ÉPISODES


La saison 3 comporte 24 épisodes de 48 minutes.

ÉPISODE 1


Scénario : Anne Collins
Réalisation : Seymour Robbie

La jeune Whitney Springfield est persuadée d'avoir assisté à l'enlèvement de son chanteur préféré, Lane Kincaid; mais quand Wonder Woman tente de vérifier ses dires, elle trouve Lane confortablement installé dans son luxueux penthouse. À moins qu'il ne s'agisse d'un sosie? Pour sa première aventure de cette troisième saison, Wondy est confrontée à une banale histoire de kidnapping et de sosie sur fond de rockstar des seventies forcément très datée aujourd'hui. On se console avec une confrontation finale assez cool où Wondy neutralise les kidnappeurs avec sa moto (Même s'il est plus qu'évident que ladite moto les rate d'une bonne cinquantaine de centimètres).

Note : 1,5 / 5
ÉPISODE 2


Scénario : Dennis Landa
Réalisation : Dick Moder

Diana Prince fait équipe avec l'inspecteur Tim Bolt pour appréhender un gang de voleurs de voitures qui ont dérobé une Rolls Royce sans savoir que son ornementation cache un important microfilm. Les dialogues sont savoureux et riches en humour et l'intrigue a un côté infiltration/espionnage pas désagréable, Diana et Tim utilisant même quelques gadgets que n'auraient pas renié 007. Malheureusement, c'est aussi dans cet épisode qu'apparaît ce qui sera un défaut récurrent de cette saison: un personnage secondaire (ici, Tim Bolt) qui tient la vedette au détriment de l'héroïne qui devient pratiquement inutile dans sa propre série, n'accomplissant pratiquement rien dans les trois scènes où elle se transforme en Wonder Woman.

Note : 2 / 5
ÉPISODE 3


Scénario : Dick Nelson
Réalisation : Alan Crosland

Afin de financer ses travaux, le professeur Brubaker utilise une de ses inventions capable de contrôler les mouvements d'autrui pour truquer les matchs sur lesquels il parie et attire ainsi l'attention d'une organisation de parieurs qui veulent l'obliger à utiliser son gadget pour ruiner une organisation rivale. Avec toutes les possibilités scénaristiques qu'offrait un dispositif capable de contrôler une personne, les auteurs se contentent d'une banale histoire de paris sportifs truqués où Wonder Woman ne fait pas grand-chose de spectaculaire (Pire: les méchants du jour se plaignent de son intervention ... et ne pensent même pas à utiliser l'invention de Brubaker contre elle!). Dommage, car le côté méchant malgré lui de Brubaker est sympa, tout comme mettre quelques vrais sportifs jouant leur propre rôle en guests.

Note : 1 / 5
ÉPISODE 4


Scénario : Anne Collins
Réalisation : Dick Moder

Diana Prince enquête sur une série de vols d'objets d'art tandis que son ami Harold Farnum s'intéresse à Henry Roberts, un sculpteur célèbre pour l'incroyable réalisme de ses œuvres. L'intrigue n'est pas mal du tout, avec des vols obéissant à une thématique que le spectateur peut s'amuser à deviner et je me dois de complimenter les acteurs qui jouent les statues, capables de rester parfaitement immobiles (même si certains plans où ils sont seuls sont clairement des images figées) et d'être flippants avec leurs yeux fixes et leurs gestes mécaniques une fois littéralement réanimés. Malheureusement, l'ensemble est gâché par des trous dans le scénario (Comment le complice de Roberts s'introduit-il dans les locaux de l'I.A.D.C.? Même question pour ceux qui assistent les "statues" durant leurs cambriolages? Et comment Roberts compte-t-il les récupérer ensuite car je vois mal des cambrioleurs accepter de passer le restant de leurs jours en animation suspendue?). En outre, l'astuce qui permet à Wondy de prendre ses ennemis à leur propre piège est beaucoup trop prévisible, au point qu'on se demande comment ceux-ci ont pu ne pas la voir venir après avoir élaboré un stratagème incroyablement complexe nécessitant d'anticiper les actions de toutes les personnes impliquées! Pour finir, un détail curieux: on ne voit jamais Wonder Woman se transformer dans cet épisode.

Note : 3,5 / 5
ÉPISODE 5


Scénario : Alan Brennert
Réalisation : Leslie H. Martinson

Des personnes détenant d'importants secrets militaires se mettent à souffrir d'amnésie après s'être rendus à la discothèque The Styx. Le responsable est Nick Moreno, un danseur doté du redoutable pouvoir de s'approprier les souvenirs d'autrui. L'intrigue exploite malheureusement très mal le potentiel d'un tel ennemi en ne lui faisant JAMAIS rencontrer Wonder Woman (à part dans une très courte scène où elle le désarme à distance) et en le faisant neutraliser par un personnage secondaire. En outre, le fait de surfer sur la mode disco qui était à son apogée à l'époque mais a depuis très mal vieilli (le méchant du jour est même habillé comme Travolta!) rend cet épisode particulièrement daté.

Note : 1 / 5
ÉPISODE 6


Scénario : Katharyn Michaelian Powers
Réalisation : Alan Crosland

Wonder Woman est confrontée à Formicida, une écoterroriste capable de contrôler les fourmis qui multiplie les attaques contre l'industriel Gideon D. Harcourt pour le dissuader de commercialiser un pesticide qui serait en réalité 100 fois plus toxique que le DDT. Un sujet toujours d'actualité et une excellente antagoniste ambivalente doublée d'une version moderne et féminine de Dr Jeckyll et Mr Hyde. La seule chose qui m'empêche de mettre la note maximale est qu'il est frustrant de ne pas avoir droit à un match retour entre Wondy et Formicida après un premier combat remporté de justesse par la deuxième (mais assez mou, il faut bien l'avouer) qui avait établi qu'elles étaient de forces presque égales.

Note : 4,5 / 5
ÉPISODE 7


Scénario : David Wise + Kathleen Barnes
Réalisation : Seymour Robbie

Adam Clement, un scientifique du futur travaillant sur un portail temporel se rend en 1978 à la poursuite de son assistante, Cassandra Loren, qui a rejoint cette époque pour s'enrichir en exploitant une source d'énergie encore inconnue, quitte à causer la destruction d'une ville en guise de dommage collatéral. Une histoire de voyage dans le temps classique, mais pas mal.

Note : 3 / 5
ÉPISODE 8


Scénario : Alan Brennert
Réalisation : Leslie H. Martinson

Diana Prince espérait passer des vacances tranquilles à Santa Corona en compagnie de son amie Leslie O'Neill et de sa fille skateboardeuse Jamie; mais elle découvre rapidement que la ville est menacée par Evan Donalsen qui rachète des bâtiments par la menace pour y installer des casinos clandestins. Avec son intrigue à base de casinos clandestins, de salles d'arcade et de compétition de skateboard (Wonder Woman y étrenne même sa tenue de skateboardeuse pour rattraper une voiture sur une planche de skate dans ce qui est certainement une des scènes les plus ridicules et invraisemblables de la série), cet épisode est très typé 70s et a donc pris un sérieux coup de vieux, mais il reste sympathique et agréable à suivre à défaut d'être indispensable.

Note : 3 / 5
ÉPISODE 9


Scénario : Jackson Gillis
Réalisation : Sigmund Neufeld Jr

Wonder Woman retrouve sa combinaison de plongée dans cet épisode sympathique où elle enquête sur un enlèvement peu banal: celui d'un dauphin nommé Bluebeard. Le responsable de l'enlèvement, Gaffer, est un méchant ambivalent: sincèrement attaché à Bluebeard et se retournant contre l'antagoniste principal quand il découvre que ses projets menacent des vies. En revanche, même si j'apprécie que cette saison fasse des efforts sur les scènes de combat, on est d'accord que Wondy tabasse des employés innocents qui tentent de la neutraliser après qu'elle est entrée par effraction dans leur laboratoire, n'est-ce pas?

Note : 3 / 5
ÉPISODE 10


Scénario : Richard Carr + Anne Collins
Réalisation : Leslie H. Martinson

Wonder Woman est hospitalisée après avoir été gravement blessée en sauvant la vie d'un enfant. Annoncée à Diana Prince, cette nouvelle a de quoi surprendre. L'histoire est plutôt bonne et met efficacement en place un mystère intriguant qui donne envie au spectateur d'en savoir plus. En outre, j'aime bien le côté antimanichéen du personnage de Nancy Clark (une ancienne délinquante prête à replonger tout en étant capable de risquer sa vie pour sauver un enfant). Il est cependant dommage que son personnage n'ait pas droit à une conclusion, même chose pour son amoureux à sens unique Todd Daniels qui, après deux scènes utiles (il apporte des informations à Diana et au spectateur dans sa première scène et a ensuite une discussion avec Nancy qui permet de développer les deux personnages), ne sert strictement à rien dans ses autres apparitions. Autre point négatif, Diana n'accomplit pas grand-chose en tant que Wonder Woman, à part dans la scène finale où les auteurs laissent malheureusement passer une excellente opportunité de mettre en scène un nouveau combat entre Wondy et une impostrice, après son double robotique de la saison 2.

Note : 3 / 5
ÉPISODE 11


Scénario : Michael McGreevey
Réalisation : Gordon Hessler

Diana Prince cherche à empêcher une vente de fausses plaques d'impression entre deux malfaiteurs mais Pat O'Hanlon, un Leprechaun à qui l'un d'eux à volé son or, va compliquer sa mission en voulant le récupérer lui-même. L'épisode se laisse regarder mais non seulement une créature surnaturelle avec des pouvoirs magiques telle qu'un Leprechaun tranche avec le ton habituellement mi-terre-à-terre, mi-SF de la série, mais les auteurs n'exploitent même pas son potentiel alors qu'il y avait moyen d'en faire un équivalent de Mr Mxyzptlk pour Superman.

Note : 1,5 / 5
ÉPISODE 12


Scénario : John Gaynor + Arthur Weingarten
Réalisation : Gordon Hessler

Diana Prince enquête sur une série d'incidents dont est victime Gault Industries depuis la mort de son fondateur, Harlow Gault. Elle est loin de se douter que le responsable n'est autre que Gault lui-même, désormais réduit à l'état d'un cerveau dans un bocal et se cherchant un nouveau corps. Une intrigue classique de série B SF agréable à défaut d'être originale mais la confrontation finale entre Gault et Wonder Woman ne tient pas ses promesses, ce dernier se contentant de s'enfuir en lui lançant divers objets par télékinésie pour la retenir. La façon très personnelle dont Wondy fait du tir au pigeon est particulièrement fun.

Note : 3,5 / 5
ÉPISODE 13


Scénario : Patrick Mathews + Anne Collins
Réalisation : Alan Crosland

Sous l'identité de la trafiquante d'armes Mrs Fox, Diana Prince infiltre une vente aux enchères secrète dont l'enjeu est une ogive nucléaire volée aux Soviétiques. Ça fait plaisir de retrouver le côté SF-espionnage de la saison 2 dans cet épisode où les capacités physiques de Wonder Woman sont particulièrement mises à contribution. Un reproche, cependant: le méchant du jour, Sheldon Como, est un spécialiste en hologrammes mais ce n'est jamais exploité, à part dans la séquence prégénérique.

Note : 3,5 / 5
ÉPISODE 14


Scénario : Bill Taylor
Réalisation : Ivan Dixon

Une enquête sur des cristaux de collimation volés à un observatoire conduit Diana Prince à une convention de science-fiction dans cet épisode particulièrement fun. Au passage, les auteurs de la série veulent tellement surfer sur la mode des films de James Bond qu'il vont jusqu'à pasticher son thème dans la BO de cet épisode!

Note : 4 / 5
ÉPISODE 15


Scénario : Glen Olson + Rod Baker + Anne Collins
Réalisation : Alan Crosland

Diana Prince se rend à Berryville pour enquêter sur la disparition d'un étudiant qui serait peut-être liée à des apparitions d'ovnis dans les environs. Peu après son arrivée, elle apprend qu'une attaque extraterrestre a lieu à proximité. S'inspirant de la célèbre panique causée par l'adaptation radiophonique de La Guerre des Mondes en 1938, cet épisode démarre très bien dans son premier tiers en donnant au spectateur les mêmes informations qu'aux personnages, l'obligeant à se faire sa propre opinion: s'agit-il d'une vraie attaque extraterrestre (dans une série où on en a déjà croisés) ou d'un canular élaboré et dans ce cas, dans quel but? Il en découle une réflexion intéressante sur le pouvoir de manipulation des médias, d'autant plus que les journalistes n'y sont pas présentés sous un jour positif, étant soit des imposteurs manipulant sciemment leur public, soit des cyniques plus préoccupés par leur scoop que par ce que ressentent les proches des victimes; Henry Wilson le jeune aspirant journaliste qui aide Diana à résoudre l'affaire, étant heureusement là pour rappeler que leur véritable mission est de révéler la vérité. Malheureusement, si le premier tiers est très réussi, le reste de l'épisode est beaucoup plus convenu. Au passage, j'ignore si c'est un hasard ou un clin d'œil (sans mauvais jeu de mot) volontaire, mais le colonel ufologue Robert Elliot est joué par le même acteur que l'extraterrestre Andros dans la saison 1.

Note : 2,5 / 5
ÉPISODE 16


Scénario : Alan Brennert
Réalisation : Ray Austin

Sous l'identité de Kathy Meadows, Diana Prince signe un contrat de chanteuse auprès de Phoenix Studios pour enquêter sur une tentative d'extorsion dont ils sont victimes, une importante somme d'argent leur étant réclamé en échange de la restitution de la maquette d'un album posthume d'une vedette présumée morte qui leur a été volée. Inspiré de la légende selon laquelle les albums des Beatles contiendraient des indices cachés prouvant que le vrai Paul McCartney est mort et a été remplacé par un sosie (et au cas où on ne comprendrait pas, l'intrigue multiplie les références, allant jusqu'à pasticher la mythique pochette de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band), cet épisode est peu intéressant, d'autant plus que Wonder Woman n'y sert pratiquement à rien, le gros du travail étant accompli par les doux dingues d'Antimatter qui lui infligent même l'humiliation suprême d'arrêter TOUS les méchants du jour - moins un - à sa place. Le seul vrai intérêt de l'épisode est de nous faire profiter des talents de chanteuse de Lynda Carter qui y interprète deux titres de son album ... mais pour ça, autant écouter directement l'album. À noter également, c'est dans cet épisode que Judge Reynolds joue son tout premier rôle.

Note : 0,8 / 5
ÉPISODE 17


Scénario : Jackson Gillis + Anne Collins
Réalisation : Don McDougall

Trahi par son partenaire Dunfield et sa compagne Lucy DeWitt qui ont volé un système conçu par sa société avec l'intention de le vendre au marché noir, le richissime industriel Marshall Henshaw se retrouve à la rue et incapable de prouver son identité avant de recevoir l'aide d'un jeune vagabond nommé Barney. Même si le duo riche-pauvre formé par Henshaw et Barney fonctionne bien, cet épisode est peu intéressant et n'a pas beaucoup de sens: en quoi neutraliser Henshaw était-il utile au vol du système? En fait, je soupçonne les scénaristes d'avoir écrit au départ une histoire classique de milliardaire qui se fait déposséder de son identité et de sa fortune (Classique, mais largement suffisant pour faire un épisode sympa) et d'avoir ensuite maladroitement ajouté le vol d'un système stratégique pour justifier l'implication de Diana Prince.

Note : 1 / 5
ÉPISODE 18


Scénario : Roland Starke + Dennis Landa
Réalisation : Curtis Harrington

Une enquête sur le vol d'un virus meurtrier créé en laboratoire conduit Diana Prince à une agence matrimoniale. Malgré un sujet toujours actuel sur les armes biologiques, une antagoniste principale dont les méthodes radicales cachent des motivations louables (mais révélées trop tardivement) et l'humour apporté par les personnages du Pr Zander et de Mary Jane Thrip, cet épisode est lent et ennuyeux et on ne peut pas dire que les interventions de Wonder Woman soient spectaculaires : ses deux seuls exploits sont d'empêcher un suicide avec son lasso et de rattraper une fiole de virus au vol. À part ça, elle a deux scènes de poursuite où sa cible lui échappe à chaque fois, l'une motorisée et l'autre ... où elle demande son chemin à un pigeon.

Note : 1,5 / 5
ÉPISODE 19


Scénario : Alan Brennert
Réalisation : Alan Crosland

Bonnie Murphy possède un pouvoir particulièrement problématique : celui de provoquer des catastrophes autour d'elle. Et ça ne s'arrange pas quand son voleur de petit ami décide de l'utiliser à son insu pour provoquer des diversions lors de ses méfaits tout en sa faisant passer auprès d'elle pour un agent de l'I.A.D.C. Un épisode aussi réussi que son postulat de base est original et parfaitement exploité. Cerise sur le gâteau : Bonnie est un personnage adorable et on compatit sans problème aux soucis que lui causent ses pouvoirs.

Note : 4 / 5
ÉPISODE 20


Scénario : Anne Collins
Réalisation : Leslie H. Martinson

Diana Prince se rend à Crystal Lake pour enquêter sur l'"atterrissage" de mystérieux Tétraèdres. Elle se rend rapidement compte que ces objets sont des vaisseaux extraterrestres abritant des entités qui prennent possession des habitants de la ville. Si le point de départ (des extraterrestres volent les esprits de Terriens et prennent possession de leurs corps) rappelle celui de The mind stealers frome outer space de la saison précédente, ainsi que celui de Invasion of the body snatchers dont le remake était sorti 5 mois auparavant, cet épisode est aussi intriguant qu'efficace au niveau du suspense car on ignore tout des intentions des Tétraèdres, même chose pour l'étrange Polymorphe qui s'intéresse également à cette affaire. On a également droit à une ambiance paranoïaque et oppressante à mesure que les habitants de Crystal Lake cèdent à l'influence des Tétraèdres, ce qui nous vaut des scènes assez angoissantes telles que l'expression figée des habitants contrôlés et les visages déformés par la terreur emprisonnés dans les Tétraèdres. Le tout se termine sur un cliffhanger de taille annoncé par le titre quand Steven "Skip" Keller, le jeune allié de Diana à Crystal Lake, la surprend en train de se transformer en Wonder Woman.

Note : 5 / 5
ÉPISODE 21


Scénario : Anne Collins
Réalisation : Leslie H. Martinson

Diana Prince finit par découvrir que malgré leurs méthodes discutables, les Tétraèdres sont à la recherche d'un meurtrier polymorphe réfugié sur Terre. Malheureusement, leur cible la drogue pour lui faire oublier qu'elle est en réalité Wonder Woman. Par conséquent, le jeune Skip se retrouve seul contre tous dans une ville coupée du monde où tous ses proches sont possédés par des extraterrestres et où la seule personne qui pouvait l'aider a perdu la mémoire. L'excellente impression faite par la première partie de ce diptyque se confirme dans sa suite à l'ambiance paranoïaque et oppressante et dont la conclusion n'hésite pas à chambouler le statu quo de la série puisque, après que Wonder Woman a utilisé son lasso pour faire oublier sa double identité à Skip, ce dernier retrouve un enregistrement audio où il la mentionne. En fait, le dialogue d'adieu entre lui et Wondy où elle lui annonce qu'elle a l'intention de le revoir une fois mutée à Los Angeles suggère que ce double épisode aurait dû servir de conclusion à la saison 3 et que Skip serait devenu un personnage récurrent dans la saison suivante si celle-ci avait été tournée.

Note : 5 / 5
ÉPISODE 22


Scénario : Anne Collins
Réalisation : John Newland

Comme annoncé à la fin de l'épisode précédent, Diana Prince emménage à Los Angeles où elle est rapidement confrontée à un scientifique dément qui veut créer une armée de surhommes immortels pour conquérir le monde (Wow! Que de lieux communs en un seul personnage!). Conçu pour être le premier d'une saison 4 avortée, cet épisode met en place un nouveau statu quo et de nouveaux personnages qui ne seront jamais exploités, laissant un goût d'inachevé. Parmi eux, l'immortel Bryce Kandel alias Bret Cassiday a visiblement été créé pour doter Wondy d'un partenaire à superpouvoirs qui aurait permis de mettre un équivalent de Superman dans la série (Comme une forme d'aveu, Diana et Bryce font même référence à ce dernier sans le nommer). Malheureusement, même si le fait qu'il vit son immortalité comme une malédiction est crédible et bien géré, un tel personnage n'aurait pas été intéressant sans un équivalent de la kryptonite qui aurait permis de le mettre en danger (il est même immunisé contre le lasso de Wondy alors que Superman est vulnérable à la magie). Pire: la scénariste elle-même a du mal à gérer un personnage invulnérable et immortel: Joseph Reichman est surpris que le type qu'il a lui-même rendu indestructible survive à son lion domestique et Bryce recule devant des flammes et des vapeurs toxiques contre lesquelles il se sait immunisé.

Note : 2 / 5
ÉPISODE 23


Scénario : Anne Collins
Réalisation : John Newland

Comme à l'époque, les chaînes ne se souciaient guère de continuité ou de diffuser les épisodes dans l'ordre, Diana Prince retourne sans explication à Washington dans cette ultime aventure dans laquelle, se faisant passer pour un agent double afin de piéger Harrison Fynch, le chef d'un réseau d'espions, elle découvre que ce dernier a l'intention de s'approprier un parc d'attraction pour y installer un système de surveillance. La réputation du parc étant déjà bien compromise par la disparition récente d'un jeune visiteur et des rumeurs sur la présence d'un monstre qui y roderait, Fynch espère forcer son propriétaire à vendre en ajoutant un acte de sabotage à cette série noire. Si jusqu'à présent les diptyques de Wonder Woman la confrontaient à des menaces d'importance qui justifiaient la double durée (arrivée d'extraterrestres plus ou moins hostiles, invasion de Paradise Island par les Nazis), celui-ci l'oppose à une banale histoire de sabotage de parc d'attraction doublée d'une transposition moderne du Fantôme de l'Opéra. Une manière bien anticlimactique de conclure la saison et la série, donc, et qui aurait pu sans problème être condensée en un seul épisode. L'excellent personnage de David Gurney et la brillante interprétation de Jared Martin dans le double rôle de ce dernier et de son frère sauve heureusement quelques meubles.

Note : 2,5 / 5
ÉPISODE 24


Scénario : Anne Collins
Réalisation : John Newland

Suite et fin de l'épisode précédent dont il partage les qualités et les défauts. J'ajoute qu'après avoir terminé la première partie sur un cliffhanger où un véhicule percutait celui de Diana Prince, le début de la deuxième nous fait le coup du "non mais, en fait, elle en était sortie à temps."

Note : 2,5 / 5



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