Année : 2017
Studio(s) : LDH Japan Inc, OLM, Inc, Takara Tomy, TV Tokyo
Créateur(s) : Abiru Kazuhiko (阿比留 一彦), Kawasaki Yukio (川崎 由紀夫), Kubo Masakazu (久保 雅一), Mori Hirotaka (森 広貴), Nakano Tetsu (中野 哲), Okuno Toshioki (奥野 敏聡), Saitô Kiyomi (斎藤 清美)
Genre(s) : Henshin Heroine, Girls x Heroine
Sous-genre : Magical girls band.
Thème(s) : Collection, Musique

Série disponible sur : Amazon, Cdjapan, Yesasia, Zenmarket.
Intermédiaires : Buyee, Celga.

Introduction :

Une série mettant en scène une superhéroïne dont la véritable identité est celle d'une chanteuse qui existe vraiment, sur le papier, ça ressemble à un coup marketing de génie où la série ferait la publicité des disques et vice-versa; mais une fois l'idée mise en application, on se rend compte que ce n'est pas si simple et Marvel s'est cassé deux fois les dents sur ce concept. La première au début des 80s quand la maison d'édition s'associa avec Casablanca Records pour créer la chanteuse disco mutante Dazzler qui, après avoir été introduite dans Uncanny X-Men 130 de février 1980 (LA série best-seller de l'époque), aurait dû vivre des aventures dessinées tout en étant incarnée IRL par une nouvelle vedette du label. Sauf que rien ne se passa comme prévu : Casablanca annula le deal au dernier moment et la série fut lancée en mai 1981 sans valeur ajoutée. Pour ne rien arranger, elle surfait sur la mode déjà moribonde du disco et avait été confiée à des auteurs peu inspirés qui jouaient la carte du soap opéra à l'eau de rose. Une nouvelle équipe créative tenta de lui donner une orientation plus superhéroïque ainsi qu'un bien meilleur costume mais arriva trop tard pour sauver la série qui s'acheva au numéro 42 de mars 1986 dans une relative indifférence. L'héroïne connut un regain de popularité en rejoignant les X-Men en février 1987 dans leur 214eme aventure ... pour quitter l'équipe moins de 3 ans plus tard.


C'était bien la peine de confier certaines couvertures au talentueux Bill Sienkiewicz !

Pas totalement découragée, la maison des idées remit le couvert la décennie suivante en s'associant avec RCA Records pour lancer Nightcat, une superhéroïne basée sur la chanteuse Jacqueline Tavares (En réalité, la majeure partie de ses chansons était interprétée par une certaine Nikki Greggoroff). Introduite en avril 1991 dans un one shot bénéficiant de noms prestigieux (un scénario de Stan Lee, un costume créé par Jim Lee (qui ne dessinera malheureusement pas l'intérieur, trop occupé sur les X-Men) et une magnifique couverture peinte de Joe Jusko, également utilisée pour la pochette du premier album de Jacqueline), cette deuxième super-chanteuse eut encore moins de chance que Dazzler et le livre comme le disque furent de cuisants échecs commerciaux, la condamnant à un rapide oubli.


Encore un gâchis de superbe couverture. Décidément !

Avec le recul, on se rend compte qu'en format BD, l'idée était vouée à l'échec dès le départ pour une raison évidente : comment se faire une idée de la qualité musicale d'une chanteuse dans un médium ... dépourvu de son? On pourrait donc penser que le concept aurait plus de chances de fonctionner avec une série télévisée.


D'ailleurs, même si elles n'étaient pas associées à de vraies chanteuses, Jem & les Hologrammes, qui avait quelques faux airs avec Dazzler, avaient cartonné à la télévision.


Quant au film live, répétez après moi : c'est une légende urbaine.

En 2017, c'est justement ce que tente le studio OLM, Inc, associé à Takara Tomy pour les jouets dérivés et à LDH pour la partie musicale, en créant les Miracle Tunes, une équipe de Henshin Heroines juvéniles dont l'identité secrète est celle d'un girls band que les actrices qui les incarnent forment réellement hors écran. Ces idoles guerrières auront-elles plus de chances que leurs prédécesseuses marveliennes?


Envoyez la musique !

Partie 1 - Naissance des Miracle Tunes (Épisodes 1-9)

Écolière écervelée, Kanon Ichinose est fan de Mai Kanzaki, une jeune chanteuse à la popularité grandissante doublée d'une enfant de la balle puisque son père est un célèbre chef d'orchestre tandis que sa mère, décédée quand elle était petite, était une pianiste de renom. Aussi, quand le label RaspBerry Music organise une audition pour sélectionner deux artistes destinées à rejoindre son idole pour former le girls band Miracle² (Prononcez Miracle Miracle), Kanon s'empresse d'y participer et est sélectionnée en compagnie de Fûka Tachibana, une jeune prodige de la danse. Elles apprennent alors que Mai n'est pas qu'une chanteuse à succès mais aussi une idole guerrière tirant ses pouvoirs de l'Harmony Energy générée par ses fans. Celle-ci étant encore trop faible malgré sa popularité, l'audition avait comme but caché de recruter deux autres combattantes pour luter à ses côtés au sein des Miracle Tunes.


Mai, Kanon et Fûka en tant que Miracle² ...


... et en tant que Miracle Tunes.


On va devoir refaire le plein d'Harmony Energy.

Leur mission, confiée par la Déesse de la Musique, est de récupérer les Sound Jewels, des joyaux magiques en forme de notes correspondant chacun à un instrument ou à un genre musical et qui, quand ils sont réunis, génèrent le Chant de la Bénédiction capable d'instaurer la paix dans le monde. Conservés à l'origine dans la Crystal Melody Box du Royaume de la Musique, ils ont été dérobés par le démon Maô qui les a transformés en Negative Jewels après avoir détruit leur contenant, plongeant le royaume dans les ténèbres. Bien que confiné dans sa propre dimension, il a remis les joyaux corrompus à ses complices de Dokudokudan, un trio de malfaisants dont les noms sont des jeux de mots sur des douleurs corporelles : Kenji Mizoochi (Creux à l'estomac), géant au look de pirate, Nechigae (Torticolis dû à une mauvaise position pour dormir), femme à la coiffure improbable souffrant de fréquents torticolis, et Komuragaeri (Crampe à la jambe), scientifique à l'efficacité discutable et au genre incertain puisqu'iel a une voix et un look féminin, portant même une robe dans un épisode, mais est interprété par un homme.


Grâce à ces portraits robots, Dokudokudan ne nous échappera pas.


La Déesse de la Musique contacte les Miracle Tunes en apparaissant dans le miroir de leur loge.


Maô fait de même avec celui de ses séides.


Sauf pendant les vacances d'été.


Avant tout, il nous faut un plan.


Mizoochi a le même gant que Freddy Krueger ... si Freddy Krueger avait peur de blesser ses victimes.


Nechigae aurait-elle un lien de famille avec David Niven ?


Le Pr Komuragaeri parachève sa dernière invention ...


... pendant que ses complices prennent leurs précautions.

Dokudokudan utilise les Negative Jewels pour laver le cerveau d'innocents qui deviennent des Negative Jewelers. Portant des noms dérivés de mots ou d'expressions comportant des références à une partie ou fonction corporelle, ceux-ci sont chargés de rendre les humains malheureux afin de générer l'aura négative qui doit permettre à terme à Maô de rejoindre notre monde pour le conquérir. Les Miracle Tunes doivent donc affronter ces méchants malgré eux dans des combats mêlant comédie et numéros musicaux avant de les ramener à leur état normal en retransformant en Sound Jewel le Negative Jewel responsable de leur état.


Les Negative Jewels n'ont pas des têtes de porte-bonheurs.


Et si on les proposait à la vente ?


Le public test n'est pas convaincu.


Vous ne passerez pas !


Cette grève des éboueurs prend des proportions inquiétantes.


N'approchez pas, j'ai un sèche-cheveu et je n'hésiterai pas à m'en servir !


Combattre ces Negative Jewelers pâtissières ne va pas être de la tarte !


L'agriculture manque de bras.


Ça peut s'arranger.


Et la folle poursuite s'engage.

Elles sont aidées dans leur mission par les Rythms, des fés originaires du Royaume de la Musique ayant élu domicile dans leurs morpheurs et qui correspondent chacun à un style musical : Rocky (Rock) pour Mai, Poppun (Pop) pour Kanon et Clanosuke (Classique) pour Fûka.


Oh ! My ! God !


Vous voulez relooker votre Rythm ? Il y a une application pour ça.


Vous voulez nourrir votre Rythm ? Il y a une application pour ça.


Une publicité déguisée pour les proders ? Où ça ?

La série se consacre autant à la lutte des Miracle Tunes contre les Negative Jewelers qu'à leur carrière naissante d'idoles de la chanson et tout ce qu'elle implique : cours de danse, séances photos, enregistrements de disques, concerts, rencontres avec les fans, reportages, interviews et autres apparitions dans des émissions télévisées. Série jeunesse oblige, elle fait cependant l'impasse sur les aspects négatifs ou polémiques de cette industrie.


Épuisantes, ces interviews.


Et ne parlons pas des paparazzis !


Dites cheese !


Vite, une diversion !

Autant de choses que leurs interprètes connaissent bien car, comme dit en introduction, Miracle² n'est pas qu'un groupe fictif mais aussi le girls band que les actrices ont formé dans le monde réel durant l'année qu'à duré la série. Ce sont d'ailleurs elles qui interprètent les chansons entendues dans les épisodes ainsi que les différents génériques. Il convient donc de saluer le choix des actrices qui, en plus d'être bonnes comédiennes, sont d'excellentes chanteuses et danseuses malgré leur jeune âge. Asaka Uchida, qui incarne Kanon, est peut-être moins douée pour la danse que les autres, mais les auteurs ont eu la bonne idée d'intégrer ça à l'écriture en faisant de son personnage une danseuse parfois maladroite mais qui compense en travaillant plus durement que ses camarades. Les membres du vrai Miracle² ne mènent cependant pas une activité secrète de justicières magiques, contrairement à leurs personnages dans la série, dont seule la manager Mayumi Yuzuhara est au courant de la double vie.


On découvrira par la suite qu'elle est elle-même une ancienne idole.


Doublée d'une ancienne idole guerrière.

Les autres personnages réguliers sont Yukie Suzuhara, cuisinière et intendante de leur appartement commun constamment vêtue de kigurumi, le producteur Kazunari Sawanobori et le maquilleur gay Kojirô. Avec ce personnage, la série réussit à être à la fois gay friendly et homophobe : d'un côté, elle inclut un personnage régulier d'homosexuel ami des héroïnes qui ne sont pas gênées par son orientation, un des Rythms faisant même remarquer que tant qu'il y a de l'amour, le genre n'a aucune importance; mais de l'autre, il est très stéréotypé et son homosexualité est uniquement utilisée comme source d'humour, un des running gags étant que Mizoochi souffre de TSPT depuis le jour où le maquilleur l'a embrassé de force après l'avoir surpris en train de fouiller la loge de nos héroïnes.


Yukie est une mère poule pour ses protégées.


The UNambigously gay comic relief.


Mizoochi lui a tapé dans l'œil.


À moins que ce ne soit l'inverse ?


K.O.jirô. (Notez l'affiche judicieusement placée)

L'entourage des Miracle Tunes comporte également des personnages semi-récurrents tels que les familles des héroïnes, l'instituteur et les camarades de classe de Kanon, ainsi que le jeune acteur vedette Ryô Kurihara, qui lui sert vaguement de love interest.


Comme superhéroïne, Kanon a de qui tenir, puisqu'elle est la fille de Bouken Silver et de Kamen Rider Larc.


Ses camarades de classe Rudolph Rain, Yunta Serizawa et Erina Tamagawa.


Les grands parents de Fûka l'élèvent en l'absence de ses parents, médecins humanitaires.


Lesquels n'apparaîtront que sur cette photo.

La mission des Miracle Tunes semble en excellente voie, particulièrement avec l'acquisition de Sound Jewels spéciaux qui leur permettent d'activer des transformations associées à des styles musicaux (hip hop, rock et techno) ... jusqu'à ce qu'un élément extérieur vienne involontairement la compromettre.


Last night a DJ saved my life.


I love rock'n roll.


Pump up the volume.


Partie 2 - Miracle² contre Kari Kari (Épisodes 10-25)

En effet, après une carrière à succès aux États-Unis, le duo musical, Kari Kari, constitué des sœurs Akari et Hikari Shiratori, débarque au Japon où il pourrait bien devenir plus populaire que Miracle², ce qui les empêcherait de collecter l'Harmony Energy nécessaire à leur mission. C'est alors que Kazunari Sawanobori annonce un duel musical pour déterminer quel groupe est le meilleur.


Kesta, tu veux te battre ?


Fan d'Akari, Rudolph fait le portrait de son idole.


C'est l'intention qui compte.

Comme si ça ne suffisait pas, Dokudokudan tombe sur un article consacré à Miracle² et, remarquant la ressemblance avec leurs ennemies, en déduit leur double identité. Le trio profite donc du duel musical pour lancer une offensive au moment où les idoles guerrières doivent chanter en direct. Les sœurs Shiratori, qui ont également découvert la double vie de leurs rivales, décident d'affronter la menace à leur place et sont contactées par les Rythms Alm et Sopra qui leur remettent leurs propres morpheurs, les transformant à leur tour en idoles guerrières armées de tambourins magiques.


Alm et Sopra, deux Rythms de luxe au service direct de la Déesse de la Musique.


On est devenues des Magical Girls ?


Trop cool !

Et le résultat du duel ? Hé bien, figurez-vous qu'à l'insu des participantes, tout ça était depuis le début un plan marketing de Sawanobori pour annoncer l'incorporation des sœurs Shiratori à Miracle².


Comme à L'École des Fans, tout le monde a gagné.

Les Miracle Tunes sont donc désormais 5 et l'aide des sœurs Shiratori ainsi que l'acquisition d'un Sound Jewel leur permettant de se transformer en guerrières enka (Un genre musical typique du Japon utilisant des sonorités traditionnelles) leur seront bien utiles pour lutter contre Dokudokudan dont les attaques se concentrent désormais sur leur entourage et qui tente à plusieurs reprises de s'emparer du Sound Jewel Case dans lequel elles rangent les Sound Jewels qu'elles récupèrent.


En cas de vol de sac à main ...


... activez le mode enka.

Évidemment, face à des ennemies qui ne cesse d'augmenter en puissance avec l'arrivée de nouveaux membres et l'acquisition de nouvelles transformations tandis que ses subalternes restent toujours aussi faibles et inefficaces, Maô n'allait pas rester les bras croisés et il va rapidement leur opposer des adversaires bien plus redoutables.


Maô en mode LMAO.


Partie 3 - La quête des Crystal Jewels (Épisodes 26-34)

Lassé par l'incapacité chronique de Dokudokudan, Maô remplace donc le trio par deux colosses de sa fabrication, Unô (Cerveau droit) et Sanô (Cerveau gauche), tous deux incarnés par le sumotori Kaito Paruto, et l'aura négative libérée par leur création brise le miroir qui permettait à la Déesse de la Musique de contacter les Miracle Tunes. Elle a heureusement le temps de leur transmettre la Crystal Melody Box après l'avoir réparée et de leur expliquer qu'en y insérant les Crystal Jewels, elles pourront activer leur transformation la plus puissante. Seul problème : ces cristaux ont été transformés en Super Negative Jewels que même Mayumi Yuzuhara n'avait pu purifier durant sa carrière d'idole guerrière et qu'elle avait dû se contenter de cacher en lieu sûr. Malheureusement, les pouvoirs combinés d'Unô et Sanô localisent les joyaux maléfiques et les dispersent à travers le Japon.


7 épisodes de malheur !

Les Miracle Tunes doivent donc partir à leur recherche et affronter les humains qu'ils ont transformés en Super Negative Jewelers. À la différence des adversaires précédents, dont seule la personnalité et les capacités changeaient, ces nouveaux ennemis qui, comme les nouveaux lieutenants de Maô, portent des noms d'organes, se transforment en monstres en insérant le joyau maléfique dans leur paume, de la même manière que nos héroïnes deviennent des idoles guerrières en insérant leurs Idol Jewels dans leurs morpheurs. Malheureusement, ce qu'ils gagnent en apparence et en dangerosité, ils le perdent en personnalité car contrairement à leurs prédécesseurs, on ne les voit jamais avant leur corruption et on n'a donc aucune idée de leurs vrais caractère et background.


Transformation !


Grrrr, agrogro, méchant !


Et ça ne s'arrange pas quand ils fusionnent.

Quoi qu'il en soit, les Miracle Tunes parviennent à réunir les cinq cristaux et à activer le Final Mode qui, s'il leur permet de one-shoter leurs adversaires, a l'inconvénient d'épuiser d'un coup leur Harmony Energy, leur faisant retrouver aussitôt leur identité civile. Cette nouvelle transformation leur sera néanmoins bien utile pour affronter Unô et Sanô qui sont incontestablement leurs adversaires les plus redoutables, le premier leur opposant sa force colossale tandis que le second privilégie la stratégie en emprisonnant Kanon et Fûka pour empêcher leurs camarades d'activer le Final Mode, les obligeant à déployer des trésors d'ingéniosité pour les délivrer malgré la vitesse surhumaine de leur opposant.


Unô et Sanô s'affrontent dans un duel sans merci pour déterminer qui affrontera les Miracle Tunes en premier.


Je vengerai ta défaite, mon frère.


Ciel, nous nous sommes faites eues.


Super-hyper-mega-attaque-finale-de-luxe !


Partie 4 - Le retour de Dokudokudan (Épisodes 35-40)

La défaite d'Unô et Sanô permet de restaurer le miroir de la Déesse de la Musique et au trio de Dokudokudan de reprendre sa place au service de Maô qui en profite pour le rebaptiser Deluxe Dokudokudan. Ce changement de nom ne s'accompagne cependant pas d'une amélioration de ses capacités et les trois malfaisants continuent d'enchaîner les défaites face à leurs ennemies désormais surpuissantes.


Qui dit Deluxe Dokudokudan, dit deluxe défaites.

Parallèlement, Kanon entame une carrière d'actrice dans une série télévisée et cette troisième partie se termine par deux épisodes récapitulatifs, dont un assez étrange: les Miracle Tunes y sont convoqués par Rinrin, une fée sosie de leur amie Yukie qui leur impose un test pour valider leur statut d'idoles guerrières, sans quoi leurs morpheurs leur seront définitivement confisqués. Sauf que l'épisode se révèle être un rêve de Kanon ... tout en contenant des indices sur de futures révélations.


Mais du coup, ce rêve de Kanon est canon ou pas ?


Alors, sachant que, bien que cet épisode a été diffusé le 24 décembre, l'action se déroule juste après le Nouvel An et que les Japonais considèrent le premier rêve de l'année comme un présage, on peut en déduire que les informations transmises par celui de Kanon sont authentiques.


Gné ?

Nos héroïnes disposent désormais d'une transformation qui leur permet de vaincre instantanément leurs adversaires les plus puissants. Une forme aussi cheatée ne pouvait évidemment pas durer pour des questions de suspense et la quatrième partie va s'empresser d'y remédier.


Coupez, elle est bonne !


Partie 5 - Quêtes personnelles (Épisodes 41-46)

Le Pr Komuragaeri arrive en effet à construire une Machine Illusion permettant à Maô de rejoindre notre dimension. Seul défaut : ladite machine carbure à l'huile de coude et le conquérant retourne dans son monde dès que les membres de Dokudokudan n'ont plus la force de l'actionner. Il a cependant le temps de blesser Kanon et de lui ravir son Crystal Jewel, privant ainsi les Miracle Tunes de leur Final Mode.


Il faudra penser à résoudre le problème de l'alimentation.


Attention, derrière vous, c'est affreux !


Blessée jusqu'au fond du cœur.

S'ensuivent une série d'aventures solo où nos héroïnes sont confrontées à des quêtes personnelles. Ainsi, Kanon qui a perdu la voix après une exposition massive à de l'aura négative, surmonte cette épreuve en se consacrant à l'écriture dans un épisode très touchant où on mesure le talent d'actrice de Asaka Uchida qui arrive à transmettre énormément d'émotions avec uniquement sa gestuelle et ses expressions. De son côté, Fûka est confrontée à un choix cornélien quand elle se voit offrir l'opportunité d'une grande carrière de danseuse qui l'obligerait à quitter le Japon et ses camarades, tandis qu'Hikari Shiratori se rend compte, en travaillant pour la première fois sans sa sœur, qu'elle a toujours vécu dans l'ombre de cette dernière. Quant à Mai, elle apprend à améliorer ses talents inexistants de cuisinière afin d'offrir à son père un gâteau identique à celui que lui avait autrefois préparé son épouse, avant de découvrir la vérité sur cette dernière (Un sacré twist, même si les indices étaient présents dès l'épisode 5 !).


Dans cette émission culinaire, nous allons vous présenter une recette de gâteau absolument inratable.


Sauf si c'est Mai qui cuisine, évidemment.


Heureusement, elle pourra compter sur la mère pâtissière de Kanon pour lui faire une formation accélérée.

Bref, même si les combats contre les Negative Jewelers sont toujours présents, cette cinquième partie présente des histoires plus intimistes qui développent les héroïnes en les confrontant à des problèmes personnels en attendant la bataille finale contre Maô. Le leader de Dokudokudan n'est cependant pas le seul adversaire auquel le dernier arc de la série va les confronter.


Il va nous falloir de plus grandes baguettes magiques.


Partie 6 - Idoles contre idoles et contre Maô (Épisodes 47-51)

Car, jamais à court d'idées marketings, Sawanobori fait participer Miracle² à un grand tournoi musical les opposant aux chanteuses les plus populaires de la planète pour le titre d'idoles N°1 du monde. Mais alors qu'elles interprètent leur chanson en direct, elles sont interrompues par l'irruption des membres de Dokudokudan, transformés en Deluxe Negative Jewelers par les derniers Negative Jewels en leur possession et qui s'empressent d'activer leur Machine Illusion désormais autonome, permettant ainsi à Maô de rejoindre définitivement notre dimension. Obligées de se transformer en direct pour l'affronter, les Miracle Tunes sortent victorieuses de ce combat en apparence désespéré grâce à l'Harmony Energy générée par les spectateurs du monde entier et au changement de camp du trio de Dokudokudan.


Des adversaires venues des quatre coins de la planisphère ... mais qui n'apparaîtront que sous forme de photos.


Youpi, on a gagné !


Snif, je suis très sensible aux belles histoires qui finissent bien.

La série ne se conclue cependant pas sur ce final épique puisqu'il reste encore un épisode consacré à ce que deviennent les principaux personnages maintenant que la mission des Miracle Tunes est terminée. Et cette conclusion nous réserve encore quelques surprises dont les indices étaient pourtant bien présents et qui nous font même voir certaines scènes sous un jour différent.


Les Miracle Tunes tirent leur révérence.

Sans être un raz-de-marée niveau audimat, la série sera un succès critique et obtiendra de bons scores d'audience auprès de son public cible, à savoir les très jeunes filles, même si elle est suffisamment fun et bien écrite pour plaire aussi à leurs parents. Elle aura même droit à un remake en Italie ! Un succès de niche donc, mais suffisant pour permettre le lancement de la franchise des Girls x Heroine dont chaque volet reprendra à chaque fois la formule des superhéroïnes magiciennes incarnées par un girls band éphémère.


Un dernier commentaire sur la série ?

Terminons sur une petite curiosité : un des principaux artisans de cette série et des suivantes n'est autre que Takashi Miike qui y occupe le poste de directeur général en plus d'avoir réalisé le pilote. Oui, vous avez bien lu : le réalisateur de Visitor Q, d'Audition, d'Ichi the Killer et du seul épisode de Masters of Horror que la chaîne Showtime a refusé de diffuser ... est également derrière des séries pour enfants ultra-mignonnes où des Magical Girls accompagnées de mascottes kawaii sauvent le monde. C'est du niveau du réalisateur de Bad Taste, des Feebles et de Braindead adaptant Le Seigneur des Anneaux !


Vous croyez que c'est une blague méta s'il a réalisé les deux premiers épisodes, consacrés aux auditions des héroïnes ?


Tu es encore trop jeune pour le reste de sa filmo, Kanon.

Bilan :

Concept = 5 / 5
À la fois "Sentai pour filles" et chronique de la carrière d'un groupe de jeunes artistes musicales, cette série pose les bases de la franchise Girls x Heroine.


Scénario (Intrigue globale) = 4 / 5
On suit en parallèle la quête des Miracle Tunes pour récupérer les Sound Jewels et l'évolution de la carrière musicale de Miracle². Si certains rebondissements sont prévisibles (L'incorporation des sœurs Shiratori à l'équipe), les révélations sur la Déesse de la Musique et sur Yukie Suzuhara sont réellement surprenantes tout en étant parfaitement amenées.


Scénario (Épisodes) ≈ 3,7 / 5
Bien que reposant sur la même formule, les épisodes sont funs et agréables à suivre malgré la présence de plusieurs épisodes clip show récapitulatifs. (Voir la section épisodes pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)


Héroïnes = 3,4 / 5
Les Miracle Tunes forment un sympathique quintet, mais si Kanon Ichinose et Mai Kanzaki ont droit à de très bons arcs (La perte de sa voix pour la première et la découverte de la vérité sur sa mère pour la deuxième), ce n'est pas le cas de Fûka Tachibana. Quant aux sœurs Shiratori, le fait qu'elles agissent toujours en tandem les empêche de développer des personnalités individuelles (Au point d'avoir la même catchprase !), même si Hikari s'en sort un peu mieux grâce au gimmick de son look décontracté et à deux épisodes centrés sur elle.


Costumes = 5 / 5
S'accordant (sans jeu de mot) au thème musical de la série et conservant un côté uniforme tout en reflétant les personnalités de leurs porteuses, les costumes des Miracle Tunes sont une réussite visuelle.


Modes = 4,2 / 5
Des transformations élégantes adaptées à différents styles musicaux. Le mode enka et le Final Mode sont particulièrement réussi. (Voir la section modes pour plus de détails.)


Arme(s) = 3 / 5
Le Miracle Takuto et le Final Tune Takuto ont de très beau designs, alors que celui du Miracle Tambourine est beaucoup plus simple. Quant aux Sound Jewels, en plus d'un aspect et d'un mécanisme minimalistes, seuls cinq d'entre eux sont utilisés par les héroïnes alors que les auteurs auraient pu en profiter pour les doter d'armes et d'accessoires basés sur des instruments ou d'attaques inspirées de genres musicaux. Un énorme gâchis de potentiel que les séries suivantes s'empresseront heureusement de corriger.


Morpheur(s) ≈ 3,7 / 5
Le Miracle Pod et le Miracle Brace ont des designs impersonnels mais sont sauvés par leurs nombreuses fonctions tandis que la Crystal Melody Box est magnifique. (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)


Séquence(s) de transformation = 5 / 5
Un soin particulier a été apporté à ces séquences qui sont toutes magnifiques, avec de beaux effets spéciaux, des chorégraphies élaborées et des cinématiques adaptées aux genres musicaux sur lesquels elles sont basées. (Voir la section transformations pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)


Mascotte(s) ≈ 2,3 / 5
Même si l'aspect mignon des Rythms est indéniable, en donner un à chaque héroïne est une fausse bonne idée qui empêche de les développer au-delà de stéréotypes. On appréciera cependant que les looks et personnalités de Rocky, Poppun et Clanosuke reflètent les genres musicaux qu'ils représentent, là où Alm et Sopra sont transparents et interchangeables.


Personnage(s) régulier(s) ≈ 3,1 / 5
Les personnages récurrents sont sympathiques et fonctionnent bien, avec une mention spéciale pour la fun Yukie Suzuhara et la Déesse de la Musique qui, en plus d'un look magnifique, bénéficie d'un excellent twist sur sa véritable identité et des séquences touchantes qui en découlent. J'ai cependant un peu de mal avec Kojirô, à cause de son côté caricatural qui peut être vu comme homophobe. En revanche, les semi-récurrents sont beaucoup moins marquants et développés à cause de leur nombre et du peu d'épisodes où ils apparaissent. Il y a heureusement des exceptions comme Miki Ichinose et Seitarô Kanzaki qui ont d'excellentes interactions avec leurs filles, tandis que le côté un peu foufou de Fumiko et Sadao Tachibana les rend mémorables. Quant à Ryô Kurihara, il a beau sembler se positionner comme le love interest de Kanon, leur relation restera au point mort. (Voir la section entourage pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)


Personnages secondaires = 2,8 / 5
La majorité des personnages non-récurrents de la série sont ceux que Dokudokudan transforme en Negative Jewelers et ils ont rarement des personnalités très développées.


Ennemi(s) récurrent(s) = 3,8 / 5
Maô est charismatique et le trio formé par Kenji Mizoochi, Nechigae et Komuragaeri très fun, tandis que Sanô et Unô sont imposants et dotés d'une puissance redoutable malgré leur manque de personnalité. (Les moyennes sont arrondies aux décimales les plus proches.)


Monstres de la semaine ≈ 2,9 / 5
Les interprètes des Negative Jewelers se font clairement plaisir mais ils ont rarement des pouvoirs intéressants, tandis que les Super Negative Jewelers et Hyper Negative Jewelers ont des designs réussis mais manquent cruellement de personnalité. (Voir les sections Negative Jewelers, Super Negative Jewelers et Hyper Negative Jewelers pour plus de détails. Les moyennes sont arrondies aux décimales les plus proches.)


Base(s) = 3 / 5
Contrairement à leurs successeuses, les Miracle Tunes ont des QG impersonnels, ce qui n'empêche par leur loge dans les locaux de RaspBerry Music d'avoir des décorations soignées où apparaissent de nombreuses notes de musique. Cette remarquable vaut aussi pour leur appartement qui comporte de surcroît un indice sur une révélation du dernier épisode, ainsi que des couleurs douces qui contrastent avec celles violentes et criardes de la base de Dokudokudan, dont l'aspect bizarre et presque dérangeant sied bien au groupe.


Casting = 5 / 5
Un sans faute ! Les cinq actrices jouent étonnement bien pour leur âge en plus de posséder de réels talents pour le chant et la danse. Asaka Uchida est impressionnante dans l'épisode où son personnage perd sa voix.


Combats = 2,5 / 5
Série destinée à un très jeune public oblige, la violence en est exclue et les combats privilégient l'humour et les numéros musicaux. Malheureusement, certains sont trop vite expédiés avec les héroïnes qui esquivent une ou deux vagues attaques de l'adversaire du jour avant de le one-shoter ... quand elles ne passent pas directement à la dernière étape ! En outre, leurs attaques finales manquent de variété et ont des chorégraphies quasi-identiques alors qu'elles utilisent des modes représentant des styles musicaux variés. On a heureusement droit à quelques pépites comme leur combat contre Sanô.


Effets spéciaux = 3 / 5
L'essentiel du budget "effets spéciaux" étant passé dans les génériques et les séquences d'attaques et de transformations, la série se contente de quelques effets numériques corrects pour figurer les attaques magiques, s'amusant même à utiliser des trucages volontairement grossiers quand Komuragaeri s'amuse à effrayer les héroïnes en leur faisant croire qu'elles se trouvent dans une maison hantée.


Musiques = 4 / 5
La musique étant le thème principal de la série, elle n'avait pas intérêt à se planter de se côté là. Heureusement, elle bénéficie de bonnes musiques d'ambiance signées Endô Kôji (遠藤 浩二) et des très bonnes chansons de ses héroïnes.


Génériques ≈ 4,1 / 5
Les génériques sont visuellement très soignés en terme de chorégraphies et d'effets spéciaux, tandis que les chansons, évidemment interprétées par Miracle², bénéficient de mélodies aussi entraînantes qu'entêtantes tandis que les paroles traitent d'amour et d'amitié tout en essayant d'incorporer avec plus ou moins de réussite les thèmes de la série. (Voir la section Génériques pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)

Note finale = 14,7 / 20
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