Année : 1972
Catégorie(s) : Gô Nagai, Robot géant, Super-robot, Trilogie Mazinger.
Genre : Prototype.

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LA SÉRIE


Le robot géant est incontestablement une figure incontournable de la SF japonaise et ce grâce au prolifique mangaka Gô Nagai qui, alors qu'il était coincé dans un embouteillage, s'était dit que ce serait bien pratique si sa voiture pouvait devenir la tête d'un robot. Cette idée fit son chemin dans la sienne et pris sur le papier la forme de Mazinger Z qui, s'il n'est pas le tout premier robot géant japonais, est le premier à être piloté par le héros alors que ses deux prédécesseurs étaient soit téléguidés (Tetsujin 28), soit autonomes (Astroganger). Le manga devint vite culte et fut adapté en une série télévisée qui allait définir les codes du genre en 92 épisodes et 5 parties délimitées par l'arrivée de nouveaux ennemis récurrents.


Toi-aussi construis ton robot géant à l'aide de ce plan détaillé.




PARTIE 1 - Le baron Ashura (Épisodes 1-38)


La vie du lycéen Kôji Kabuto bascule quand son grand-père, le Pr Jûzô Kabuto qui l'a élevé ainsi que son frère Shirô après la mort de leurs parents, est tué dans l'explosion de son laboratoire. Avant de succomber, le savant révèle à son petit-fils qu'il a construit en secret Mazinger Z, un robot géant qu'il pourra contrôler à l'aide de l'Hover Pilder, un appareil volant s'insérant dans sa tête pour devenir son poste de pilotage. Il ajoute qu'avec ce robot, il pourra devenir "un dieu ou un démon". Cette phrase, signifiant que la science peut aussi bien être utilisée pour aider l'humanité que pour la détruire selon la personne qui s'en sert, sera un thème récurrent de la série.


Kôji Kabuto, plus connu chez nous sous le nom d'Alcor, et son petit frère Shirô.


Mazinger Z, un robot ultra-sophistiqué ...


... qu'on démarre avec une simple clé de contact.


Port du casque obligatoire.

Malheureusement, Jûzô ayant négligé de préparer un tuto à l'intention de Kôji, ce dernier peine à maîtriser le robot et multiplie les dégâts dans la forêt voisine (Il s'en sort cependant mieux que dans le manga où c'était une ville entière qu'il ravageait sans le vouloir) avant d'être arrêté par Aphrodi A (Prononcez Ace), un robot géant d'apparence féminine piloté par Sayaka Yumi, la fille du Pr Gennosuke Yumi, un collègue de feu Jûzô qui dirige le centre de recherche Kôshiryoku (Énergie photonique).


Dans les années 70, les centres de recherche ressemblaient à ça.


Les employés du centre négociant une augmentation auprès du Pr Yumi (Allégorie).


Regarde où tu marches!


Sayaka a ses bon jours ...


... et surtout ses mauvais jours.


Alerte fanservice! Alerte fanservice!


Alerte voyeur! Alerte voyeur!

Grâce à un message posthume de son grand-père, Kôji et le Pr Yumi apprennent qu'il y a quelques années, il avait participé à une expédition sur Bardos, une île de la mer Égée où il avait découvert les vestiges de Mykene, une civilisation de la Grèce antique que sa considérable avance technologique avait permis de créer des robots géants qui la protégeaient contre les envahisseurs (Gô Nagai s'inspire très probablement de Talos, le géant de bronze de la mythologie grecque).


Feu sur l'ennemi!

Un des membres de l'expédition, le Dr Hell, convainquit ses compagnons de l'aider à remettre les robots en état, puis s'en servit pour les supprimer. Seul survivant du massacre, Jûzô a donc construit Mazinger Z pour s'opposer aux projets du savant fou qui ambitionne de conquérir le monde avec l'aide de ces robots qu'il a modifiés pour en faire les redoutables Kikaijûs (Monstres machines), ainsi que d'une armée de cyborgs lobotomisés, les Tekkamens (Masques de fer), que dirige son lieutenant, le baron Ashura, un être hermaphrodite qu'il a créé à partir de deux momies mykeniennes incomplètes de sexes différents et qui est le responsable de la mort de Jûzô.


Le Dr Hell: avec un nom pareil, il ne pouvait que mal tourner.


L'hermaphrodite baron Ashura. Je n'ose imaginer à quoi doit ressembler son appareil urogénital.


Hell adore tester ses inventions sur lui.


Les Kikaijûs attaquent!


Mais Mazinger Z les réduit en poussière.

On retrouve donc le thème de la série avec les robots mykeniens qui, conçus comme des dieux protégeant leurs créateurs, deviennent des démons conquérant le monde entre les mains du Dr Hell, mais aussi avec Minerva X, un robot féminin que Jûzô destinait à être la partenaire de Mazinger Z mais qu'il n'a pas eu le temps de construire. Ayant récupéré les plans dans les décombres de son laboratoire, le Dr Hell la fabrique sans se douter qu'elle porte sur son ventre un circuit qui la dote d'une conscience la poussant à faire équipe avec Mazinger Z dont elle tombe amoureuse mais qu'il suffit de détruire pour la transformer en une menace au service du Dr Hell.


Avez-vous déjà vu ... une romance entre deux robots géants? Maintenant, oui.


Dégage, cette série n'est pas assez grande pour deux robots géants féminins.


C'est méchant de dire ça.

Le fait que Mazinger Z a prestement détruit sa première vague d'invasion contrarie tellement le Dr Hell qu'il détruit le reste de ses robots pour en construire d'autres plus puissants et n'aura désormais de cesse de détruire Mazinger Z et/ou le centre de recherche Kôshiryoku qu'il considère comme les seuls obstacles à ses projets de conquête mondiale.


Le centre de recherche Kôshiryoku se fait démolir et reconstruire tellement souvent dans la série qu'on se demande où le Pr Yumi trouve le financement.


Même chose pour les frais de réparations de Mazinger Z et d'Aphrodi A.


Qu'est-ce que vous croyez? Un robot géant, c'est de l'entretien!

Mais curieusement, alors que l'identité du pilote de Mazinger Z n'est un secret pour personne, le Dr Hell ne pense que très rarement à attaquer directement Kôji chez lui.


Kôji gare l'Hover Pilder devant sa maison comme une vulgaire 2cv.


La minute méta: Kôji a dans sa bibliothèque un livre intitulé Mazinger Z.

À partir de là, chaque épisode opposera Mazinger Z et Aphrodi A à un ou plusieurs Kikaijûs. Enfin, surtout Mazinger Z car la pauvre Aphrodi A sert surtout à démontrer leur dangerosité en leur servant de punching ball pour tester leurs armes. Il en résulte que sa pilote en est réduite à jouer le rôle du boulet que le héros doit constamment secourir.


Un boulet canon, mais un boulet quand même.


Et ce malgré ses "redoutables" missiles mammaires.


Cochon! (Réplique authentique)


Elle est tellement nulle qu'elle se fait rétamer par un gamin de 11 ans!


C'est méchaaaaaant de dire çaaaaaa!!!


Puisque c'est comme ça, je boude, na!


Et mon robot aussi.

D'ailleurs, si Sayaka est le love interest de Kôji, leurs relations sont nettement plus orageuses que dans le manga où ils s'entendaient à merveille. Dans l'adaptation animée, Sayaka est une caractérielle (Au point d'être considérée par certains comme la première tsundere de l'histoire) fréquemment agacée par la prétention de Kôji et ils se disputent en permanence, les échanges d'amabilité dégénérant parfois en échanges de coups qui, s'ils pouvaient passer à l'époque, ont aujourd'hui un côté "violences conjugales" qui peut choquer.


Au moins, la parité est respectée.


On ne parle pas la bouche pleine!


Impossible de faire une réussite tranquille avec leurs disputes incessantes.


Le plus gênant, ce sont les victimes collatérales.


Même leurs robots s'y mettent.


Qui t'a permis d'emprunter mon robot, toi?


Et toi, qui t'a permis de refaire la poitrine du mien?


La relation entre Kôji et Sayaka résumée en une seule image.

Outre Sayaka et le Pr Yumi, l'entourage de Kôji se compose surtout de comedy reliefs, à commencer par son petit frère Shirô.


La musique adoucit les mœurs.


Ou pas.


Tu t'es vu quand t'as bu?


Oh mon dieu! Ils ont cloné le gosse énervant de service!


On sent tout de suite la fine équipe.

Mais il y a aussi le trio de scientifiques du centre de recherche: Nossori (Paresseux), Sewashi (Agité) et Morimori (Vigoureux) dont l'utilité dans cette première partie reste à démontrer puisque le Pr Yumi doit faire appel à un savant américain de passage à chaque fois qu'il faut doter Mazinger Z de nouvelles capacités comme des propulseurs sous-marins ou le Jet Scrander, une aile volante qui est l'ancêtre du Double Spazer (Alcorak) que Kôji pilotera quelques années plus tard.


Le sort du monde repose sur ces trois types? On est fichus!


Prions, mes frères.


Youpi, on a gagné!

Et enfin, il y a le meilleur ami de Kôji, la brute au grand cœur mais à la petite cervelle Boss et ses deux acolytes Mucha (Absurde) et Nuke (Omission).


La Team Boulet en action.


Tu sais ce qu'elle te dit, la Team Boulet?


Elle te dit qu'elle boude!


Ils ont les moyens de faire parler les sbires.


Ils infiltrent l'armée du Dr Hell.


Zut, démasqué!


À l'occasion, Boss laisse s'exprimer sa part de féminité.

Dès cette première partie, les principaux codes des robots géants japonais sont déjà là: le centre de recherche dirigé par un savant qui épaule le héros, la cinématique de mise en route du robot inspirée de celles des véhicules des Thunderbirds, les attaques nommées lors des combats (Une idée de Gô Nagai qui adorait la façon dont les commentateurs des matchs de catch citaient les noms des attaques des pugilistes à chaque utilisation), la base mobile des méchants (En l'occurence, la forteresse sous-marine Sarud) ... Autant de codes qu'on retrouvera dans les série de super-robots ultérieures (Ainsi nommées par opposition aux plus réalistes real robots comme Macross ou Gundam) mais aussi dans d'autres genres comme le Sentai.


Je me demande si cette parade vue par Kôji dans un manga servira plus tard dans l'épisode?


Question rhétorique!

Mais il faut aussi reconnaître qu'en tant que série qui invente les codes d'un genre, Mazinger Z essuie les plâtres et si elle était révolutionnaire à l'époque, elle a pris un sérieux coup de vieux quand on la découvre après ses successeurs. Le design de Mazinger Z paraît aujourd'hui terriblement ringard, tout comme celui de bon nombre de ses adversaires, la plupart de ses armes sont tellement puissantes qu'on a l'impression qu'il pourrait se contenter de one shoter ses ennemis, les combats sont raides et le léger effort de réalisme des débuts (Kôji met plusieurs épisodes à maîtriser son robot, les munitions de Mazinger Z et d'Aphrodi A sont limitées ...) est rapidement abandonné.


Grrr, agrogro, méchant!


L'attaque des spermatozoïdes géants.


Pouce, je me rend.


Ça, c'est un temps à faire sieste.


Heu ... Cette image a été sortie de son contexte!


Ben quoi? On peut être des robots meurtriers et avoir l'instinct maternel.


Celui-là n'est pas complètement inconnu du public français ...


... car sa maquette avait été commercialisée en France où on le présentait comme un Golgoth de Goldorak. (D'ailleurs, ma mémoire me joue peut-être des tours, mais je crois que mes parents me l'avaient offerte à l'époque.)

Et il faut ajouter les défauts inhérents à l'animation japonaise du début des années 70: problème de synchronisation labiale donnant parfois l'impression de regarder l'introduction d'Astérix et Cléopatre, inconsistances visuelles d'un épisode à l'autre (Les commandes de Mazinger Z ne cessent de changer), interversion des avant-plans et arrière-plans, faux raccords spectaculaires, animations recyclées pour gagner du temps ...


Les démarches hautement naturelles de Mazinger Z.


Non, vous ne rêvez pas, ils ont oublié de dessiner les poings missiles de Mazinger Z avant qu'il ne les tire.


Kôji change de tenue lors des champ-contrechamp.


Mais le record reste quand même ce sbire qui se transforme en Mazinger Z!


La barbe du Dr Hell qui disparaît dans certaines scènes n'est pas triste non plus.


On change les couleurs des personnages, on inverse l'image, et hop! On a deux scènes de foule paniquée pour le prix d'une.


Par contre, s'ils pouvaient éviter d'inverser les images comportant des inscriptions ...


On aurait dit un félin qui volait ...


... avec un sens de la perspective discutable.


Soit Aphrodi A a rétréci, soit l'Hover Pilder a grandi.


Admirez ce souci du détail dans les décors.

Néanmoins, certains défauts que j'ai cité, notamment concernant les combats et la puissance excessive de Mazinger Z iront en s'atténuant dans les épisodes suivants à mesure qu'il fait face à des Kikaijûs plus puissants et à d'autres ennemis récurrents, à commencer par le rival d'Ashura.


Un rival pour moi? Je sens que je vais monter sur mes grands chevaux!




PARTIE 2 - Le comte Brokken (Épisodes 39-67)


Lassé des échecs à répétition du baron Ashura, le Dr Hell décide de le remplacer par le comte Brokken, un ancien officier Nazi à qui il a sauvé la vie après une décapitation et dont la tête flotte désormais à côté d'une réplique robotique de son ancien corps.


On se serait pourtant attendu à ce que le Dr Hell fasse appel à un officier qui a la tête sur les épaules.


Il lui arrive parfois de passer ses nerfs sur sa propre tête.


C'est ce qui s'appelle avoir la tête dans le cul.

Et de même que le baron Ashura était secondé par les Tekkamens, le comte Brokken dispose de ses propres soldats, les Tetsujûjis (Croix de fer) dont les casques aux yeux énormes leur donnent un air perpétuellement ahuri.


T'as fini de me regarder avec tes yeux de merlan frit, toi?

Dans une tentative désespérée pour conserver sa place, le baron tente de capturer Mazinger Z mais ne réussit qu'à détruire Sarud. Pourtant, malgré cet échec critique, le Dr Hell le maintient dans ses fonctions et lui confie une nouvelle base mobile sous-marine, Bood, tandis que Brokken a droit à une base volante baptisée Ghoul. Une telle indulgence s'explique d'une part parce que Hell est malgré tout attaché à sa création, et d'autre part parce qu'il espère que la compétition entre ses deux généraux les motivera mutuellement. Malheureusement pour lui mais heureusement pour ses ennemis, c'est le contraire qui se passe et leur rivalité les pousse souvent à prendre des initiatives aux conséquences catastrophiques pour tenter de prouver leur supériorité sur l'autre.


Ces deux-là sont tout le temps à couteaux tirés.


Quand Brokken est en convalescence ...


... Ashura le remplace à la tête des Tetsujûjis ...


... qui s'adaptent rapidement aux méthodes de leur chef intérimaire.

En plus d'un nouveau lieutenant, de nouveaux soldats et de deux nouvelles bases mobiles, le Dr Hell se dote d'un nouveau quartier général en s'installant sur une île situé à proximité du Japon et donc plus pratique pour lancer ses attaques contre le centre de recherche Kôshiryoku et qu'il transforme en une forteresse baptisée Jigokujô (Chateau Enfer).


Une île fort peu accueillante.

Les méchants ne sont d'ailleurs pas les seuls à déménager puisque Kôji et Shirô s'installent définitivement au centre de recherche, le Dr Hell ayant fini par réaliser que ce serait une bonne idée de dynamiter le domicile de son ennemi juré.


Il a mis 58 épisodes pour avoir l'idée la plus évidente du monde, quand même!


Sayaka profite de cette deuxième partie pour changer de tenue de pilotage.

De son côté, le trio de scientifiques du centre se décide à justifier son salaire en concevant de nouvelles armes pour Mazinger Z mais aussi - sous la contrainte - Boss Borot, un robot construit à partir de pièces récupérées dans une décharge et piloté par Boss qui espère ainsi seconder Kôji et Sayaka au combat. Bien que créé avant tout à des fins burlesques, ce robot gaffeur au visage expressif sait se rendre utile au combat et tirera souvent ses amis d'un mauvais pas. Il n'est d'ailleurs pas un inconnu pour le public français puisqu'on l'a revu ensuite dans deux épisodes de Grendizer (Goldorak).


Construisez-nous un robot, et que ça saute!


On a les plans ...


... et les pièces.


Par contre, on n'a pas le budget pour le casque, donc il faudra se contenter de ça.


Qu'est-ce que c'est que ce truc?


J'allais le dire!


Dégage, tas de ferraille, y a pas de place pour deux boulets dans cette série!


Ayayayayayayayayayaille!


Poète à ses heures.


Vous dansez, mademoiselle?


Fulgurotête!


Ça va chauffer!


Il rêve de voler.


Mais ses tentatives sont vouées à l'échec.


Et pourtant je volerai!


Il va marcher beaucoup moins bien maintenant.


Mais non, c'est juste une question de recoller les pièces dans le bon ordre.

Boss permet d'ailleurs au centre d'accueillir un nouveau membre en pistonnant sa cousine (très éloignée) Misato. D'abord engagée comme cuisinière et femme de ménage, elle se révèle être aussi une femme d'action redoutable dotée d'un sang froid à toute épreuve. Certes, ça fait d'elle la Mary Sue de service mais il faut bien ça pour compenser l'inefficacité chronique de Sayaka. Elle est même tellement badass qu'on se demande ce que le centre attend pour lui donner son propre robot!


Quand Boss propose sa cousine pour un poste, on s'attend au pire.


Et c'est le meilleur qui arrive.


Il avait su faire durer le suspense concernant son apparence.


Maîtresse Misato, dans sa cuisine, préparait de bons petits plats.


Maîtres Kôji et Shirô, par l'odeur alléchés.


Maîtresse Sayaka saura-t-elle y résister?


Misato, faut pas lui baver sur les rouleaux!


Je suis Chuck Norris et j'approuve cette référence.

Avec l'apparition de nouveaux personnages et méchas et même d'un nouveau quartier général pour les antagonistes, cette deuxième partie est riche en changements de statu quo et ça va s'accélérer dans la troisième où nos héros vont devoir faire face à une nouvelle génération de monstres de la semaine.


Qu'ils y viennent! Je les attend de pied ferme.




PARTIE 3 - L'archiduc Gorgon (Épisodes 68-82)


À force d'enchaîner les défaites, le Dr Hell traverse un épisode dépressif et détruit son armée de Kikaijûs avant de se résoudre à demander l'aide de l'archiduc Gorgon, un survivant de Mykene qu'il avait rencontré peu après son installation sur Bardos. Basé dans un repaire sous-marin comportant de nombreux lacs de lave, Gorgon a, comme les autres lieutenants de Hell, un aspect insolite puisque ses jambes et son bassin sont remplacés par un tigre aux canines proéminentes.


Mais où les chara-designers vont-ils chercher leurs idées?

Bien qu'il méprise Hell et ses lieutenants, Gorgon accepte de les aider en leur fournissant ses propres robots meurtriers, les Yôkikaijû (Monstres Machines Spectraux). Plus puissants que les Kikaijûs, ils ont l'aspect de dieux et créatures de la mythologie grecque ou d'animaux géants. Encore que, quand le Dr Hell se remettra à fabriquer ses propres robots géants, la différence entre les deux catégories ne sera pas toujours évidente et on aura parfois droit à des Kikaijûs ressemblant à des Yôkikaijûs et inversement.


Heu ... Salut?


Avez-vous déjà vu ... un minotaure en tutu? Maintenant, oui.


Sans doute le monstre le plus mémorablement délirant de la série avec sa trompe lance-missile et ses oreilles tirant des rayons sur les côtés.

Quoi qu'il en soit, ces nouveaux robots sont redoutables et le tout premier parvient à détruire l'Hover Pilder, obligeant Kôji à affronter le suivant sans l'aide de Mazinger Z pendant que le centre met quelques épisodes à construire un remplaçant sous la forme du Jet Pilder tout en perfectionnant Jet Scrander.


Il va voler beaucoup moins bien, maintenant.

La victime suivante des Yôkikaijûs est Aphrodi A, entièrement détruite par l'un d'eux et remplacée par la plus performante Dianan A (Prononcez encore Ace) que Sayaka pilote à l'aide d'une moto placée au sommet de sa tête, la Scarlett Mobile, ce qui est un recyclage d'une idée initialement prévue pour Mazinger Z. Gô Nagai voulait en effet au départ que Kôji, motard émérite, pilote Mazinger Z à l'aide d'une moto avant de la remplacer par l'Hover Pilder.


Alors? Que penses-tu de mon nouveau robot?


Bien que plus performante que sa prédécesseuse, Dianan A continue de jouer les punching ball pour les monstres de la semaine.


Et son postérieur de métal attire tout autant les tirs ennemis.

Mais les méchas ne sont pas les seules victimes de cette guerre et cette troisième partie est également marquée par des pertes humaines dans les deux camps: Morimori est tué dans un traquenard tendu par Brokken tandis que le baron Ashura, tombé en disgrâce, tente de se racheter en détruisant Mazinger Z à l'aide de Bood et meurt dans l'explosion du submersible.


RIP Morimori.


RIP Ashura.


Le Dr Hell construit un Kikaijû à son effigie pour le venger.

Avec une nouvelle génération de monstres, le remplacement de plusieurs méchas et la mort de deux personnages réguliers, cette troisième partie modifie en profondeur l'univers de la série avant l'arrivée de son antagoniste le plus terrifiant.


Bouh!


Ciel!


Maman, j'ai peur!


Nous aussi!




PARTIE 4 - Le vicomte Pygman (Épisodes 83-87)


La création suivante du Dr Hell est le vicomte Pygman, un cyborg formé d'un buste de Pygmée remplaçant la tête d'un guerrier Maasaï. Là où le Dr Hell et ses généraux sont des scientifiques et des stratèges, Pygman est un adepte de la sorcellerie, de l'hypnose et de l'illusion, ce qui le rend aussi effrayant que redoutable. En outre, il est le seul adversaire récurrent à posséder des compétences de guerrier et à prendre donc une part active dans les combats.


Où ça, un cliché raciste ambulant?


Le comte Brokken va lui faire un procès pour plagiat.


Même diminué, il poursuit le combat.


Au secours! Pygman a changé le sol en lac de lave!


Ne faites pas vos chochottes, vous voyez bien que vous avez pied.

Néanmoins, désirant conquérir le monde seul, il finit par trahir le Dr Hell et par prendre le contrôle du centre de recherche Kôshiryoku avant de trouver la mort en combattant Mazinger Z.


Même mort, il reste flippant.

Bien qu'il soit l'ennemi le plus éphémère de la série, le vicomte Pygman n'en est pas moins mémorable de par sa dangerosité et sa fourberie, se distinguant des autres antagonistes par son côté surnaturel et sa maîtrise de la magie noire qui le rend terrifiant et imprévisible dans une série qui reposait jusqu'ici sur la science et les technologies avancées. Nul doute que s'il avait été moins individualiste, il aurait formé avec le Dr Hell et ses généraux une équipe redoutable qui aurait fait pencher la balance en leur faveur. Quoi qu'il en soit, avec la mort d'un deuxième ennemi récurrent, on sent que la série approche de sa dernière ligne droite.


Je sens que ça va être un chemin de croix.


Moi-aussi.




PARTIE 5 - Passation de pouvoir (Épisodes 88-92)


Le Dr Hell attire Mazinger Z sur son île dans l'espoir de le détruire après avoir capturé son pilote mais Kôji parvient à lui échapper et connaît désormais l'emplacement de son quartier général. Ce qui lui permet, une fois les dégâts subis par Mazinger Z réparés, de repartir à l'assaut en compagnie de Dianan A et de Boss Borot, anéantissant le Jigokujô et les quelques Kikaijûs qui le défendent avant d'abattre Ghoul à bord duquel le Dr Hell et le comte Brokken tentent de s'enfuir.


Il n'y avait pas le budget pour doter Boss Borot et Dianan A de leurs propres Jet Scranders.


Toc, toc!


Le Dr Hell se fait casser la Ghoul.

Kôji et ses amis s'imaginent en avoir terminé avec leurs adversaires mais ils oublient que l'archiduc Gordon est toujours en vie. Et il n'est pas seul car la disparition du Dr Hell laisse le champ libre au reste de l'empire souterrain de Mykene pour conquérir le monde de la surface avec leurs propres robots géants, les Sentôjûs (Monstres de combat).


Hé bien, c'est pas trop tôt. Ça fait 92 épisodes qu'on attend notre tour!

Mais alors que le spectateur s'attend à ce que la série entame une sixième partie opposant Mazinger Z, Dianan A et Boss Borot à ces nouveaux ennemis, les trois robots se font tailler en pièces par deux Sentôjûs contre lesquels leurs armes sont inefficaces.


Cette fois, on est mal.

Mais alors que les agresseurs se lancent à l'assaut du centre de recherche Kôshiryoku et que tout semble perdu, un robot semblable à Mazinger Z mais plus sophistiqué surgit de nulle part et ne fait qu'une bouchée des assaillants avant de repartir comme il était venu.


Vous ne passerez pas!

Convoqué ensuite au Centre de Recherches Scientifiques Fortifié, le Pr Yumi découvre que son directeur n'est autre que Kenzô Kabuto, le père de Kôji que tout le monde croyait mort dans l'explosion de son laboratoire mais qui a survécu en étant transformé en cyborg par son père.


Je l'ai fait exprès de dire que j'étais mort.

Sa transformation l'a doté d'une intelligence supérieure qui lui a permis de créer l'autre Mazinger, Great Mazinger, pour s'opposer à l'empire Mykene. Néanmoins, estimant que son fils Kôji est destiné à devenir un scientifique comme lui et non un combattant, il l'envoie étudier aux États-Unis en compagnie de Sayaka et confie le pilotage du robot à Tetsuya Tsurugi, un orphelin qu'il a adopté et formé pour combattre.


Place au nouveau modèle ...


... et au nouveau pilote.

Cet ultime épisode qui est autant le dernier de Mazinger Z que le premier de Great Mazinger apporte une conclusion particulièrement audacieuse et surprenante à la série en ne la terminant pas par la victoire éclatante de son héros mais par sa défaite cuisante avant de le remplacer par son successeur.


En route vers une nouvelle série!

Cultissime au Japon, Mazinger Z resta longtemps inédit en France où il fallut attendre 1988 pour en découvrir une partie sur M6 (Seuls les 52 premiers épisodes furent doublés et parmi ceux-ci, seuls les 1 à 24 et 27 furent diffusés). Il va sans dire que la série avait affreusement mal vieilli et, ironie suprême, passait pour un mockbuster fauché de Goldorak aux yeux des spectateurs français qui ignoraient qu'il s'agissait en fait des premier et dernier volets d'une trilogie!


Lors de la première diffusion de Goldorak en France, on trouvait quelques BDs Mazinger Z en librairie (Il ne s'agissait cependant pas du manga originel mais d'adaptations italiennes) et je m'étais étonné à l'époque de la ressemblance du robot avec Goldorak et de son pilote avec Alcor.




FILMS & ÉPISODES SPÉCIAUX


Succès oblige, Mazinger Z eut droit à deux films hors-continuité diffusés en salles. Le premier, Mazinger Z tai Devilman, est un crossover avec un autre personnage culte de Gô Nagai, Devilman (Dont la série animée n'a toutefois pas grand-chose à voir avec le manga originel), dans lequel les deux héros unissent leurs forces pour combattre une armée de Kikaijû et un trio de démons auxquels s'est allié le Dr Hell. Se déroulant durant la première partie de la série, le film raconte une origine différente du Jet Scrander et dote le Dr Hell d'une première forteresse volante, Navalon, qui ne fera cependant pas long feu.


Le Dr Hell sait se faire obéir des démons.


Sirène, une des plus célèbres antagonistes de Devilman, y est nettement plus pudique que dans le manga.


Mais-heu, j'ai pas signé pour un hentaï, moi!


Vous noterez au passage que dans certaines scènes, les dessinateurs ont dotée Aphrodi A d'une raie des fesses.


À la revoyure, collègue!

Le deuxième film, Mazinger Z tai Ankoku Daishôgun, est une version alternative du dernier épisode dans lequel Mazinger Z affronte plusieurs Sentôjûs représentant les différentes armées de Mykene. Même s'il finit également l'histoire en piteux état avant de recevoir l'aide de Great Mazinger, il arrive cette fois à détruire quand même quelques assaillants. Le film est cependant légèrement gâché par quelques passages et idées bizarres, notamment Kenzô Kabuto qui, avant de révéler son identité, passe la majeure partie du film déguisé en prophète annonçant les événements à venir, dont certains qu'il lui était impossible de prévoir.


La seule explication logique, c'est que c'était un médium.


Les Sentôjûs attaquent!


Je reconnais avoir un petit faible pour celui-là.


Cette fois, l'ennemi ne se contente pas d'attaquer le Japon.


La vérité sur les attentats du 11 Septembre enfin révélée!


Boss Borot coûte cher en murs.


Ma vengeance sera terriiiiiiiible!




BILAN


Concept = 3 / 5
Mazinger Z est une série fondatrice qui a inventé les codes des robots géants japonais mais les séries du genre ayant fait flores depuis, son côté novateur est beaucoup moins évident pour le public d'aujourd'hui qui retient surtout une énième histoire de héros luttant contre un savant fou qui veut conquérir le monde. Tel est le triste sort des séries pionnières qui vieillissent mal et souffrent ensuite de la comparaison avec leurs successeurs.



Scénario (Intrigue globale) = 3 / 5
Il n'y a pas d'intrigue fil rouge malgré les changements de statu quo apportés par l'arrivée de nouveaux personnages, armes et méchas et la suppression d'autres. On notera quand même quelques idées audacieuses pour l'époque comme le remplacement de la moitié des méchas en cours de série ou la conclusion ouverte qui voit le héros échouer avant de céder la place à son remplaçant.



Scénario (Épisodes) = 3,5 / 5
On n'échappe pas à une certaine répétitivité avec beaucoup d'épisodes qui reposent sur la formule "le Dr Hell essaie de détruire Mazinger Z ou le centre de recherche avec un nouveau robot géant apparemment invincible dont il faudra trouver le point faible ou une parade à ses capacités", mais ça n'empêche pas un suspense souvent efficace et même d'excellentes intrigues de temps en temps. (Voir la section épisodes pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Héros = 3 / 5
Kôji Kabuto est un archétype de héros frimeur et tête brûlé mais est heureusement doté d'un côté comique de par son côté parfois gaffeur et maladroit qui le rend malgré tout sympathique.



Autre(s) pilote(s) = 2 / 5
Sayaka Yumi est trop souvent réduite au rang de boulet qui sert de punching-ball aux monstres de la semaine pour leur permettre de faire la démonstration de leurs armes et que le héros doit secourir, même si son sale caractère nous vaut des scènes bien fun.



Tenue(s) de pilotage = 2,5 / 5
La tenue de pilotage de Kôji Kabuto est fort laide, particulièrement le casque. Sayaka Yumi s'en sort mieux avec une combinaison fonctionnelle de pilote de moto agrémentée d'un petite touche personnelle sous la forme d'une écharpe autour de la taille qui lui donne des airs de précurseuse de Cat's Eye mais est beaucoup moins inspirée pour sa tenue suivante à la minijupe très fanservice, heureusement rattrapée par un casque plus esthétique.



Allié(s) = 2,3 / 5
Si le Pr Gennosuke Yumi (3 / 5) est un archétype classique de scientifique / figure paternelle, les autres scientifiques du centre de recherche, Nossori (2 / 5), Sewashi (2 / 5) et Morimori (2 / 5) sont surtout là pour servir de comedy reliefs dont on retient plus le physique et les pitreries que les personnalités interchangeables, ce qui n'empêche pas le spectateur d'être surpris et ému par la mort de l'un d'eux.



Entourage civil = 3,1 / 5
Shirô Kabuto (2 / 5) est l'indispensable élément d'identification des jeunes spectateurs mais son caractère capricieux le rend souvent agaçant. Boss (4 / 5) a beau jouer le rôle du sidekick comique du héros, sa bonne volonté et le fait qu'il se rend souvent utile après la création de son robot le rendent attachant, tandis que Nuke (3 / 5) et Mucha (3 / 5) héritent du rôle ingrat de faire-valoir du faire-valoir, même si le trio ainsi formé fonctionne bien. Enfin, même si ses compétences multiples font d'elle la Marie Sue de service, l'efficacité de Misato (3,5 / 5) et son côté badass qui contraste avec son apparente douceur sont assez inédits et rafraîchissants pour un personnage féminin de l'époque.



Personnages secondaires = 3,5 / 5
Même si on n'échappe pas à quelques personnages fonctions oubliables qui ne sont là que pour servir de victimes du jour ou d'éléments comiques, on a aussi droit à des personnages mémorables avec d'excellents arcs: Junichi dont le jouet innocent devient un engin de destruction, Mitsuo Satomi qui comprend l'inutilité de la vengeance avant de se réconcilier avec son boureau, Yuri Hanamura qui apprend à surmonter son égoïsme et sa peur de remarcher, Risa qui reprend goût à la vie en voulant sauver son enfant, les voyous ambivalents que sont Saijô et Kitô ou les destins tragiques d'Erika et Lorelei.



Ennemi(s) récurrent(s) = 3,1 / 5
En tant que savant fou voulant conquérir le monde, le Dr Hell est un ennemi principal des plus basiques et sans relief. Ses lieutenants sont beaucoup plus intéressants grâce à leurs designs imaginatifs ainsi que par leurs relations, qu'il s'agisse de la rivalité entre le baron Ashura et le comte Brokken ou de la fourberie de l'archiduc Gorgon et du vicomte Pygman, lequel souffre toutefois d'un design assez "cliché raciste". Quant à leurs soldats, ils portent des uniformes peu imaginatifs (sans parler de l'air ahuri que leurs casques donnent aux Tetsujûjis!) et des armes des plus banales. Néanmoins, les Tekkamens se distinguent par leur nature de cyborgs lobotomisés à l'aspect dérangeant devenus malgré eux des serviteurs du Dr Hell. (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Monstres de la semaine = 3,1 / 5
Les auteurs font marcher leur créativité et ne se contentent pas d'opposer Mazinger Z à des robots humanoïdes et animaliers, mais aussi à des adversaires à mi-chemin entre l'humain et le véhicule (Dumdum L2, Genocider F9, Deathcross V9) et certains possèdent des armes originales. On en trouve même dont les transformations préfigurent les Enbanjûs (Golgoths) de Grendizer (Goldorak), comme Baranga M2, Jeiser J1 ou Pallas ΔV. Si la plupart sont de simples machines de destruction, quelques uns sont dotés d'une personnalité les rendant ambivalents (Spartan K5, Doublefazer V1 ou Genova M9), comiques (Brazus S1 et S2) ou tragiques (Minerva X, Rhein X1). Malheureusement, même si certains sont visuellement très réussis, la plupart ont mal vieilli et paraissent ringards aujourd'hui quand leur aspect n'est pas complètement improbable. (Voir les sections Kikaijûs, Yôkikaijûs et autres robots géants pour plus de détails. Les Sentôjûs seront étudiés dans Great Mazinger. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Robot(s) = 3,1 / 5
Mazinger Z a beau être le pionnier des robots géants, son design a très mal vieilli et souffre de la comparaison avec ses successeurs, même si l'idée d'un robot piloté par un appareil volant se plaçant au sommet de sa tête est brillante et originale, en plus de permettre des séquences riches en suspense où Kôji peine à se connecter à Mazinger Z. Aphrodi A s'en sort mieux et bénéficie même d'un meilleur design que sa version manga qui était particulièrement moche. On ne peut malheureusement pas en dire autant de la pas terrible Dianan A qui tente sans succès de ressembler à une version féminine de Mazinger Z (Ce qui est d'autant plus inexcusable que, sur le même principe, Minerva X était une réussite visuelle). Ironiquement, alors que son design est volontairement ringard, Boss Borot est celui qui résiste le mieux à l'épreuve du temps. (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Véhicule(s) = 3 / 5
Avec son tableau de bord rétro et ses hélices, il est impossible aujourd'hui de considérer l'Hover Pilder comme un véhicule futuriste. Son successeur, le Jet Pilder, est heureusement plus crédible mais souffre lui aussi d'un design trop rétro. Seuls le Jet Scrander et la Scarlet Mobile passent haut la main l'épreuve du temps. Quant aux bases mobiles des antagonistes, si Sarud a mal vieilli malgré la bonne idée de l'île artificielle à son sommet, Ghoul et Bood ont des designs qui paraissent un peu kitsch aujourd'hui mais n'en sont pas moins mémorables.



Séquence(s) de démarrage = 3,3 / 5
La séquence de démarrage de Mazinger Z a beau être un classique, le fait qu'elle implique qu'il reçoive à chaque fois des trombes d'eau sur sa tête en forme de récipient dans laquelle s'insère ensuite l'Hover Pilder, puis le Jet Pilder fait que je m'étonne qu'il n'y ait jamais eu le moindre court circuit (Je sais, je sais: suspension consentie d'incrédulité, tout ça ...). (3,5 / 5) Si Sayaka Yumi n'a droit a aucune séquence de démarrage proprement dite avec Aphrodi A, elle se rattrape avec celle de Dianan A, même si le pont arc-en-ciel est un peu trop fantaisiste. (3 / 5) (Voir la section Démarrage pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Arme(s) = 3,1 / 5
Mazinger Z possède un arsenal impressionnant et inventif, même si certaines armes sont peu crédibles, comme le rust hurricane (Un souffle qui désintègre le métal?) ou le missile punch qui, en plus d'être trop grand pour tenir dans son ventre semble pouvoir être tiré à l'infini (Cette remarque vaut aussi pour les Aphrodi missiles et les Dianan missiles qui auront cependant marqué les esprits pour des raisons évidentes.). Les armes de l'Hover Pilder et du Jet Pilder sont quant à elles des plus banales. (Voir les sections Armes des robots et véhicules pour plus de détails. Seules les armes principales sont notées et le scarlet beam n'est compté qu'une fois. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Combats = 3 / 5
Si dans les premiers épisodes, les combats opposant Mazinger Z aux Kikaijûs souffrent d'un rythme lent et d'une certaine raideur, ces défauts s'atténuent à mesure que la série progresse et la grande variété d'adversaires permet d'éviter la répétitivité.



Base(s) = 2,3 / 5
Le centre de recherche Kôshiryoku a un design qui se voulait futuriste mais fait aujourd'hui très daté 70s (3 / 5). L'île de Bardos a un aspect oubliable malgré le contraste intéressant apporté par ses ruines grecques cachant des installations à la technologie avancée (1 / 5), tandis que la base sous-marine de l'archiduc Gorgon a un aspect trop austère et épuré malgré le contraste visuel efficace apporté par les lacs de lave rouge au milieu de roches aux couleurs froides. (2 / 5) C'est finalement Jigokujô qui s'en sort le mieux avec son aspect extérieur aussi marquant qu'angoissant. (3 / 5) (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Dessins et animation = 2,5 / 5
Si les graphismes sont tout à fait corrects, l'animation a très mal vieilli tant elle souffre des défauts de l'époque qui sont encore plus flagrants aujourd'hui: faux-raccords, erreurs de proportion, couleurs et designs changeant d'un épisode à l'autre quand ce n'est pas d'une scène à l'autre, recyclage flagrant de séquences, personnages identiques dans une même scène pour être plus faciles à animer, etc.



Musiques = 3,5 / 5
La partie musicale est assurée par le prolifique 渡辺 宙明 (Watanabe Chûmei) et même si je préfère nettement sa production des années 80 sur laquelle il était bien plus inspiré (Ses musiques des 70s avaient tendance à trop se ressembler d'une série à l'autre, d'autant plus qu'il recyclait beaucoup de passages), il crée quand même des thèmes mémorables, particulièrement celui de Boss Borot qui souligne parfaitement le côté maladroit mais plein de bonne volonté du colosse.



Générique(s) = 3,6 / 5
Accompagné de la chanson マジンガー Z (Mazinger Z) par 水木 一郎 (Mizugi Ichirô), le premier générique de début commence par la séquence de démarrage de Mazinger Z, puis enchaîne sur un combat l'opposant à un groupe de Kikaijûs avant de se conclure par un plan sur son pilote ... totalement masqué par les crédits! Bref, un générique simple mais qui donne le ton. (Chanson = 4 / 5, Images = 3 / 5, Moyenne = 3,5 / 5)


Le générique change à partir de l'épisode 40: la chanson reste la même mais il s'ouvre désormais sur une attaque massive des forces du Dr Hell avant que Mazinger Z n'arrive et les anéantisse. Ce deuxième générique est nettement plus dynamique et riche en action et met en valeur la polyvalence de Mazinger Z qui s'y bat aussi bien dans les airs que sous l'eau. Et cette fois, on voit son pilote! (Chanson = 4 / 5, Images = 4 / 5, Moyenne = 4 / 5)


Accompagné de ぼくら の マジンガー Z (Bokura no Mazinger Z) = Notre Mazinger Z par le même 水木 一郎 (Mizugi Ichirô), le générique de fin consiste en une série de plans fixes montrant l'intérieur de Mazinger Z. (Chanson = 3 / 5, Images = 4 / 5, Moyenne = 3,5 / 5)


À partir de l'épisode 75, le générique de fin change et montre désormais une série d'images fixes dont les transitions sont assurées par le Jet Pilder. On y voit Dianan A et Boss Borot, ce qui rattrape leur absence dans celui de début. (Chanson = 3 / 5, Images = 4 / 5, Moyenne = 3,5 / 5) (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)




NOTE FINALE = 11,9 / 20