalos) tout en affaiblissant les héros qui doivent accomplir une dernière quête pour sauver le monde malgré la perte de leurs pouvoirs.


Notre vie ne tient plus qu'à un fil.


Cliffhanger de fin d'épisode: Booi et Mei échouent à rattraper la corde qui retient leurs amis.


Début de l'épisode suivant: fausse alerte, ils l'avaient rattrapée à temps.


Il va nous falloir un plus gros bâton.


Oui, comme ça, c'est parfait.

Ce final contribue aussi à humaniser les ennemis des Zyurangers, particulièrement Bandora dont on découvre qu'elle était autrefois une mère aimante et pour qui on éprouve une réelle compassion lorsqu'elle perd une deuxième fois son fils, mourant dans ses bras après la destruction de son robot géant. Fait exceptionnel dans ce genre de série, à l'exception de Kai et de Dai Satan (qui se sera avéré être le véritable boss final de la série), aucun des méchants principaux ne meurt et ils sont simplement emprisonnés à nouveau dans une jarre qui dérive dans le vide spatial.


Mon fils est mort! Il m'avait pourtant promis de ne pas recommencer.


Bon, ben, pour le combat final dantesque, c'est raté: mon sceptre magique est en panne.

Bien entendu, même si elle a perdu ses pouvoirs magiques dans l'histoire, Bandora promet de reprendre la conquête de la Terre dès qu'elle aura pu s'échapper... Jusqu'à ce que sa suivante Lamy lui présente le fils qu'elle a eu avec Grifforzer (elle aura vraiment eu une grossesse rapide et discrète) et que tous ces méchants endurcis, Bandora la première, se mettent à jouer les tontons gâteaux pour cet adorable bout de chou! Ce final a beau offrir une ultime rédemption aux bad guys, il est quand même assez glauque quand on réalise que ce pauvre bébé va passer toute son existence prisonnier de cette jarre pour des crimes commis par ses parents!


Ils ne sont pas près de trouver quelqu'un pour les libérer.


Heureusement pour lui, ce petit tient plus de sa mère que de son père pour le physique.


Je déteste les enfants, je déteste les enfants, je détes....


Mais qu'il est mignon!!!

Pour les series de Sentai, il y aura clairement eu un avant et un après Zyuranger, cette série ayant apporté de nouveaux éléments qui sont aujourd'hui indissociables du genre, comme le sixième ranger ou le ton léger et humoristique. Le fait que de nombreux éléments de la série aient une inspiration mythologique permet au spectateur de s'amuser à rechercher de quelle légende s'inspire tel personnage ou telle intrigue. On ne rappellera donc jamais assez combien il est dommage que le public français ait été privé de cette série pour avoir à la place la première saison des Power Rangers, consistant en un montage de scènes provenant de Zyuranger pour les combats en costume, et de scènes tournés avec des comédiens US pour les scènes en civil. Adieu les origines préhistoriques des héros et les références aux contes et légendes, les Zyurangers devenaient des étudiants américains "élus" par une tête flottant dans un tube transparent en lieu et place de Barza. Tout ça pour dire qu'à côte de Zyuranger, les Power Rangers...


... peuvent aller se rhabiller!


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