Année : 1993
Pays : USA
Catégorie(s) : Espionage, Policier.
Genre : Sea, sex & guns.
Acheter la série : Amazon.



LA SÉRIE


C'est un fait irréfutable: dès qu'un film ou une série cartonne, tout le monde essaie d'en reproduire la recette dans l'espoir de surfer sur son succès mais en n'en reprenant le plus souvent que les ingrédients les plus superficiels. Combien de séries nourrissant de grandes ambitions mercantiles à défaut d'artistiques se sont cassé les dents en se voulant les nouveaux X-Files ou Hercules et Xena? Avec ses audiences records qui en faisaient la série la plus regardée du monde, Baywatch, plus connu chez nous sous le titre d'Alerte à Malibu, ne pouvait échapper à cette règle et on vit fleurir dans son sillage des clones tentant de reproduire la recette action + exotisme + maillots de bain + au moins une Playmate de Playboy au casting. Parmi ceux-ci figurait Acapulco H.E.A.T. (Agence Acapulco dans nos contrées).


Par moment, la série n'essaie même pas de cacher son inspiration!

On y suivait les aventures d'Acapulco H.E.A.T., abréviation d'Hemisphery Emergency Action Team qui veut dire Équipe d'Action d'Urgence Hémisphérique qui ne veut absolument rien dire, une organisation anti-terroriste tellement secrète qu'elle n'a aucune existence officielle et dont la couverture est celle ... d'une ligne de maillots de bain!


Le dernier rempart du monde libre contre le terrorisme!


Drôle de tenue pour enquêter.


La série n'en oublie pas pour autant son public féminin.


Ça fait une belle excuse pour caser des séquences clipesques (La série était coproduite par la chaîne musicale M6, ceci expliquant cela) consistant en des scènes de défilé ...


... ou des séances photos.


Mais le plus souvent, les auteurs n'essaient même pas de faire semblant et se contentent de montages de beautés en bikini (Recyclant même parfois des images d'un épisode à l'autre) ...


... quand ce ne sont pas carrément des séquences de rêves ou de fantasmes!


L'occasion de découvrir qu'un des membres de l'équipe à un fétichisme des soubrettes en bikini.


Assez roupillé!


Glou, glou!


J'ai vu ton rêve, obsédé!

Les seuls personnes à connaître l'existence du H.E.A.T. sont ses supérieurs du C-5, une coalition secrète de pays alliés représentée par Mr.Smith qui lui transmet ses ordres de mission par écran interposé.


Votre mission, si vous décidez de l'accepter, consistera à ...


Ce message s'autodétruira dans 5 secondes.


BOUM!

Basée à Puerto Vallerta au Mexique, l'équipe se compose de sept membres, rapidement rejoints par un huitième, qui ont chacun sa spécialité. Sur le papier, du moins, car avec une équipe aussi nombreuse, il est impossible d'éviter le double emploi ou les personnages moins développés que d'autres et de fait, seuls trois d'entre eux sont correctement exploités, à commencer par les deux leaders, Mike Savage et Ashley Hunter-Coddington (Et non Carrington, ça, c'était le personnage que l'actrice incarnait dans Dynastie). Le premier est un ancien agent de la CIA doublé d'un ancien boxeur et la deuxième un ancien membre du MI6. Ils reposent sur la formule classique du duo mixte que tout oppose (Le premier est gouailleur et désinvolte, la deuxième sérieuse et professionnelle) et dont l'élément féminin repousse constamment les tentatives de drague de l'élément masculin tout en étant clairement attirée par lui. Même s'il n'a rien d'original, ce duo fonctionne parfaitement: leur complicité est palpable, leurs disputes amicales sont savoureuses et les quelques moments où ils abandonnent leur attitude de façade pour s'inquiéter sincèrement de l'autre sont toujours touchants.


Je t'aime.


Moi non plus.


Tenue correcte exigée.


Loupé!


Les vrais durs utilisent deux flingues en même temps.


Ou tiennent leur arme à l'horizontale.


Étant donné les difficultés des tireurs à atteindre leur cible dans cette série, les fabricants de munitions mexicains doivent faire fortune.


Tu t'es vu, quand t'as bu?


Oh, putain, je suis dans le nouveau Very Bad Trip!


On comprend pourquoi le nom de code d'Ashley est Sarong. (Pour la petite histoire, le sarong était une exigence de l'actrice qui refusait d'être filmée en maillot de bain)


Une exigence qu'elle finira par oublier dans les derniers épisodes.


L'inconvénient des maillots de bain, c'est qu'ils ne sont pas pratiques pour dissimuler un micro-cravatte.

La troisième est Catherine Pascal, alias Cat, une cambrioleuse ayant mis ses talents au service du H.E.A.T. en échange d'une amnistie et qui est à la fois la monte-en-l'air de l'équipe et son élément sexy qui se sert de ses charmes pour faire diversion ou obtenir des informations. Avec cette double compétence souvent sollicitée, ses tenues sexy et son sale caractère, elle devient rapidement le personnage le plus populaire de la série dont elle représente le quota Playmate puisqu'elle est incarnée par Alison Armitage qui avait été Miss Octobre 1990 sous le nom de Brittany York. Tout comme l'actrice, le personnage utilise plusieurs identités, que ce soit pour les besoins d'une mission ou suite à une fantaisie de la VF qui la rebaptise Marie-Claire dans le pilote.


Mon prénom, c'est Catherine: C.A.T.H.E.R.I.N.E. Capisce?


Vous croyez que c'était pour caser un jeu de mot du style "Au bain, Marie-Claire"?


Elle a un admirateur secret.


Tu veux ma photo?


Ah ben, puisqu'il suffit de demander ...


Tout le monde photographie tout le monde dans cet épisode.


Et la folle poursuite s'engage.


L'élément sexy attaqué par un symbole phallique. Logique.

Viennent ensuite deux personnages qui se résument à leur compétence et ne servent pratiquement à rien le reste du temps. Le premier est Tommy Chase, un maître en arts martiaux adepte de la méditation et de la philosophie orientale, les auteurs ayant clairement décidé de le rendre le plus stéréotypé possible.


La preuve que c'est un maître en arts martiaux: il lit des magazines consacrés à Bruce Lee!


Ceci-dit, l'acteur étant un authentique artiste martial, ses scènes de combats sont un des points forts de la série.

La deuxième est Krissie Valentine, la spécialiste en informatique timorée (Malheureusement, certains épisodes établissent qu'Ashley est aussi une experte en informatique, ce qui atténue sa spécificité) dont les seules autres fonctions sont de s'inquiéter pour ses équipiers et de jouer les demoiselles en détresse. Ceci-dit, à la différence de Tommy, les auteurs essaient de lui apporter un peu d'épaisseur en en faisant une passionnée de poésie et en développant une romance avec un de ses équipiers.


Aucun ordinateur ne lui résiste.


On s'étonne quand même que l'actrice n'ait pas poursuivi les autres acteurs pour harcèlement sexuel.

En l'occurrence, l'élu de son cœur est Marcos Guettierez qui, quand il apparaît pour la première fois dans le pilote, semble être un simple chauffeur de taxi un peu trop curieux qui soupçonne le H.E.A.T. de ne pas être de simples mannequins. Quand ensuite, on découvre qu'il cache des armes dans son taxi, on se demande s'il ne travaillerait pas en fait pour le méchant du jour (Mais comme on le voit dans le générique de début, on se doute que ce n'est pas le cas) avant d'apprendre qu'il est en réalité un agent des services secrets mexicains sous couverture qui rejoint l'équipe après l'avoir aidée à plusieurs reprises. D'abord présenté comme le joli cœur de service, il tombe rapidement amoureux de Krissie et son principal apport à l'équipe est sa famille à rallonge (Dont une sœur de 17 ans qui ne laisse pas Tommy indifférent malgré leur différence d'âge) qui constitue un vaste réseau d'information à travers la ville.


La relation entre Marcos et Krissie ...


... n'est clairement pas platonique.


Félicitations: c'est un coussin!

Et puis, il y a le parent pauvre de la série: Brett Richards. Non seulement il est le seul dont on ne connaît ni la personnalité, ni le passé (À part une vague référence à la seule fois de sa vie où il a porté un smoking) mais en plus, son talent pour les gadgets et les explosifs est si rarement utilisé (Et le plus souvent très discrètement) qu'on l'oublie rapidement et qu'il sert surtout dans les bagarres, faisant ainsi double-emploi avec Tommy.


Je fais de mon mieux, OK?

Enfin, il y a le comedy relief de l'équipe, le britannique Arthur Small dont la principale fonction est de gérer la couverture de mannequins de nos héros, ce qui ne l'empêche pas de participer à l'occasion à leurs missions et même de surprendre le spectateur en se montrant tout aussi efficace dans ses moments sérieux, notamment quand il révèle que son père a été tué par les Nazis peu avant sa naissance avant d'enchaîner sur un discours aussi pertinent que toujours d'actualité sur l'intolérance et la montée des extrêmes. Le "Et si les prochains étaient les mexicains?" qu'il lance à Marcos prend même des allures prophétiques depuis l'élection de Donald Trump!


Quel dur métier que le sien.


So british.


Un maître du déguisement!

Signalons également ceux qu'on pourrait considérer comme des membres officieux du H.E.A.T., des personnages qui font équipe avec eux, généralement le temps d'un seul épisode, sans être forcément au courant de leurs véritables activités. Le plus évident est Claudio, le directeur à la force colossale de l'hôtel de luxe qui sert de QG à nos héros et qui est incarné par le bellâtre Fabio, acteur calamiteux mais mannequin extrêmement populaire dans les années 90. Tellement populaire, d'ailleurs, qu'alors qu'il n'apparaît que dans quatre épisodes, il est crédité au générique jusqu'à l'épisode 15 (Et encore, dans la VF, le générique reste le même pendant toute la saison).


Comme pour Samson, sa force doit résider dans sa chevelure.

Citons également Miles Delahanty, ex-agent haut en couleur de sa très gracieuse majesté placé dans une maison de retraite pour espions et suspecté de transmettre à l'ennemi des informations sur ses anciennes activités.


Il n'y a plus de vieillesse!


À l'époque, ce genre de passage était considéré "mignon" au lieu de déclencher l'alerte Pedobear.


Chouette, un type avec la même tenue que moi!


Cette facilité scénaristique va me permettre de semer mes poursuivants.


Vous ne passerez pas!

Enfin, dans un des plus mauvais épisodes de la saison, le H.E.A.T. fait équipe avec deux bikeuses badass: la procureure Stacey Harley et la doctoresse Linda Davidson. L'histoire étant co-écrite par Sidney Hayers qui occupe habituellement le poste de réalisateur et une mention précisant que les deux personnages ont été créés par lui et un certain Eric Jahnsen, il semble que l'épisode ait été conçu comme un crossover servant de pilote déguisé pour un spinoff non-concrétisé qui aurait été consacré à ces deux justicières motorisées.


Et donc, quelqu'un s'est réveillé un matin en se disant: je vais créer une série sur deux justicières bikeuses que j'appellerai Harley & Davidson au premier degré!


Au cas où le spectateur n'aurait pas capté cette subtile référence.


Faut pas les chercher!


First, they meet.


Then, they meet and they fight.


And in the end, they ...


Dans tes rêves!

Si la priorité du H.E.A.T. est de déjouer les attentats terroristes, assassinats politiques et autres activités d'espionnage, il leur arrive de s'occuper d'affaires plus conventionnelles, soit parce qu'elles sont liées au terrorisme (déjouer un enlèvement destiné à financer un groupe terroriste, empêcher le vol d'un tableau dont la valeur symbolique permettrait à un bon aryen d'unir les différents mouvements néo-nazis sous son autorité), soit pour rendre service à Mr Smith dont une des relations en a été victime. Bon, dans ce dernier cas, il s'agit quand même de trafic de drogue dirigé par un ancien du KGB ou de trafic de bébés mené par un médecin corrompu; mais encore un ou deux épisodes, et il mobilisait le H.E.A.T. pour retrouver le voleur du sac à main de sa nièce!


Quelle époque! Où va-t-on si on ne peux plus terroriser tranquille?


Et voilà comment on découvre que l'inspecteur N'Guma de Julie Lescault arrondissait ses fins de mois en travaillant comme garde du corps pour un savant fou.


BEUARRRRRRGL, MÉCHAAAAAAANT!


Je me disais aussi que cette série manquait de ninjas.


Elle a un charme désarmant.


Ciel, je suis stupéfaction!


Et je m'en serais tirée si ces top models ne s'en étaient pas mêlés.


C'est bon? Tous les méchants sont morts? On peut sortir?

Et il faut bien avouer que leurs adversaires ont le plus souvent des personnalités caricaturales, voire inexistantes. Parmi les quelques exceptions, il y a l'ennemi juré du H.E.A.T., Niel Strake, un tueur à gages maître du déguisement qui cumule les talents lui permettant de rivaliser avec l'équipe au grand complet: il est aussi bon combattant que Mike ou Tommy, pirate les ordis mieux que Krissie, utilise des gadgets qui rendraient Brett vert de jalousie et son sens de la stratégie hérité de sa passion pour les échecs fait de lui l'égal d'Ashley. D'ailleurs, même s'il voue une vendetta personnelle envers le H.E.A.T. qui lui a infligé les seuls échecs de sa carrière, il développe rapidement une attirance pour cette dernière qui reconnaît elle-même avoir de l'estime pour son génie (Entre anciens acteurs de Dynastie, on se comprend). Bref, un antagoniste aussi redoutable que charismatique mais qui glissera progressivement vers l'autoparodie à mesure que la saison progresse.


Strake incognito.


Ses partenaires féminines ont un dress code bien spécifique.


Ça sent le roussi pour notre tueur!


Ma vengeance sera terriiiiiible!


Mouahahahaha, je suis méchant!


C'est l'ouverture de la chasse.


Une balle pour mon anniversaire? Il ne fallait pas.


Il ne fallait VRAIMENT pas.


Arrête de te marrer, tu vas tout faire rater.


Je l'ai fait exprès de dire que j'étais mort!


Vous ne me prendrez pas vivant!


Ces barreaux ne me retiendront pas indéfiniment.

La série est assez généreuse en action et enchaîne bagarres, explosions, fusillades et poursuites sans oublier pour autant d'ajouter une bonne dose d'humour, notamment dans les passages où on voit les membres du H.E.A.T. se détendre entre deux missions. Pourtant, malgré son côté "série B d'action" parfois à la limite du plaisir coupable, elle se montre parfois étonnamment sérieuse en évoquant des sujets graves comme l'assassinat de la mère d'Ashley par les Brigades Rouges, celui du père d'Arthur par les Nazis ou des événements réels tels que la tragique prise d'otage des jeux olympiques de 1972.


Un cameo de Stan Lee en touriste dans l'épisode 14? Acapulco H.E.A.T. ferait donc partie du MCU?


Attendez une seconde? On revoit sa photo dans l'épisode 19 mais c'est un criminel, cette fois?


Et il apparaît en chair, en os et en employé des pompes funèbres dans le 22? Putain, mais c'est qui, ce type, à la fin?

Néanmoins, la série donne l'étrange impression d'avoir à la fois beaucoup de moyens et pas énormément. D'un côté, on sent le budget dans les nombreuses scènes d'action, l'hôtel de luxe où est basé le H.E.A.T., leur base secrète mêlant haute technologie et ruines mayas, ou leur van convertible en QG mobile. Et de l'autre, les stock-shots figurant les différents pays où l'équipe part en mission sautent aux yeux, les rares décors non-préexistants qu'il a fallu créer de toute pièce empestent la misère et la plupart des gadgets de nos héros sont dignes d'un James Bond de Prisunic!


Le cerf-volant-appareil-photo et le paquet-de-cigarettes-talkie-walkie: des sommets de la technologie nanarde.


Avec une caméra "miniature" aussi peu discrète, c'est le fait qu'il ait fallu aussi longtemps pour la repérer qui est surprenant.


Et ne parlons pas de leurs oreillettes! Même les sonotones de l'époque étaient plus discrets.


De toute façon, en règle générale, je crois qu'ils ont séché les cours de discrétion à l'école d'espionnage.


Envoyez vos dons à la justice panaméenne qui manque cruellement de moyens pour ses tribunaux.


Un faux raccord d'anthologie avec cette promotion express dans l'épisode 16.


Cette figurante blonde qui se téléporte d'un plan à l'autre dans le 14 n'est pas triste non plus (Marcos est censé se trouver devant Mike et Ashley).


Mais le pompon se trouve dans le 18. Suivez bien: Cat est en bikini ("Comme d'habitude", j'ai envie d'ajouter) ...


Le méchant du jour lui offre un collier de coquillages ...


Puis elle change de bikini sans explication ...


Pour retrouver ensuite sa tenue précédente et son collier ALORS QUE LES TROIS SCÈNES SONT CENSÉES S'ENCHAÎNER!


Ci-gît la continuité.

Pur produit des années 90, dépaysante et sympathique malgré ses défauts, la série fit les beaux jours des après-midi de M6 et des autres chaînes de son groupe, telles que Série Club. Si une édition française ne semble pas à l'ordre du jour, la saison 1 a eu droit à une édition DVD zone 2 en VO sous-titrée en néerlandais, et à une zone 1 par Mill Creek Entertainment en 2006, toutes deux épuisées mais encore trouvables d'occasion. Si la deuxième n'a pas une très bonne qualité d'image et encore moins de son, et n'a aucun sous-titre malgré un choix entre la VO et la version espagnole, elle est relativement généreuse en bonus pour une série de l'époque avec une vaste collection de photos de tournage, des interviews des acteurs et un making of d'une dizaine de minutes.


Un autre bonus des DVDs zone 1: chaque épisode est précédé de sa bande annonce d'époque qu'on peut éventuellement zapper.


La série était une coproduction française: Cocorico!


Cette chronique est à présent terminée.




BILAN


Concept = 1 / 5
Brendan Kelly, l'interprète de Mike Savage, résume le mieux le concept de la série en la décrivant comme "Mission Impossible avec des bikinis". Et il faut bien avouer qu'une telle description ne donne guère envie (à part pour les bikinis, évidemment) de se plonger dans une série qui s'annonce comme une version télévisée des films de Sidaris, la nudité en moins.



Scénario (Intrigue globale) = 2 / 5
Si on excepte la romance entre Marcos et Krissie et les affrontements entre le H.E.A.T. et Strake, la série n'a pas vraiment d'intrigue fil rouge et les épisodes peuvent être vus dans le désordre (C'est d'ailleurs le cas, comme l'indiquent les numéros de production visibles dans les génériques de fin).



Scénario (Épisodes) = 2,9 / 5
La série est très inégale et le meilleur côtoie le pire dans des épisodes mêlant espionnage, action et exotisme. (Voir la section Épisodes pour plus de détails.)



Héros = 3,1 / 5
Si Ashley Hunter-Coddington (5 / 5), Mike Savage (5 / 5), et Cat Pascal (5 / 5), sont de très bons personnages parfaitement exploités et si l'exubérance de Marcos Guettierez (3 / 5), le rend sympathique, Krissie Valentine (2 / 5) et le stéréotypé Tommy Chase (1 / 5) se résument le plus souvent à leurs compétences, tandis que Brett Richards (0,7 / 5) est le plus souvent inutile.



Personnages récurrents = 2,3 / 5
Mr Smith (2 / 5) est un supérieur hiérarchique stéréotypé dont le rôle se limite à confier des missions aux héros, tandis qu'Arthur Small (3,2 / 5) ne se contente pas d'être un simple faire valoir comique puisqu'il prend parfois une part active dans les missions et fonctionne également dans ses quelques moments sérieux. Quand aux personnages semi-réguliers, Claudio Divanti (1 / 5) n'est là que pour caser au générique un mannequin populaire à l'époque et donc vendeur, tandis que le colonel Rodriguez (3 / 5) est intéressant en tant que représentant de la police officielle qui joue le jeu des héros mais à qui on ne la fait pas. D'ailleurs, même si, comme Claudio, il n'apparaît que dans 4 épisodes, il est quelquefois mentionné dans la conversation pour rappeler qu'il continue d'agir hors-champ.



Personnages secondaires = 2,9 / 5
Qu'il s'agisse d'alliés d'un jour ou de victimes potentielles à protéger, beaucoup de personnages secondaires servent surtout à alimenter l'intrigue du jour et sont donc plus ou moins stéréotypés, ce qui n'empêche pas de croiser quelques personnages mémorables comme Miles Delahanty, Jon Hardy ou Montana Bergström.



Antagoniste principal = 4 / 5
Niel Strake est un adversaire aussi redoutable que charismatique, dont les nombreux talents font de lui l'égal, voir le supérieur, de n'importe quel membre du H.E.A.T. tandis que son attirance pour Ashley et l'estime que cette dernière a pour lui apportent une touche de complexité à leur opposition. Dommage qu'à mesure que la série avance, il perde de sa superbe pour devenir de plus en plus autoparodique.



Autres antagonistes = 1,9 / 5
Si quelques uns relèvent un peu le niveau, la plupart des adversaires du H.E.A.T. sont oubliables quand ils n'ont pas des personnalités caricaturales, voir pas de personnalité du tout, sans parler de ceux dont le potentiel est sous-exploité comme Taylor Leeds ou Seamus Flanagan. (Voir la section Antagonistes pour plus de détails.)



Décors = 4 / 5
Alternant entre hôtels de luxe et paysages de rêve d'Amérique du Sud, la série est très dépaysante et on sent le budget dans le QG du H.E.A.T. qui mixe technologie et anciennes ruines mayas. Trop de budget a d'ailleurs dû passer dans sa création car les quelques autres décors créés pour les besoins de la série sont nettement plus cheap.



Technologie = 1,5 / 5
Ici aussi, on sent le budget dans un seul élément, à savoir le H.E.A.T. Van, tandis que tous les autres gadgets (Sauf quelques uns utilisés dans le pilote) semblent sortir d'un mockbuster de James Bond.



Casting = 3 / 5
On sent que la plupart des acteurs ont été choisis plus pour leur physique de mannequin que pour leurs talents de comédiens, au point qu'on se demande parfois si certains jouent vraiment mal ou s'ils le font exprès car leurs personnages sont censés jouer la comédie dans ces scènes. Néanmoins, aucun n'est réellement catastrophique (à part Fabio qui n'apparaît de toute façon que dans 4 épisodes) et tous arrivent à rendre leurs personnages sympathiques.



Combats = 3 / 5
La série est généreuse en scènes d'action, qu'il s'agisse de cascades, de fusillades, de courses poursuites ou de combats. Certains de ces derniers sont d'ailleurs assez bien chorégraphiés, particulièrement ceux impliquant Tommy Chase. En revanche, les fusillades sont plus inégales, les aptitudes des personnages pour le tir alternant entre tireurs d'élites et myopes qui rateraient un éléphant à 10 cm.



Musiques = 2 / 5
Michael Lloyd, Tommy Oliver et Jim Ervin, efficacement secondés par Carlo J.P. Chanez pour les séquences sous-marines de l'épisode 21, dotent la série de musiques d'ambiance très "dance" mais oubliables et on entend de nombreux tubes de l'époque lors des séquences de montages clipesques qui servent parfois l'intrigue ou les personnages en les montrant dans des scènes d'entraînement ou de romance, mais qui mettent souvent l'histoire en pause pour remplir les quotas de beautés et d'éphèbes en maillots de bain.



Générique = 3,5 / 5
Même si elle est très typée "années 90", la chanson du générique, I feel the heat de Sable Jeffries est agréable, rythmée et entêtante. Elle accompagne un enchaînement rapide d'extraits de la série et de scènes inédites qui donnent tout de suite le ton: paysages de rêve, hôtels de luxe, action, explosions et beautés en maillots de bain, tout en nous donnant une idée des compétences et des spécialités des personnages principaux.


On notera d'ailleurs que, alors qu'il n'apparaît que dans quatre épisodes, Fabio est présent dans le générique comme s'il s'agissait d'un personnage récurrent. Ce n'est qu'à partir de l'épisode 15 qu'il disparaît pour être remplacé par des scènes des autres personnages en action (sauf pour la VF dont le générique reste le même).




NOTE FINALE = 10,6 / 20