Année : 2013
Genre : Catch me if you can.
Durée : 26 épisodes (rounds) de 23 minutes
Site officiel : http://fireleon.com/
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Mêlant affrontements plus ou moins chorégraphiés et sens du spectacle, le catch est un sport de combat très populaire au Japon et une influence majeure derrière le tokusatsu. Il semblait donc inévitable que tôt ou tard, on ait droit à une série de tokusatsu centrée sur ce sport. Plutôt tard que tôt, d'ailleurs, puisqu'il faudra attendre FIRE LEON en 2013. Mais mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas? Surtout quand la série en question se double d'une parodie à haute teneur en portnawak.


Que le combat commence!

Passionné de catch depuis son enfance, le jeune Takeru Gôdô rêve de devenir le catcheur le plus fort du monde et s'entraîne quotidiennement pour y parvenir. Mais il est hanté par un souvenir douloureux car ses parents, Kaoru et Mari, ont été enlevés sous ses yeux alors qu'il était enfant et il vit depuis chez Kenichi Kusayanagi et ses deux filles: Yû qui dirige le Café Friends et Hiina qui voit en Takeru bien plus qu'un simple ami d'enfance.


La dernière fois où la famille Gôdô aura été réunie.


Et encore: il manquait la sœur cachée.


Métaphore!


Takeru déprime.


Hiina simule une agression pour le faire sortir de sa léthargie.


Euréka!


Kenichi examine Takeru à l'aide d'une technologie de pointe.

Depuis ce funeste jour, son père est détenu par Crager Sin, le dirigeant de Jeard, une organisation criminelle qui organise des tournois de catch clandestins dans lesquels s'affrontent les Bio Wrestlers, des monstres créés par Kaoru en combinant l'ADN d'animaux à celui de catcheurs célèbres.


Takeru (se faisant passer pour son clone) et Hiina (se faisant passer pour un sbire) infiltrent la base de Jeard. (Je vous jure que je n'invente rien)


Kaoru tente une opération de la dernière chance pour rendre la vue à son fils.


Ingrédients pour fabriquer un Bio Wrestler: 150 ml d'ADN de catcheur, 80 ml d'ADN d'autre chose (je doute qu'une statue moai ait un ADN, mais passons ...), 100 g de yaourt, 30 g de champignons, sucre, sauce soy, alcool de riz, noix, algues ... (Important: ne pas avaler!)


Et voilà le travail!


Regardez le bien dans les yeux.


Ciel! Nous somme paralysés.


Pas grave: j'ai trouvé la parade.

Mais un jour, le Bio Wrestler Bruzakk échappe à la surveillance de Jeard et sème la panique en ville, menaçant de révéler au monde l'existence de l'organisation. Chargée de ramener le fuyard, La Doll (la sexy-méchante de service) a la surprise d'assister à un affrontement entre Bruzakk et Takeru au cours duquel ce dernier se transforme en un surhomme nommé Fire Leon à l'aide du soldier mask conçu par son père.


Crager Sin, le commandant de Jeard.


Sa télékinésie se manifeste sous forme d'incrustations ratées.


Aïe! Je n'aurais pas dû dire ça, ça l'a mis en rogne.


Aucun doute, ce sont bien ses cellules.

A partir de ce jour, Jeard va chercher par tous les moyens à s'emparer du soldier mask, envoyant ses Bio Wrestlers affronter Fire Leon les uns après les autres, au point que Takeru et La Doll finissent par considérer ces combats comme des formalités.


Laissez-moi deviner ... Ils sont derrière moi, c'est ça?


Takeru joue au chat et à la souris avec son adversaire.


Vous connaissez le cliché du personnage qui, après un coup donné par son adversaire, est projeté dans une pile de cartons? Hé bien, FIRE LEON pousse ce cliché à l'extrême et on trouve des piles de cartons dans les endroits les plus incongrus, même (surtout) quand ils n'étaient pas là sur le plan précédent.

Les duels opposant Fire Leon aux Bio Wrestlers suivent généralement le même déroulement sur deux épisodes: la première partie se termine sur un cliffhanger avec Fire Leon dépassé par la technique de combat de son adversaire et sur le point de perdre le combat, tandis que dans la deuxième, il est sauvé par une intervention extérieure et remporte le combat suivant après avoir appris à la faveur de son entraînement un moyen de contrer l'attaque de son ennemi.


Tiens? Je ne savais pas que l'entraîneur de JEANNE & SERGE avait une fille.


997, 998, 999, et 1000! (chiffres authentiques!)


Allo? Mais non, tu sais bien que tu ne me déranges jamais, voyons.


Je me demande si cet exercice sera utile pour le prochain combat?


D'accord, c'était une question idiote.

Influence du catch oblige, les combats entre Fire Leon et les Bio Wrestlers se déroulent généralement sur un ring que le héros fait apparaître au début du combat et sur lequel les deux adversaires multiplient les attaques emblématiques de ce sport, tandis que la sexy-méchante La doll ou sa rivale Julia expliquent lesdites attaques aux spectateurs.


Fire Leon soigne son entrée.


Copieuses!


Fight!

Car FIRE LEON n'est pas une série qui se prend au sérieux. C'est une parodie assumée à côté de laquelle le BATMAN des années 60 ressemble au DARK KNIGHT de Nolan. La première chose que l'on remarque, ce sont évidemment les effets spéciaux volontairement calamiteux. C'est bien simple: jamais les adversaires d'un toku-héros n'auront autant ressemblé à des comédiens en costume (productions ZEN PICTURES incluses)!


Dans quel autre série verrait-on le héros affronter un hybride de Toutânkhamon et de Hulk Hogan?


Le célèbre axe bomber de Hulk Hogan prend ici un sens littéral.


Ce monstre mi-homme, mi-chauve-souris est inspiré du catcheur Fred Blassie, dont le gimmick était de mordre ses adversaires lors du combat. Il est célèbre au Japon pour avoir affronté le légendaire champion Rikidôzan dans un combat tellement sanglant que la légende prétend que certains spectateurs ont succombé à des crises cardiaques en regardant le match!


On notera que sans ses dents, il fait beaucoup moins peur. (et qu'on voit la bouche de l'acteur, soit dit en passant)


Quelle coïncidence: alors que Fire Leon affronte ce monstre, Yû lit à des enfants une histoire avec une chauve-souris.

Et ne parlons pas de la base de Jeard qui n'est qu'une maquette qui ne trompe personne ou des jouets utilisés pour illustrer les explications des personnages.


La métaphore dite "du cookie".


Celle de la grenouille et du serpent.


Et celle du ... du ... du quoi au juste?


Ce sbire s'autodétruire dans 3, 2, 1 ...


Zéro!


Y en a marre! On va se plaindre à notre syndicat.


La multiplication des sbires.


Tiens moi cette bombe pendant que je fais des moulinets avec ma pagaie.


BONG!


Oh, pardon, collègue.


Un sbire déguisé pour passer inaperçu.


Le masque de luchador, ça ne va pas à tout le monde.

Dans le même genre, on a droit à des images "fixes" où les acteurs peinent clairement à rester immobiles, ou des "ralentis" qui sont en fait filmés à vitesse normale tandis que les acteurs bougent et parlent le plus lentement possible, aidés par des kurokos pas du tout discrets (Note culturelle: les kurokos sont des acteurs habillés de noir pour se fondre dans le décor et qui assurent les effets spéciaux dans le théâtre japonais).


Ne bougeons plus.


Un drame imminent! (Je précise que c'est censé être un vrai caniche et que le vélo est censé être en train de rouler)


Je dois y aller: la justice m'appelle!


Et la folle poursuite s'engage.


Le photographe Hiyama se prend pour Kikaider.


Des kurokos? Où ça, des kurokos? Je ne vois aucun kuroko!


Et je ne vois aucun tapis non plus.

Un gimmick important de la série, ce sont ses guest stars. Fire Leon croise ainsi régulièrement de véritables catcheurs de la New Japan Pro Wrestling dont les apparitions sont toujours commentées par un des personnages de la série récitant leur CV.


Merci du coup de main, guest star.


L'enfance martyre de Tetsuya Naitô (reconstitution).


Ha, ha! On fait moins les fiers, maintenant.


Dans l'épisode 19, c'est carrément le chanteur Shûta Morishima qui vient encourager Fire Leon en chantant le générique de la série.

Même Daitetsu, le coach du héros est incarné par un authentique coach de la New Japan Pro Wrestling: Takeshi Misawa. Sans parler d'Erika Ura et de Yuzuki Aikawa, interprètes des sexy-méchantes La Doll et Julia Kisaragi (aucun lien de parenté avec Cutie Honey), qui ont la double compétence gravure idole et catcheuse professionnelle.


Jeard recrute.


Hiina se présente au casting.


Mais c'est Julia Kisaragi qui est recrutée.


Une candidate conteste cette décision.


Mais Julia lui oppose des arguments frappants.


La Doll, sexy-méchante très sexy (Derrière elle, des joueurs de hula hoop qui se déplacent à chaque changement de plan pour rester dans le champ de la caméra).


Julia, sexy-méchante très méchante.


Il n'y a de la place que pour une seule sexy-méchante dans cette série!


Amateurs de catch féminin, l'épisode 20 est pour vous.

La présence de ces catcheurs n'est pas si surprenante quand on sait que la New Japan Pro Wrestling appartient justement à Bushiroad, la société qui produit la série. Et comme Bushiroad produit également le dessin animé MILKY HOLMES, un des épisodes de FIRE LEON utilise carrément les héroïnes du dessin animé comme guest stars. Ou plutôt: leurs voice actrices habillées comme leurs personnages respectifs et parmi lesquelles on reconnaît ... deux des actrices principales de FIRE LEON! Mais bon, dans une série où les personnages lisent parfois le script pour savoir ce qu'ils doivent faire ensuite, qu'y-a-t-il d'étonnant à ce qu'ils croisent les acteurs qui les incarnent, même en plusieurs occasions?


Même les héroïnes de dessin animé fréquentent le Café Friends de Yû.


Et comme c'est la même actrice qui joue les deux personnages, Yû et Sherlock Shellingford en profitent pour se faire photographier ensemble.


Photographie prise par Nero Yuzurizaki ...


... qui est interprétée par la même actrice que Motomi. Ici en mode "Saturday Night Fever".


Ah, pardon, c'était en fait le mode "Beam me up, Scotty".


Reconstitution de l'enfance de Motomi.


OUIN! C'est si émouvant.

Mais la série utilise d'autres guest stars encore plus étonnantes en la personne de super-héros locaux. Ces super-héros vedettes de spectacles live et de films à petit budget quittent ainsi leurs villes respectives en compagnie de leurs adversaires attitrés le temps d'un petit crossover avec Fire Leon, leurs apparitions s'accompagnant d'un texte à l'écran résumant leur background. Mieux: le dernier épisode révèle même que l'ennemi juré d'un de ces héros locaux n'est autre que le père d'un des personnages principaux de FIRE LEON!


Rien n'étonne les Japonais, pas même quand un superhéros affronte un supervilain devant leur maison.


Dio-dio-dio-dio-dio! (sic)


- C'était quoi, ça?
- Aucune idée.

FIRE LEON comporte 26 épisodes (appelés "rounds") répartis sur deux saisons séparées par une interruption d'un trimestre (et non un an comme pour les séries américaines). La première saison comporte 12 épisodes et se termine quand Fire Leon utilise pour la première fois son attaque caractéristique du "Fire Suplex" (Et oui, à la différence des toku-héros classiques qui dévoilent leur attaque finale dès leur premier combat, Fire Leon mettra une douzaine d'épisodes à la mettre au point) tandis que Jeard recrute un nouveau membre en la personne de Julia Kisaragi.


Hiina mène l'enquête.


Et retrouve par hasard le père de Takeru.


Mais sa méthode pour le délivrer laisse à désirer.


Résultat.


Quand les cookies résistent au maillet, c'est mauvais signe.


Le curry de Hiina a des effets surprenants sur les consommateurs.


Quand elle essaie de noyer ses soucis dans la crème glacée, c'est qu'elle s'est disputée avec Takeru.


Le casque est très tendance, cette année.


GRAOR!

Signalons enfin que presque chaque épisode se termine par une courte séquence mettant en scène Yû, la plupart du temps répondant à un appel ou un SMS de sa sœur avant de prendre la pose face à la caméra. Les auteurs doivent d'ailleurs particulièrement aimer ces séquences puisqu'elles sont compilées (ainsi que quelques-unes qui n'avaient pas été utilisées) dans les bonus de l'édition DVD.


La minute Yû.


Remplacée par Crager Sin dans l'épisode 21 (Ce qui fait protester Yû en voix off).


Ben? Pourquoi je n'ai pas de dialogue dans cet épisode?


Nous, on sait!


Au secours! De vilains bonshommes m'enlèvent!


Ben quoi? Vous n'avez jamais vu une somnambule faire les cent pas en dandinant des fesses?

Mêlant habillement l'univers du catch et celui du tokusatsu, FIRE LEON est une série autoparodique comparable à BATTLE CATS mais qui ne néglige pas pour autant quelques séquences dramatiques. Malgré l'aspect répétitif des combats, c'est le genre de série qu'il vaut mieux regarder plusieurs fois pour mieux repérer les nombreux gags visuels à l'arrière-plan, mais aussi les indices prédisant certains rebondissements (par exemple, dans l'épisode 3, un des personnages principaux se révèle être un agent de Jeard et quand on regarde la série une deuxième fois, on réalise que ce twist était préparé depuis le premier épisode). Autrement dit: qu'est-ce vous attendez pour vous y attaquer?


Cette chronique est maintenant terminée, merci de l'avoir suivie.


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