Année : 2012
Genre : Les super-héros font du tourisme.
Durée : 13 épisodes de 24 min

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Il y a des cas où on n'a même pas besoin de savoir de quoi parle une série pour avoir l'eau à la bouche, tant l'équipe créative suffit à nous mettre en appétit. Prenez Shôgeki Gouraigan!! par exemple: une série créée et chara-designée par Keita Amemiya à qui on doit le légendaire Garo, et scénarisée par l'excellent Toshiki Inoue (Jetman, Kamen Rider Agito …). Avec une équipe pareille aux manettes, la série ne pouvait être que prometteuse mais réussit-elle à tenir ses promesses?


Ouvrez vos chakras pour le savoir!

À la fois narratrice et héroïne autoproclamée de la série, Hitomi Kai serait une lycéenne comme les autres, quoi qu'assez introvertie, si elle ne possédait une capacité assez particulière: celle de voir sous leur véritable apparence d'étranges créatures qui se cachent sous une apparence humaine.


Tiens, bonjour, Hitomi! Comment trouves-tu mon nouveau petit ami?


Heu ... Vous n'avez pas l'intention d'avoir des enfants, j'espère?

Ces créatures appartiennent à deux races différentes: les Magiis sont des monstres sournois et malfaisants ayant inspiré les Yôkais de la mythologie japonaise, tandis que les Hikaribitos (êtres de lumière), originaires du Chôshinkai, sont chargés de les combattre pour protéger l'humanité et ont inspiré les dieux des différentes mythologies.


Certaines transitions entre les scènes du premier épisodes sont très imaginatives.


Quoique parfois un peu WTF.


Voire trèèèèèèèèèèès WTF.

Mais en réalité, les choses sont loin d'être aussi manichéennes: certains Magiis sont pacifiques et n'aspirent qu'à mener une existence tranquille parmi les humains tandis que certains Hikaribitos commettent des crimes plus ou moins graves qui font d'eux des Kageribitos (êtres d'ombre). C'est le cas de Jin que son ancien ami et compagnon d'arme Gou est chargé de convoyer avec quatre autres prisonniers à bord de son vaisseau Bunba.


Le vaisseau tortue Bunba, inspiré du Bateau tortue de Yi Sun-si.


Navi, l'intelligence artificielle qui le pilote, réussit l'exploit d'avoir un look élaboré tout en étant pratiquement à poil.


L'actrice joue aussi le rôle de cette belle plante.


Vous croyez que pour les scènes où elle pilote le vaisseau, le réalisateur lui a juste dit: "Contente-toi de remuer les bras dans tous les sens, on verra le reste en postprod"?


Durant le voyage, Gou et Navi tuent le temps en faisant des duels de formes géométriques.


Le problème, c'est que Gou est mauvais perdant.

Malheureusement, durant le trajet, Bunba est attaqué par un Magii gigantesque et les cinq prisonniers en profitent pour s'enfuir et se réfugier sur Terre.


Nous sommes attaqués par une création de Lovecraft!


Sauve qui peut! Les femmes et les I.A. d'abord!


Correction: les prisonniers d'abord!

Gou est alors contacté par le roi du Chôshinkai, Shinkaioh, qui lui révèle que l'attaque du vaisseau faisait partie d'un plan d'évasion de Jin qui a l'intention d'exterminer l'humanité à l'aide d'une armée de 1000 Kageribitos qui fait actuellement route vers la Terre.


La cavalerie de l'apocalypse.

Ne disposant que de 100 jours avant leur arrivée, Gou se met à la recherche des Kageribitos évadés afin de solliciter leur aide pour vaincre cette armée. Pour les rallier à sa cause, il utilise une règle du Chôshinkai qui veut que si un Hikaribito en défait un autre en combat singulier, le perdant devient le serviteur du vainqueur.


Sa véritable apparence n'étant pas très discrète pour chercher ses futurs compagnons d'arme ...


... Gou prend celle d'un mannequin d'une publicité pour un appareil de musculation.


Il ne lui reste plus qu'à trouver des vêtements décents.


Voilà, c'est mieux!

C'est ainsi que Gou recrute successivement Rai, un grand amateur d'alcool et de femmes inspiré de Sun Wukong ...


La véritable apparence de Rai n'est pas très pratique pour draguer.


Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? J'ai du noir sur le museau?


Mais après un petit relooking ...


... ça va tout de suite mieux!

Geki, un gameur virtuose doublé d'un génie de l'électronique et du bricolage ...


Et accessoirement, adepte du clonage.


La preuve que c'est un génie: il a des lunettes.

Shou, une femme narcissique obnubilée par les jolies choses et amoureuse de Gou depuis qu'il lui a sauvé la vie, au point d'essayer régulièrement de lui sauter dessus ...


Ta main!


Son idée fixe: prendre l'apparence de la plus belle femme du monde.

Et enfin, Gan, justicier extrémiste aux manières de samouraï qui tire à vue sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Magii.


- Mais puisque je vous dis que je suis un bon Magii!
- Un bon Magii est un Magii mort!


Sachant que dans cette scène, il est vêtu en tout et pour tout d'une écharpe et d'une serviette autour de la taille, je préfère ignorer où il avait rangé son arme.


Ne vous fiez pas à son allure massive: Gan est le plus rapide des Hikaribitos.

Et comme il leur faut bien gagner leur vie en attendant l'arrivée de l'armada qu'ils doivent affronter, tout ce beau monde s'installe chez la grand-mère d'Hitomi (simplement appelée Obaachan (Mamie)) qu'ils aident à gérer sa brocante en échange du gîte et du couvert.


Comment trouves-tu mes nouveaux employés, Hitomi?


Je ne peux cacher ma joie, Mamie.


Le personnage qui tient un disque de l'actrice qui joue son rôle, c'est à peine méta!


J'ai un doute, elle les a pris comme employés ... ou comme esclaves?

Leur séjour sur Terre est d'ailleurs l'occasion pour les Hikaribitos de s'initier aux coutumes terriennes et surtout japonaises, l'occasion de nombreux malentendus comiques.


Certains objets terriens laissent les Hikaribitos perplexes.


J'ai trouvé! Ce doit être la nourriture de ce petit animal.


Croyez le ou non, mais ils sont en train d'essayer de préparer des sushis, là.


Testons la cuisine terrienne.


Delicious!

Au passage, contrairement aux Henshin Heroes habituels, les Hikaribitos ne se transforment pas: ils ont tout le temps la même apparence mais, à l'exception d'Hitomi, les Terriens les voient comme des humains normaux. Ce qui fait que pour le spectateur, ils alternent entre leur forme humaine et leur véritable apparence selon les plans, de la même manière que le héros des Aventures d'un homme invisible de John Carpenter apparaissait tantôt visible, tantôt invisible. Évidemment, quelqu'un qui prendrait la série en cours de route risquerait d'être un peu déstabilisé par ce choix de mise en scène et pourrait se demander pourquoi personne ne semble remarquer ces créatures bizarres qui se baladent parmi eux.


À la rigueur, pour cette scène, on pourrait mettre ça sur le compte du saké.

Quant à Jin, lui non-plus ne reste pas inactif en attendant son armée, puisque dès son arrivée sur Terre, il tue un homme d'affaire dont il prend l'apparence et l'identité, héritant ainsi de sa société, de sa fortune et surtout, de sa secrétaire. Et la secrétaire en question est un véritable cauchemar de féministe: pratiquement incapable de tenir une scène entière sans se déshabiller, semblant perpetuellement au bord de l'orgasme et sortant des répliques que même l'auteur de 50 nuances de Grey hésiterait à mettre dans ses livres, du style: "Es-tu Dieu ou le Diable? Réponds-moi, s'il te plaît. Au Paradis si tu es Dieu, en Enfer si tu es le Diable, je te suivrai n'importe où."


Dans le monde impitoyable des affaires, Jin élimine la concurrence de manière définitive.


La secrétaire de Jin ...


... légèrement nympho sur les bords.


Il faut dire qu'il sait la faire grimper au plafond.


Une statuette qui provoque des orgasmes mortels chez les femmes. Qui a dit que les séries de super-héros japonais ne s'adressaient qu'aux enfants?

D'ailleurs, il faut bien reconnaître que la représentation de la femme n'est pas toujours flatteuse dans cette série, entre ladite secrétaire, Surfer Jane qui est un fanservice ambulant, le harcèlement sexuel auquel Shou se livre sur Gou, ou le harem que se constitue Rai dans le deuxième épisode. C'est heureusement en partie atténué par le fait que ça a l'excuse (bon d'accord: demi-excuse) d'être généralement traité sous l'angle de l'humour, que les personnages masculins ne sont guère mieux lotis (notamment Haku, un obsédé sexuel au look de Tortue Géniale) et qu'il y a quand même plusieurs personnages féminins "normaux" comme Hikari ou sa grand-mère.


Où ça, du sexisme?


Que vient faire Tortue Géniale dans cette série?


Mais bien sûr que si, c'est Tortue Géniale: la preuve!


Je vous dirais bien que cette image a été sortie de son contexte, mais c'est très vilain de mentir.


Une série qui met ses héros à nu.

D'ailleurs, à propos de femmes, Jin met justement l'attente de son armée à profit pour rechercher Rin, une Hikaribito dont lui et Gou étaient autrefois amoureux et qui se cacherait sur Terre.


Entre Jin et Gou, le cœur de Rin balance.


Fight for love!


Une petite incohérence: ces flashbacks sont censés se dérouler avant que Gou et Jin ne choisissent leur apparence humaine.

Le dernier épisode nous réserve cependant un retournement de situation (passez donc directement au paragraphe suivant si vous ne voulez pas de spoiler) en nous révélant que le véritable commanditaire de Jin n'est autre que Shinkaioh qui souhaite exterminer l'humanité pour repeupler la Terre à son idée. Le problème, c'est que son plan n'a aucun sens: il demande à Jin d'exterminer l'humanité tout en demandant à Gou de l'en empêcher (l'empêchant au passage de se suicider quand il veut expier sa faute pour avoir laissé Jin s'évader) avant de demander à Jin de tuer les Hikaribitos qu'il vient de charger de massacrer les humains. Et comme si ça ne suffisait pas, quand Jin et les Hikaribitos unissent leurs forces pour l'affronter, ils sont aidés par un deus ex machina avec Shinkaioh qui perd ses pouvoirs parce qu'il y a eu un vote hors-champ au Chôshinkai pour le destituer.


Shinkaioh se met sur son 31 ...


... pour annoncer à l'humanité qu'il va l'exterminer.


Par contre, je ne suis pas certain que son auditoire l'ait bien écouté.


Pour tenir les Hikaribitos à l'œil, il a l'embarras du choix.

Dommage, d'ailleurs, que cette conclusion enchaînant twist incohérent, deus ex-machina et fin ouverte (la série se clôt sur l'arrivée de l'armée que nos héros doivent affronter et sur Hitomi qui devient géante et s'envole dans l'espace parce que pourquoi pas à ce stade) gâche un peu l'ensemble car visuellement, on s'en prend plein les mirettes. Le chara-design est somptueux et imaginatif et les effets spéciaux d'une grande qualité ... sauf quand ils sont volontairement ratés pour les besoins d'un gag, évidemment. Par exemple, avec ces kurokos sexy qui assurent des trucages à 30 centimes d'Euro le temps de deux épisodes (Bizarre, d'ailleurs, qu'elles ne réapparaissent pas ensuite (si ce n'est en figurante dans l'épisode 7) alors qu'on s'attendrait à ce que ce soit un running gag de la série, comme pour Fire Leon qui utilisait un gimmick similaire).


Vous pensez que ce robot géant a été fait en CGI?


Perdu!


Ça, c'est de l'effet spécial de qualité!


Par contre, tout le budget est passé dedans. Du coup, pour animer les papillons, il faudra se contenter de ça.


Ne critiquez plus jamais les effets spéciaux d'une scène de transformation après ça.


Je vous jure que cette image provient de la série et non du making of!

Car même si Gouraigan possède ses moments sérieux avec la menace d'anéantissement qui pèse sur la race humaine et le triangle amoureux tragique entre Gou, Jin et Rin, la série est avant tout une comédie dont l'humour est assuré par le côté "poisson hors de l'eau" des Hikaribitos jouant les touristes sur Terre et multipliant les gaffes en raison de leur méconnaissance du Japon.


Heureusement que Mamie est là pour initier Rin aux us et coutumes terriens.

Mais aussi par une galerie de personnages secondaires tous plus déjantés les uns que les autres.


Oh my god! Tu crois que c'est nous qu'il traite de déjantés?

Certains, à l'instar d'Hitomi, sont même conscients d'être dans une série et s'adressent régulièrement au spectateur.


Akiko mène l'enquête.


Du moins, quand elle n'est pas trop occupée à faire son intéressante face à la caméra.

Enfin, certains épisodes sont des parodies de genres entiers de fictions japonaises. Ainsi, dans l'épisode 3, Geki se mesure à des gamers hauts en couleurs qui n'auraient pas détoné dans une série ludique à la Yu-Gi-Oh!


Croyez-le ou non, mais ces trois personnes sont des gamers professionnels venus disputer une partie.


C'est l'heure dududududu duel!


Another one bites the dust.


Hélà, on avait dit "pas d'armes"!

Tandis que dans le 8, Gou et ses camarades décident de devenir les héros locaux de la ville portuaire de Nekomatagi sous le nom des Pikkamen et doivent affronter un fantôme responsable de l'enlèvement de leurs amis, l'occasion de parodier à la fois les codes des films de fantômes et ceux des séries de Sentai.


Ciel! Un fantôme!!!


Ben quoi? Vous n'avez jamais vu un fantôme faire une course de relais avec un monstre de la semaine?


Et il a amené son armée de sbires avec lui.


Pourquoi c'est moi qui doit faire la demoiselle en détresse?


Pouvoir de l'effet pyrotechnique ...


... transforme-nous!

Mélange savoureux et bien équilibré de super-héroïsme, de comédie loufoque et de love story tragique, visuellement somptueux, Shôgeki Gouraigan!! souffre néanmoins d'un dernier épisode qui, malgré d'indéniables qualités (résolution satisfaisante de la plupart des intrigues, combat épique entre le vaisseau de Gou transformé en robot géant et le boss final devenu un monstrueux dinosaure), cumule incohérences, deus ex machina et fin en queue de poisson qui ne peuvent qu'être frustrants. Ce n'est d'ailleurs pas la seule source de frustration car avec seulement 13 épisodes, la série nous en offre à la fois trop et pas assez: les nombreux personnages secondaires sont savoureux mais souvent sous-exploités et si certains running gags sont correctement gérés (Le Magii qui ne parvient jamais à manger sa glace), d'autres semblent abandonnés sitôt introduits (Les kurokos sexy). Ce qui fait qu'on termine la série avec des sentiments contradictoires, à la fois heureux d'avoir passé un bon moment devant et déçu qu'elle ne soit pas aussi bonne qu'elle aurait pu l'être si elle avait exploité son potentiel jusqu'au bout.


Répète ce que tu viens de dire sur notre série?



BILAN


Histoire = 4 / 5
C'est vraiment dommage que les défauts du dernier épisode (twist incohérent, deus ex machina, fin en queue de poisson) gâchent un peu l'ensemble car le reste du scénario est très bon avec son mélange de love story tragique, de superhéroïsme et d'humour loufoque.



Humour = 4 / 5
Qu'ils reposent sur les personnalités déjantées des personnages, la méconnaissance de la culture Japonaise par les Hikaribitos ou les ruptures du quatrième mur, les gags font toujours mouche. Le fait que quelques running gags potentiels soient abandonnés aussitôt après avoir été introduits est malheureusement un peu frustrant.



Hikaribitos = 5 / 5
Charismatiques et attachants avec des personnalités et motivations bien définies, chacun d'eux possède un look unique, imaginatif et élaboré.



Personnages secondaires = 3,4 / 5
Tous savoureusement déjantés et mémorables, au point qu'on regrette que la plupart d'entre eux ne soient pas plus exploités, ce qui, couplé à l'insupportable secrétaire de Jin, m'oblige à revoir la note à la baisse.



Casting = 5 / 5
Tous les acteurs collent parfaitement aux personnages qu'on leur fait jouer, avec, évidemment, une mention spéciale pour Toshihide Wakamatsu en méchant tourmenté et charismatique.



Magiis = 3,4 / 5
Le design des Gûsûs restitue bien leur côté "monstre inoffensif" et leur donne même une allure presque comique renforcé par leur aspect "acteur en costume". Quant aux Kisûs, ils sont tous réussis avec une apparence unique pour chacun. Si leur design mériterait la note maximale, je suis malheureusement obligé de la baisser car les Kisûs n'ont pas de réelle personnalité et sont juste des créatures malfaisantes interchangeables.



Combats = 5 / 5
Très impressionnants (d'autant plus que la plupart ont été réalisés devant des fonds verts les rendant encore plus compliqués à réaliser) et chaque Hikaribito possède un style de combat bien défini.



Méchas = 5 / 5
Un seul (Bunba/Shougekigouraigan), mais il est vraiment magnifique!



Effets spéciaux = 5 / 5
Assurément LA principale qualité de la série qui est visuellement magnifique ... sauf quand ils sont volontairement ratés pour les besoins d'un gag, évidemment.



Musique = 3 / 5
Rien à redire sur l'excellente chanson du générique de début (光人 の 誓い (Hikaribito no chikai = Le serment des Hikaribito) par Kae), et celle de fin (De-Light par Yua Shinkawa qui joue le rôle d'Hitomi) est très agréable. En revanche, aucune des musique d'ambiance n'est réellement mémorable.



Génériques = 3,4 / 5
Le générique de début est très esthétique mais confus et il ne montre aucun acteur à l'exception de Yua Shinkawa. Les Hikaribitos n'y apparaissent que sous leur vraie forme et sont présentés via de brèves scènes où ils affrontent Gou (y compris Jin dont le corps est masqué par une brume noire).


Celui de fin, différent à chaque épisode, montre une scène du quotidien d'Hitomi et de son entourage filmée en 4/3 et en plan séquence tandis que les crédits défilent à droite de l'écran, un défi technique remporté à chaque fois avec brio. Il est suivi d'une bande annonce de l'épisode suivant, elle-même suivie d'une image d'une page du journal intime d'Hitomi masquée par une photo d'icelle, le tout disparaissant aussitôt derrière une nuée de bandeaux jaunes portant les avertissements "danger" et "keep out", une conclusion d'autant plus déroutante qu'elle dure à peine une seconde et qu'on n'a donc pas le temps de voir ni de comprendre quoi que ce soit. (On peut cependant lire ces pages dans les bonus des DVDs de la série)




NOTE FINALE = 16,8 / 20



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