Année : 2005
Genre : Capsules temporelles.
Durée: 38 épisodes de 24 min + 1 film de 1h10.

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Sazer-X est la troisième et dernière série de la franchise Chôseishin lancée par la Toho pour concurrencer les Sentais de la Toei. Le fait qu'il n'y ait pas eu de quatrième série peut s'expliquer par le fait que Sazer-X a été un véritable flop, au point de ne compter que 38 épisodes alors qu'elle était prévue pour durer plus longtemps et que les DVDs de la série ne furent pas réédités une fois épuisés. Certains toku-fans n'hésitent d'ailleurs pas à la qualifier de "pire que les Power Rangers", ce qui, dans leur esprit, constitue l'injure suprême. Alors, Sazer-X, bide mérité ou bonne série incomprise?


Soyez attentifs, car il y aura une interro après.



PARTIE 1 - Les trois shoguns (Episodes 1-13)


Si les deux séries précédentes débutaient chacune par une ancienne attaque extra-terrestre contre notre planète dont les responsables réapparaissaient ensuite à notre époque, Sazer-X s'ouvre sur une attaque extra-terrestre ayant lieu de nos jours et qui se termine rapidement par l'asservissement de notre planète. Conséquence: en 2050, la Terre est recouverte d'un voile de ténèbres et sous la coupe de Neodescal qui l'utilise comme point de départ pour conquérir le reste de l'univers.


La Terre du futur connaît des heures sombres et ce n'est pas une métaphore.


La bataille entre les deux camps fait rage.

Profitant de la formation éphémère d'un trou de ver ... Pardon? "C'est quoi un trou de ver?" Bon, petit intermède scientifique: les trous de vers sont des tunnels hypothétiques qui relieraient les trous noirs aux trous blancs. Bien que leur existence n'ait jamais été prouvée, ils sont souvent utilisés en SF pour expliquer les voyages dans le temps, entre deux dimensions ou entre deux points très éloignés de l'univers, fin de l'intermède. Je disais donc: grâce à un trou de ver, Sazer-X, un groupe de résistants issus des planètes conquises ou sur le point de l'être, envoie une équipe en 2005 afin d'empêcher Descal, les ancêtres de Neodescal, de conquérir notre planète.


Les derniers résistants vivent dans des bases sous-marines.


Le commandant Shark, leader de Sazer-X, reste dans le futur pendant que ses hommes partent pour le passé.


En route pour 2005!

Au départ, les deux membres principaux de Sazer-X sont le coincé Ado (Eagle Sazer) et le jovial Kane Lucano (Beetle Sazer), lequel profite de son séjour à notre époque pour jouer les touristes.


Le saviez-vous? Ado a connu une brève carrière de mannequin.


Une petite photo souvenir.


Kane est l'aîné d'une famille très nombreuse.

Mais dès leur arrivée en 2005, ils recrutent un nouveau membre en la personne du jeune et impulsif Takuto Andô (Lio Sazer).


Takuto est très sensible aux histoires qui finissent bien.


5eme étage: déguisements, panoplies, cosplays.


Mon fils sauve le monde? Trop la classe!


A en juger par les cadeaux qu'il leur a apportés, le père de Takuto et de sa sœur Yui a dû oublier que ses enfants avaient quelque peu grandi depuis sa dernière visite.

Cependant, contrairement aux héros des séries précédentes qui étaient désignés d'office pour défendre la Terre sans préparation préalable, Takuto était depuis longtemps au courant de l'arrivée de Descal et de ses futures responsabilités de sauveur du monde, puisque son grand-père avait autrefois rencontré Shark lors d'un séjour de ce dernier dans le passé.


C'est le même acteur qui incarne Takuto et son grand-père jeune.


Alors, comme ça, vous venez du futur? Et c'est comment, là-bas?

Les premiers ennemis de Sazer-X sont donc Descal, un trio de pirates de l'espace se faisant appeler "les trois shoguns": le guerrier Blaird, la stratège Aqual et le scientifique Cyclead. Au départ, ils sont dirigés par le Capitaine Barder ... qui se révélera n'être qu'un robot et sera détruit avant d'avoir eu le temps de servir à quoi que ce soit! (Le pire, c'est qu'il n'était même plus sous garantie.)


Où ça, une allégorie?


Même dans l'ombre, Blaird conserve son ombre, grâce à un infographiste distrait.


- Bon sang, on avait dit "pas les c…!"
- Pardon, pardon, pardon.

Leur objectif est donc de conquérir la Terre et dans ce but, ils cherchent à s'emparer des dragon ba ... Pardon, des cosmocapsules, supposées permettre à leur possesseur de réaliser un vœu une fois réunies. Ce n'est d'ailleurs pas leur seule utilité puisqu'en les combinant à leurs armes, les membres de Sazer-X peuvent activer des pouvoirs spéciaux et des attaques plus ou moins puissantes.


Les cosmocapsules : collectionnez les toutes!


Chaque épisode se termine par un récapitulatif des cosmocapsules détenues par Sazer-X et Descal et celles qui restent à trouver.


- Ô Grand Dragon, exauce mon souhait!
- Mais puisqu'on te dit qu'on n'est pas dans Dragon Ball!

Disons-le franchement, cette première partie n'est effectivement pas terrible. Pourtant, elle commence plutôt bien avec, dès le prégénérique du premier épisode une scène d'invasion massive de la Terre de toute beauté ... mais contradictoire avec le reste de la série: Descal y apparaît en effet comme une véritable armada alors que l'on ne verra qu'un seul vaisseau dans les autres épisodes.


L'armée de Descal. Regardez la bien car on ne la reverra pas de toute la série.

Rapidement, hélas, la série va tenter d'émuler le ton léger des séries Sentai et en faire beaucoup trop. Entre les trois shoguns, trop burlesques pour faire des ennemis crédibles, des monstres-de-la-semaine interchangeables vaincus trop facilement, des héros qui n'ont visiblement pas inventé l'eau chaude (ils ont besoin d'un ordinateur pour découvrir que l'adversaire qui leur balance des éclairs depuis cinq minutes contrôle l'électricité), la série se résume bien vite à une banale course au trésor où héros et vilains s'affrontent pour retrouver les cosmocapsules dispersées à travers le Japon (à croire qu'elles n'avaient pas les papiers pour passer la frontière).


Allez, un petit pique-nique sur une autre planète entre deux combats.

Il en résulte l'impression d'une série destinée avant tout aux très jeunes, impression renforcée par un générique de fin évoquant plus l'Île aux enfants qu'une série sérieuse et surtout, par les séquences de fin d'épisodes. Les plus âgés d'entre vous se souviennent certainement des leçons de morales qui concluaient les dessins animés des années 80? Et bien, pour Sazer-X, c'est pareil: à la fin de chaque épisode, juste après la bande annonce du suivant, les membres de Sazer-X nous délivrent un message moral naïf du genre "ne suivez pas des inconnus" ou "demandez pardon quand vous avez fait une bêtise" illustré par un court sketch humoristique (au point qu'on se demande presque si la série ne cherche pas en fait à parodier ce genre de séquence).


Voici venu le temps des rires et des chants!


La morale du jour.

Sans compter que cette troisième série rend flagrant le fait que, contrairement aux Sentais qu'ils cherchent à émuler, les Chôseishins ont du mal de se renouveler. On retrouve en effet la même thématique des quatre éléments que pour Gransazer (alors qu'elle était moins prononcée dans Justiriser) et les héros utilisent les mêmes types de méchas (un lion, un aigle, un poisson et un scarabée), même s'ils sont très réussis.


Très franchement, vous voyez une grosse différence entre les méchas des trois séries, vous?

Enfin, la série est handicapée dès le départ par une fausse bonne idée. En effet, chacun des trois membres principaux de Sazer-X est assisté par un ou deux partenaires: le colosse narcoleptique Gordo pour Ado, les deux êtres gazeux en armure Ein et Zwein pour Kane, et Remy qui s'interroge sur son possible lien de parenté avec Shark pour Takuto, ainsi que le robot mascotte G2 qui stocke les cosmocapsules dans son corps et les transmet aux membres de Sazer-X quand ils en ont besoin. Malheureusement, à l'exception de Remy (et encore, pas dans les premiers épisodes), ces personnages sont dispensables et effacés par rapport à leurs collègues, au point que le spectateur en oublie parfois leur existence. Leur seul titre de gloire sera l'épisode 23 où ils font équipe pour secourir le reste de Sazer-X, prisonnier de Neodescal.


Je viens de vérifier, les gars: dans le dictionnaire, à "sidekick inutile", il y a notre photo.


Remy enfant.


Shark est-il le père caché de Remy?


Ne regardez pas Ein et zwein: ils sont tout nus!



PARTIE 2 - Galade (Episodes 14-27)


Au début de la deuxième partie, tout semble aller pour le mieux: les trois shoguns ont (apparemment) péri lors de la destruction de leur vaisseau et Sazer-X attend l'arrivée du commandant Shark pour célébrer leur victoire. Malheureusement, à sa place, c'est Galade, un des chefs de Neodescal, qui arrive à notre époque pour assister les trois shoguns, toujours vivants.


Puisque mes ancêtres ne sont pas fichus de conquérir la Terre, je vais le faire moi-même et tant pis pour le paradoxe temporel.

Autant Descal représentait le niveau zéro en matière de menace, autant Neodescal joue clairement dans la catégorie supérieure. Dès leur arrivée à notre époque, Galade et son assistante Grorza envoient un monstre géant que nos héros sont incapables de vaincre, s'emparent de la quasi-totalité des cosmocapsules et capturent tous les membres de Sazer-X qui ne doivent la vie sauve qu'à l'arrivée in extremis de Shark.


Pas de panique: il reste 23 épisodes, ça veut dire qu'un deus ex machina va nous sortir de là.

Galade et Grorza ne sont cependant pas les seuls adversaires que Sazer-X doit affronter dans cette deuxième partie. Ils sont en effet rapidement rejoints par Jackall, un mercenaire qui a lui-aussi remonté le temps à la poursuite de Shark, son ancien compagnon d'arme par qui il croit avoir été trahi et dont il veut se venger.


Shark et Jackall: une amitié digne de celle qui unissait Chirac et Balladur.

Hélas! Galade se révèle rapidement n'être qu'un ennemi fade et sans relief. Quant à Grorza, passés quelques coups d'éclat à ses débuts, une mauvaise blessure la met hors-jeu et elle passe les épisodes suivants à échapper (le plus souvent par hasard) aux tentatives de meurtre d'Aqual pour finalement disparaître bêtement quand Takuto empêche involontairement ses ancêtre de se rencontrer. Bref, ce personnage représente un potentiel joliment gâché. D'autant plus qu'à part une ou deux brèves passes d'armes contre Remy, elle ne prend pratiquement jamais part aux combats. Un comble quand on sait que l'actrice est également ... catcheuse professionnelle!


Tu ferais moins la maligne sur un ring, Remy.


Elle porte une très belle robe noire à motifs dorés qu'elle s'obstine à cacher sous un manteau blanc des plus inesthétiques.


Grorza succombe à un paradoxe temporel.

Et c'est encore pire pour Jackall qui correspond à un type de personnage récurrent dans les séries de la Toho: un rival ambivalent doté des mêmes capacités que le(s) héros (Deathferd dans Guyferd, Logia dans Gransazer, Demon Knight dans Justiriser) et on s'attend donc à ce que, comme ses prédécesseurs, il finisse par réaliser ses erreurs et s'allier à Sazer-X. Au lieu de ça, il meurt sans avoir vraiment eu le temps d'être réellement exploité. Une rumeur prétend d'ailleurs que son personnage aurait dû avoir une plus grande importance dans la série mais que les producteurs s'en sont débarrassés en découvrant que son interprète avait joué ... dans des films pornos gays.


RIP, Jackall.

Bref, cette deuxième partie démarre très bien mais échoue à tenir ses promesses. Peut mieux faire.


D'oh!

Ceci-dit, elle se rattrape un peu avec l'évolution de Blaird qui est capturé par Sazer-X et retenu prisonnier au domicile de Takuto où il s'acquitte des tâches ménagères (je vous jure que je n'ai rien inventé!) tout en s'humanisant au contact de la famille de ce dernier et qui, une fois libéré, s'associe un temps avec Jackall avant de rejoindre définitivement Sazer-X après sa mort (Le syndrome de Stockholm, y a que ça de vrai!).


Hé, ho! Je travaille en échange du gîte, mais aussi du couvert. Alors, gardez m'en un peu!



PARTIE 3 - Neodescal (Episodes 28-38)


L'ennemi principal de la dernière partie de Sazer-X est le chef suprème de Neodescal nommé ... Neodescal. Malgré le manque d'imagination de son patronyme, Neodescal est clairement l'ennemi le plus réussi de la série: puissant, charismatique, machiavélique et doté d'une cruauté sans borne qui le pousse à tuer froidement jusqu'à ses propres subalternes: d'abord Galade pour le punir de ses échecs, puis sa fidèle assistante Bareda, dès que celle-ci cesse de lui être utile.


Ah, parce que ce personnage était utile à quelque chose?


Sa majesté Neodescal.

Il sait même faire preuve de diplomatie et au lieu de considérer Descal avec mépris et condescendance comme l'avaient fait Galade et Grorza, il joue la carte de la flatterie et les traite comme ses supérieurs ... pour mieux endormir leur méfiance et laver le cerveau de Cyclead à la première occasion. Le changement de comportement de ce dernier met d'ailleurs tellement la puce à l'oreille d'Aqual qu'elle commence à jouer un double-jeu en aidant "discrètement" Sazer-X à chaque fois qu'elle en a l'occasion.


Cyclead travaille du chapeau.

Une autre nouvelle alliée de Sazer-X: Patora, l'épouse de Gordo qui a embarqué clandestinement à bord du vaisseau amiral de Neodescal pour le rejoindre. Si elle se montre encore moins utile que les autres membres pas utiles de l'équipe, elle apporte une bonne dose d'humour à la série. En tant que spécialiste de l'infiltration, elle a même droit à un running gag en surgissant régulièrement de nulle part dans des endroits où elle n'est pas sensée se trouver et en disparaissant sans laisser de traces dès que les autres regardent ailleurs.


La discrétion même.


DEBOUT, LA-DEDANS!


Grâce à un dispositif dissimulé dans sa boucle d'oreille, elle peut changer de tenue à volonté, façon Jem & Les Hologrammes.

Un autre running gag, bien involontaire cette fois, se fait aux dépens de la pauvre Remy: à chaque fois qu'elle est en difficulté face à un adversaire et que le spectateur s'attend à ce que ce soit le moment où elle va s'en sortir seule et prouver sa badassitude, elle est sauvée par l'arrivée surprise de Patora. Ceci-dit, même si elle n'est vraiment pas chanceuse au combat, Remy est quand même nettement moins à plaindre que Reika de Justiriser.


Banzai!

À la différence de ses prédécesseurs, Neodescal ne cherche pas à réunir les cosmocapsules mais à construire Dark Alumer, une machine qui lui permettrait d'obtenir le même résultat, à savoir envelopper la Terre dans les ténèbres et permettre ainsi à son futur de s'accomplir.


Le premier Dark Alumer, localisé sur la Lune, sera détruit par Sazer-X mais ce n'était qu'un leurre.


En réalité, Neodescal en a construit un deuxième sur Terre,qui sera aussi détruit par Sazer-X mais qui était aussi un leurre.


En réalité, Neodescal a reconstruit celui de la Lune, qui sera ... OH, ET PUIS ZUT !

Le tout se terminera en beauté par un affrontement opposant Sazer-X allié aux trois shoguns et Neodescal devenu encore plus puissant en fusionnant avec une des cosmocapsules.


Neodescal devient Dark Leo afin de respecter le bon vieux cliché du double négatif du héros.

Et si nos héros remportent la victoire, celle-ci a quand même un prix très lourd puisque Shark était un hybride d'humain et de pirate de l'espace et ne peut donc plus exister maintenant qu'il les a empêché de conquérir la Terre.


Les paradoxes temporels font des ravages, cette année.

Avec cette troisième partie, la plus courte, Sazer-X devient enfin la série qu'elle aurait dû être dès le début. Tout y est: des ennemis à la hauteur, des menaces dignes de ce nom, et même des révélations sur certains personnages qui permettent de les étoffer. Quel dommage qu'on n'ait pas eu ça dès le départ!


Alors, c'est ça, une capsule spatiale?



AUTRE APPARITIONS


Sazer-X apparaît également dans un film réunissant les héros des trois séries de la franchise Chôseishin: Sazer-X, Justiriser et Gransazer. Chronologiquement, l'action se situe pendant la première partie de la série. Au début du film, Descal découvre un vaisseau en perdition dont les occupants sont prisonniers de Bosquitos (d'anciens adversaires des Gransazers) qui les utilisent comme garde-manger.


Même dans l'espace, on croise des vaisseaux fantômes.


Le garde-manger des Bosquitos.

Tandis que les pirates de l'espace obligent Riki, un enfant récupéré sur ce vaisseau, à voler les cosmocapsules détenues par Sazer-X, les Bosquitos lancent une attaque contre la Terre après avoir volé les pouvoirs des Justirisers et pris leur apparence. La différence avec les vrais Justirisers, c'est que les faux ont des ailes de chauve-souris ... ou presque: bien que des trucages numériques soient utilisés pour donner l'illusion d'une véritable armée, les faux Justirisers ne sont joués que par six cascadeurs et seulement la moitié ont des costumes avec ailes.


Puisque ce sont les doubles maléfiques des Justirisers, je propose de les appeler "Injustirisers".

Finalement, les Justirisers retrouveront leurs pouvoirs et joindront leurs forces à celles de Sazer-X et des Gransazers (contrairement aux deux autres équipes, ces derniers apparaissent uniquement en costume et jamais en civil) pour vaincre les Bosquitos et délivrer leurs prisonniers, le point d'orgue du film étant un combat final opposant les robots géants des trois séries à Mammouth Bosquito, un monstre géant né de la fusion des Bosquitos.


Un Mammouth dont on ne regrettera pas l'extinction.


Un crossover entre trois séries, forcément, ça fait beaucoup de monde.


A vous les studios.



BILAN


Concept = 4,1 / 5
On retrouve le même mélange de technologie et de mysticisme que pour les séries Chôseishin précédentes mais en remplaçant des héros modernes affrontant une menace venue du passé par des héros venus du futur pour affronter une menace moderne avec en prime, une quête d'objets magiques (trop facilement trouvés pour la plupart) et une histoire de voyage dans le temps qui arrive à être parfaitement cohérente avec ses propres règles. De même que Justiriser ramenait certains personnages de Gransazer en guest-stars pour bien montrer que les deux séries appartenaient à la même continuité, Sazer-X ramène certaines races extra-terrestres et méchas des séries précédentes, comme les Gig Fighters, un Gadarien, Megalion (Les plus observateurs reconnaîtront même Omega de Gransazer dans l'armée de robots géants du première épisode, puis dans le débarras du vaisseau de Galade)... Sans parler du film qui sert de crossover entre les trois séries. Il est cependant dommage qu'après trois séries, les auteurs n'arrivent toujours pas à s'éloigner de la thématique animale pour leurs héros et méchas. En outre, le ton léger et humoristique, même s'il n'empêche pas certains moments sombres et tragiques, tranche avec celui des séries précédentes, plus sérieuses, et contribue en grande partie au rejet de la série par les fans de la franchise qui la jugent naïve et puérile.



Scénario (Intrigue globale) = 3,2 / 5
Cette troisième et dernière partie de la franchise Chôseishin n'est pas la conclusion en fanfare que la trilogie aurait méritée mais n'est pas non plus la catastrophe que beaucoup prétendent. Les débuts sont laborieux, les auteurs cherchant à cibler un public jeune sans arriver à trouver le ton juste, et la série souffre ensuite dans sa deuxième partie de changements de direction trop fréquents et rapides pour ne pas sembler improvisés avant de s'améliorer dans un arc final riche en action et en émotion qui rachète largement les errements des débuts. Sazer-X est donc une série qu'il faut voir dans son intégralité pour vraiment l'apprécier. De plus, alors que sa faible durée suggère qu'elle a été raccourcie par rapport à ce qui était initialement prévue, l'intrigue ne donne jamais l'impression d'être rushée.



Scénario (Episodes) = 3,1 / 5
La série est assez inégale. On a parfois de bons, voire de très bons épisodes, mais il y en a aussi beaucoup qui ne servent qu'à faire du remplissage ou à introduire de nouveaux méchas. (Voir la section épisodes pour plus de détails.)



Héros = 3,4 / 5
Lio Sazer (4 / 5), Eagle Sazer (4 / 5) et Beetle Sazer (4 / 5) constituent un trio de héros sympathiques tandis que Shark Sazer (4,3 / 5) est un leader charismatique quoique discret. C'est au niveau des copilotes que ça se gâte car si Remy (4,7 / 5) est un excellent personnage avec une bonne personnalité et une bonne histoire (c'est tout juste si on lui reprochera de ne pas beaucoup briller au combat), les Twin Sazers (2,8 / 5) et Gordo (2,8 / 5) sont complètement sous-exploités et Patora (0,6 / 5) ne sert qu'à apporter un peu plus de fun dans la série. Enfin, G2 (3,4 / 5) est un robot mascotte attachant et non-dénué d'une certaine personnalité qui ne se contente pas d'être un simple personnage fonction.



Costumes = 4,3 / 5
Rien à redire sur les armures des héros, toutes splendides (à l'énorme exception de celle de Sazer Gordo qui ressemble à un mauvais déguisement improvisé avec des éléments piochés au hasard) mais il est beaucoup trop évident que les uniformes de Sazer-X se sont inspirés de ceux de la première série Gundam.



Armes et accessoires = 3,3 / 5
On sent que le lio breaker (1 / 5) a été plus pensé pour être décliné en jouet que pour ressembler à une épée fonctionnelle et sa capacité à se scinder en deux armes n'apporte rien. L'eagle blaster (3,6 / 5), le beet hawk (3,6 / 5) et le shark bash (3,6 / 5) sont nettement plus réussis et j'aime bien le fait que ces armes se transforment quand leurs possesseurs utilisent leurs attaques finales. Si je ne leur met pas une meilleure note, c'est parce que je suis assez partagé concernant l'utilisation des cosmocapsules: si le fait que leur combinaison avec ces armes active des attaques ou des capacités spécifiques est une bonne idée sur le papier, il n'y a aucune logique ni cohérence dans celles-ci. On se serait en effet attendu à ce qu'un membre de Sazer-X ne puisse utiliser que les cosmocapsules correspondant à son élément, ou qu'une même arme ou cosmocapsule produise toujours le même type d'effet, ce qui n'est pas le cas. Niveau accessoires, les X-weapons (5 / 5) et le sazer pad (5 / 5) sont très réussis mais les morphers sont gâchés par la laideur du storage ring (1,3 / 5).



Personnages secondaires = 2,9 / 5
La famille Andô (3,5 / 5 chacun) constitue un entourage sympathique pour nos héros (à l'exception du père (2 / 5), qu'on voit trop peu de temps pour vraiment le connaître) tandis que Tobey (1 / 5) se limite à être un personnage fonction. Enfin, même si elle n'apparaît que dans deux épisodes, Thundera (3,9 / 5) bénéficie d'un superbe design et sa personnalité naïve et romantique la rend plutôt sympathique (ou horriblement mièvre, selon le degré de tolérance du spectateur à ce genre de personnage).



Ennemi(s) récurrent(s) = 3,1 / 5
Les trois shoguns (5 / 5 chacun) ont beau sembler caricaturaux et ridicules après les adversaires sérieux des séries précédentes et même comparés aux adversaires suivants de leur propre série, ils n'en possèdent pas moins de réelles personnalités et leur aspect burlesque et maladroit fait d'eux des méchants peu convaincus et ambivalents, rendant cohérents leur évolution et leur changement progressif de camp au cours de la série. Neodescal (4 / 5) est un adversaire final charismatique et machiavélique mais sans vrai relief (un énième potentat qui veut conquérir l'univers). Grorza (3,4 / 5) et Jackall (3,4 / 5) sont horriblement sous-exploités alors qu'ils ont bien plus de personnalité et de potentiel que le fade Galade (2,2 / 5), tout juste sauvé par son look. Et ne parlons pas de Barder (0 / 5) et Bareda (0,1 / 5) qui sont la définition même des personnages inutiles, Bareda n'échappant au zéro que parce qu'elle a des pouvoirs cools (c'est le cas de le dire!) même si elle ne les utilise qu'une seule fois. Les Deathmades (2,9 / 5) ont un look correct (Je ne noterai pas les Gig Fighters qui proviennent d'une série précédente).



Monstres de la semaine = 3,2 / 5
Une fois de plus, les monstres géants sont excellents mais les auteurs sont nettement moins inspirés pour les adversaires à taille humaine qui sont souvent catastrophiques (look baclé, aucune personnalité, pas de capacité ou d'arme caractéristiques, vaincus trop rapidement) malgré quelques réussites comme Arigold, Grunarda, Sandstorm ou Rezekker (Et dans une moindre mesure, Piars qui bénéficie d'une arme et d'un style de combat qui lui sont propres).



Casting = 3,7 / 5
A l'exception de Masa Satô (Bareda) qui joue horriblement mal, tous les acteurs sont bons.



Combats = 2,9 / 5
Les combats entre les Chôseishins et les monstres géants, particulièrement redoutables, sont très bons tandis que ceux à taille humaine sont trop brefs et se concluent toujours trop facilement. Le fait que chaque ennemi à taille humaine tire sa force d'un élément qui conditionne celui qu'il faut utiliser contre lui aurait pu permettre d'introduire de la stratégie dans les combats mais est à peine exploité et n'apporte finalement pas grand-chose.



Méchas (Véhicules) = 3,1 / 5
Si les vaisseaux amiraux des ennemis (5 / 5) sont magnifiques, on ne peut pas en dire autant des véhicules des héros: Lio Carrier (2,2 / 5) et surtout Beet Viser (0,8 / 5) sont des véhicules improbables ressemblant à à peu près tout sauf à des astronefs tandis que Core Caliber (3 / 5) est tout juste correct et que Drill Angler (2,8 / 5) est ridiculement kitsch avec son aspect de monstre grimaçant qui tranche avec les autres. Adle Eagle (3,3 / 5) et surtout Shark Leaguer (4,6 / 5) sont heureusement là pour relever le niveau.



Méchas (Robots) = 3,8 / 5
Comme pour les précédentes séries de la franchise, les robots géants sont magnifiques, à l'exception de Drill Angler qui est plutôt bof. Les quatre Ryûseishins manquent cependant cruellement d'originalité car basés sur la même thématique que ceux de Gransazer et Magna Beet souffre énormément de la comparaison avec Dolcrus. Comme pour les uniformes de Sazer-X, on sent l'influence de Gundam avec Core Caliber qui devient l'élément central des Chôseishin comme Core Fighter devenait celui du premier Gundam. Leurs notes individuelles sont: 4,4 / 5 pour Core Braver, 4,5 / 5 pour Great Lio, 4,2 / 5 pour Wind Eagle, 2,8 / 5 pour Magna Beet, 4,5 / 5 pour Shark Leaguer et 2,4 / 5 pour Drill Angler.



Effets spéciaux = 4 / 5
Comme pour les séries précédentes de la franchise Chôseishin, les effets spéciaux son excellents à l'exception de certaines scènes de transformations en CGI beaucoup trop flagrants qui ne soutiennent pas la comparaison avec celles réalisées avec des effets traditionnels mais montrées moins souvent.



Musique = 5 / 5
La série bénéficie d'excellentes musiques d'ambiance.



Génériques = 3,3 / 5
La première version du générique de début est très bonne avec une excellente chanson (超星 艦隊 セイザーX (Chôsei kentai Sazer-X) = Escadrille superstellaire Sazer-X par 高橋 洋樹 (Takahashi Hiroki)) mais il y a quelques soucis avec les versions suivantes qui tiennent compte des changements d'ennemis principaux en remplaçant à chaque fois le plan où apparaît leur vaisseau amiral mais pas celui où on voit les trois shoguns. De même, elles ajoutent Shark Sazer, Shark Leaguer et Drill Angler quand ils rejoignent la série, mais sous forme de stock shots au lieu de leur donner des séquences personnalisées comme celles des autres personnages et méchas de la série. Ce qui lui vaut une note de 4 / 5.


Le générique de fin, accompagné du dansant et sympathique ジャンプ だ! 僕ら の セイザーX!! (Jump da! Bokura no Sazer-X!!) = Sautons! Notre Sazer-X!! du même 高橋 洋樹 (Takahashi Hiroki), montre Remy et Lio Sazer, rejoints ensuite par un groupe d'enfants, en train de danser devant une séquence animée (qui change au cours de la série) au style enfantin qui montre les vaisseaux de Sazer-X poursuivre ceux de Descal puis de Neodescal, le tout accompagné de photos de Lio Sazer en compagnie de jeunes fans. Ce générique de fin contribue malheureusement à l'image de série naïve pour enfants qui colle à Sazer-X, d'où une note de 2,6 / 5.




NOTE FINALE = 14,1 / 20



Toku-Actrice(s) :