Année :
2005
Genre : Capsules temporelles.
Durée: 38 épisodes de 24 min + 1 film de 1h10.

Avec:
Ryosuke Takahashi
(Takuto Ando / Lio Sazer)
Shindo Gaku
(Ado / Eagle Sazer)
Ryosuke Miura
(Kane Lucano / Beet Sazer)
Hiroshi Matsunaga
(Guy Buster / Shark Sazer)
Mami Matsuyama
(Remi)
Robert Baldwin
(Gordo)
Kunihiro Kojima
(Jackal)
Chinami Ishizaka
(Patora)
Mitsuki Ishikawa
(Grorza)
Masa Sato
(Bareda)

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SAZER-X est la troisième et dernière série de la franchise SEISHIN (dieux des étoiles) lancée par la TOHO pour concurrencer les SENTAI de la TOEI. Le fait qu'il n'y ait pas eu de quatrième série peut s'expliquer par le fait que SAZER-X a été un véritable flop, au point de ne compter que 38 épisodes alors qu'elle était prévue pour durer plus longtemps et que les DVDs de la série ne furent pas réédités une fois épuisés. Certains toku-fans n'hésitent d'ailleurs pas à la qualifier de "pire que les POWER RANGERS", ce qui, dans leur esprit, constitue l'injure suprême. Alors, SAZER-X, bide mérité ou bonne série incomprise? Déjà, il est difficile de dresser un bilan global de la série, car elle se divise en trois parties de qualités variables, caractérisée chacune par un ennemi principal différent.



PREMIERE PARTIE : Les trois shoguns (Episodes 1 à 13)


En 2050, la Terre est recouverte d'un voile de ténèbres et est sous la coupe de Neodescal. En profitant de la formation éphémère d'un trou de ver ... Pardon? "C'est quoi un trou de ver?" Bon, petit intermède scientifique: les trous de vers sont des tunnels hypothétiques qui relieraient les trous noirs aux trous blancs. Bien que leur existence n'ait jamais été prouvée, ils sont souvent utilisés en SF pour expliquer les voyages dans le temps, entre deux dimensions ou entre deux points très éloignés de l'univers.


La Terre du futur connaît des heures sombres et ce n'est pas une métaphore.


Les derniers résistants vivent dans des bases sous-marines.


Et la bataille entre les deux camps fait rage.


L'armée de Neodescal. Regardez la bien car on ne la reverra pratiquement pas de toute la série.

Fin de l'intermède. Je disais donc: grâce à un trou de ver, les derniers résistants humains envoient une équipe baptisée Sazer-X en 2005 afin d'empêcher les ancêtres de Neodescal de conquérir notre planète. Dès son arrivée à notre époque, Sazer-X recrute le jeune et impulsif Takuto Ando, qui sera le personnage central de la série.


Le quartier général de Sazer-X dans le futur.


En route pour 2005!

Les premiers ennemis de Sazer-X sont Descal, un trio de pirates de l'espace se faisant appeler "les trois shoguns": Blaird, Aqual et Cyclead. Au départ, ils sont dirigés par le Capitaine Barder, qui se révélera rapidement n'être qu'un robot (épisode 10). Leur but est de conquérir la Terre, qui était autrefois leur planète et, dans ce but, ils cherchent à s'emparer des dragon ba ... Heu ... des douze cosmocapsules, supposées permettre à leur possesseur de réaliser un voeu.


Les cosmocapsules : collectionnez les toutes!


Chaque épisode se termine par un récapitulatif des cosmocapsules
détenues par Sazer-X, celles par Descal et celles qu'il reste à trouver.


- Ô Grand Dragon, exauce mon souhait!
- Mais puisqu'on te dit qu'on n'est pas dans Dragon Ball!

Disons-le franchement, cette première partie n'est effectivement pas terrible. Pourtant, elle commence plutôt bien avec, dès le prégénérique du premier épisode une scène d'invasion massive de la Terre de toute beauté ... mais contradictoire avec le reste de la série: Descal y apparaît en effet comme une véritable armada alors que l'on ne verra qu'un seul vaisseau dans les autres épisodes. Rapidement, hélas, la série va tenter d'émuler le ton léger des séries SENTAI et en faire beaucoup trop. Entre les Trois Shoguns, trop burlesques pour faire des ennemis crédibles, des monstres-de-la-semaine interchangeables et trop facilement vaincus, des héros qui n'ont visiblement pas inventé l'eau chaude (ils ont besoin d'un ordinateur pour découvrir que l'adversaire qui leur balance des éclairs depuis cinq minutes contrôle l'électricité), la série se résume bien vite à une banale course au trésor où héros et vilains s'affrontent pour retrouver les cosmocapsules dispersées à travers le Japon (à croire qu'elles n'avaient pas les papiers pour passer la frontière).


Allez, un petit pique-nique sur une autre planète entre deux combats.

Il en résulte l'impression d'une série destinée avant tout aux très jeunes, impression renforcée par un générique de fin évoquant plus l'ÎLE AUX ENFANTS qu'une série sérieuse et surtout, par les séquences de fin d'épisodes. Les plus âgés d'entre vous se souviennent certainement des leçons de morales qui concluaient les dessins animés des années 80? Et bien, pour Sazer-X, c'est pareil: à la fin de chaque épisode, juste après la bande annonce du suivant, les membres de Sazer-X nous délivrent avec humour un message moral naïf du genre "ne suivez pas des inconnus" ou "demandez pardon quand vous avez fait une bêtise".


Voici venu le temps des rires et des chants!


La morale du jour.

Sans compter que cette troisième série rend flagrant le fait que, contrairement aux SENTAI qu'ils cherchent à émuler, les SEISHIN ont du mal de se renouveler. On retrouve en effet la même thématique des quatre éléments que pour Gransazer et les héros utilisent les mêmes types de méchas (un lion, un aigle, un poisson et un scarabée), même s'ils sont très réussis.


Très franchement, vous voyez une grosse différence entre les méchas des trois séries, vous?

Enfin, la série est handicapée dès le départ par une fausse bonne idée. En effet, chacun des trois membres principaux de Sazer-X est assisté par un ou deux partenaires. Malheureusement, à l'exception de Remi (et encore, pas dans les premiers épisodes), ces derniers sont dispensables et effacés par rapport à leurs collègues, au point que le spectateur en oublie parfois leur existence. Leur seul titre de gloire sera l'épisode 23 où ils font équipe pour secourir le reste de Sazer-X, prisonnier de Neodescal.


Je viens de vérifier, les gars: dans le dictionnaire, à "sidekick inutile", il y a notre photo.



DEUXIEME PARTIE : Galade (Episodes 14 à 27)


Au début de la deuxième partie, tout semble aller pour le mieux: les Trois Shoguns ont (apparemment) péri lors de la destruction de leur vaisseau et Sazer-X attend l'arrivée du Commandant Shark pour célébrer leur victoire. Malheureusement, à sa place, c'est Galade, un des chefs de Neodescal, qui arrive à notre époque pour assister les Trois Shoguns, toujours vivants.


Puisque mes ancêtres ne sont pas fichus de conquérir la Terre,
je vais le faire moi-même et tant pis pour le paradoxe temporel.

Autant Descal représentait le niveau zéro en matière de menace, autant Neodescal joue clairement dans la catégorie supérieure. Dès leur arrivée à notre époque, Galade et son assistante Grorza envoient un monstre géant que Sazer-X est incapable de vaincre, s'emparent de la quasi-totalité des cosmocapsules et capturent tous les membres de Sazer-X qui ne doivent la vie sauve qu'à l'arrivée in extremis du Commandant Shark.


Pas de panique: il reste 23 épisodes, ça veut dire qu'un deus ex machina va nous sortir de là.

Galade et Grorza ne sont pas les seuls adversaires que Sazer-X devra affronter dans cette deuxième partie. Ils sont en effet rapidement rejoint par Jackal, un mercenaire qui a lui-aussi remonté le temps à la poursuite de Shark, son ancien compagnon d'arme par qui il croit avoir été trahi et dont il veut se venger.


Shark et Jackal: une amitié digne de celle qui unissait Chirac et Balladur.

Hélas! Galade se révélera rapidement n'être qu'un ennemi fade et sans personnalité, quant à Grorza et à Jackal, passés quelques coups d'éclats lors de leurs premières apparitions, ils ne feront pas grand chose et connaîtront tous les deux des morts rapidement expédiées. Bref, cette deuxième partie démarre très bien mais ne sait pas tenir ses promesses. Peut mieux faire.


D'oh!



TROISIEME PARTIE – Neodescal (Episodes 28 à 38)


L'ennemi principal de la dernière partie de Sazer-X est le chef suprème de Neodescal nommé ... Neodescal. Malgré le manque d'imagination de son patronyme, Neodescal est clairement l'ennemi le plus réussi de la série: puissant, charismatique, machiavélique et doté d'une cruauté sans borne qui le pousse à tuer froidement jusqu'à ses propres subalternes: d'abord Galade pour le punir de ses échecs, puis sa fidèle assistante Bareda, dès que celle-ci ne lui sera plus utile.


Sa majesté Neodescal.


Heu ... Y a quelqu'un?

À la différence de ses prédécesseurs, il ne cherche pas à réunir les cosmocapsules mais à construire Dark Alumer, une machine qui lui permettrait d'obtenir le même résultat, à savoir: envelopper la Terre dans les ténèbres et ainsi, permettre à son futur de s'accomplir.


Le premier Dark Alumer, localisé sur la Lune, sera détruit par Sazer-X mais ce n'était qu'un leurre.


En réalité, Neodescal en a construit un deuxième sur Terre,
qui sera aussi détruit par Sazer-X mais qui était aussi un leurre.


En réalité, Neodescal a reconstruit celui de la Lune, qui sera ... OH, ET PUIS ZUT !

Avec cette troisième partie, la plus courte, SAZER-X devient enfin la série qu'elle aurait dû être dès le début. Tout y est: des ennemis à la hauteur, des menaces dignes de ce nom, et même des révélations sur certains personnages qui permettent de les étoffer. Quel dommage qu'on n'ait pas eu ça dès le départ!


Alors, c'est ça, une capsule spatiale?



AUTRE APPARITIONS


Sazer-X apparaît également dans un film réunissant les héros des trois séries de la franchise SEISHIN: Sazer-X, Justiriser et Gransazer (ces derniers n'apparaissent cependant pas sous leur identité civile mais uniquement en costume). Chronologiquement, l'action du film se situe pendant la première partie de la série. Au début du film, Descal découvre un vaisseau en perdition dont les occupants sont prisonniers de Bosquitos (d'anciens adversaires de Gransazer) qui les utilisent comme garde-manger.


Même dans l'espace, on croise des vaisseaux fantômes.


Le garde-manger des Bosquitos.

Tandis que les pirates de l'espace obligent Riki, un enfant récupéré sur ce vaisseau, à voler les cosmocapsules détenues par Sazer-X contre la promesse de délivrer le reste de l'équipage, les Bosquitos lancent une attaque contre la Terre après avoir volé les pouvoirs des Justirisers et pris leur apparence. La différence avec les vrais Justirisers, c'est que les faux ont des ailes de chauve-souris ... ou presque: bien que des trucages numériques soient utilisés pour donner l'illusion d'une véritable armée, les faux Justirisers ne sont joués que par six cascadeurs et seulement la moitié ont des costumes avec ailes.


Puisque ce sont les doubles maléfiques de Justirisers, je propose de les appeler "Injustirisers".

Finalement, les Justirisers retrouveront leurs pouvoirs et joindront leurs forces avec Sazer-X et les Gransazers (contrairement aux deux autres équipes, ces derniers apparaissent uniquement en costume et jamais en civil) pour vaincre les Bosquitos et délivrer leurs prisonniers, le point d'orgue du film étant un combat final opposant les robots géants des trois séries à Mammouth Bosquito, un monstre géant né de la fusion des Bosquitos.


Un Mammouth dont on ne regrettera pas l'extinction.


Un crossover entre trois séries, forcément, ça fait beaucoup de monde.

Cette troisième et dernière partie de la franchise SEISHIN n'est pas la conclusion en fanfare que la trilogie aurait méritée mais n'est pas non plus la catastrophe que beaucoup prétendent. Les débuts sont certes laborieux, les auteurs cherchant à cibler un public jeune sans arriver à trouver le ton juste. La série souffre ensuite, dans sa deuxième partie, de changements de direction trop fréquents et rapides pour ne pas sembler improvisés avant de s'améliorer dans un arc final riche en action et en émotion qui rachète largement les errements des débuts. Bref, Sazer-X est une série qu'il faut voir dans son intégralité pour vraiment l'apprécier.



A vous les studios.

Série

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