Année : 2014
Pays : USA
Catégorie(s) : Arrowverse, Aventure, Policier, Super-héros.
Genre : Qui a tué Sara Lance?

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LA SÉRIE


On peut dire qu'Oliver Queen (Arrow) a touché le fond à la fin de la saison précédente où il avait perdu sa mère, sa société, sa fortune et le manoir familial, ce qui ne va pas l'empêcher de creuser encore plus dans celle-ci suite aux machinations d'un nouvel ennemi qui, preuve supplémentaire que les auteurs de la série veulent faire du Batman sans Batman, est un des principaux antagonistes de l'homme chauve-souris.


Ben quoi? J'ai obtenu la garde alternée des ennemis jurés!

Au début, pourtant, les choses semblent s'arranger pour lui: le crime est en chute libre à Starling City grâce à ses activités de justicier, ses relations avec la police se sont considérablement améliorées après ses actions héroïques durant le siège de la ville et la promotion de Jim Gord ... Pardon, Quentin Lance au rang de capitaine et la mort d'Isabel Rochev lui offre la possibilité de racheter Queen Consolidated.


Quand tout va bien, c'est signe que tout va aller mal.

Mais un élément perturbateur doublé d'un nouveau drame va rapidement pointer le bout de son nez sous la forme de Sara Lance (Canary) qui revient à Starling City pour mener une enquête pour la Ligue des Assassins et est aussitôt assassinée, le corps criblé de flèches.


Elle meurt à chaque saison mais ça fait toujours un choc.

Sa mort déplaît évidemment fortement à sa chérie, Nyssa al Ghul, qui menace Oliver des pires représailles contre sa ville si le meurtrier n'est pas rapidement retrouvé et châtié, ce qui est plus facile à dire qu'à faire car les suspects ne manquent pas: le plus évident est Malcolm Merlyn qui était justement l'objet de l'enquête de Sara, la Ligue le traquant pour le punir des morts qu'il a causées lors de l'Undertaking, mais il y a aussi le mercenaire Komodo qui multiplie les meurtres à l'arc au même moment et le partenaire d'Arrow, Roy Harper, qui est hanté par des cauchemars où il se voit tuer Sara et se demande s'il n'a pas été victime d'une rechute depuis sa précédente période de folie, sans oublier le propre père de Nyssa et chef de la Ligue, Ra's al Ghul, qui n'avait jamais approuvé leur relation.


Qui a tué Sara Lance?


Malcolm Merlyn avec le chandelier dans la bibliothèque?


Komodo avec la corde dans la cuisine?


Roy Harper avec la clé à molette dans le hall?


Ra's al Ghul avec le revolver dans la salle à manger?

Oliver finit par découvrir que la meurtrière est sa sœur Thea qui avait agit sous l'emprise d'une drogue administrée à son insu par son père biologique, Malcolm. Celle-ci étant aussi coupable que lui selon les critères de la Ligue, Oliver espère la sauver en prétendant être le meurtrier avant de réclamer un jugement par l'épée en affrontant Ra's en duel.


Ça tourne mal.

Oliver survit pourtant à ses blessures grâce à l'aide d'un des membres de la Ligue, Sarab, qu'il avait autrefois connu à Hong Kong (J'y reviendrai) et qui estime avoir une dette envers lui.


Il est mort ...


... mais il se soigne.


John Diggle assure l'intérim en son absence.

Seulement voilà, une ancienne prophétie annonçant que celui qui survit à l'épée de Ra's al Ghul devient Ra's al Ghul, ce dernier voit désormais Oliver comme son successeur désigné et est prêt à tout pour l'obliger à accepter cet "honneur", y compris à anéantir sa réputation en faisant commettre des meurtres par ses hommes déguisés en Arrow. Pour ne rien arranger, Quentin Lance lui en veut tellement de lui avoir dans un premier temps caché la mort de sa fille Sara pour ménager son palpitant fragile qu'il lui livre désormais une traque acharnée, ne lui laissant plus d'autre choix que de cesser ses activités de justicier en faisant croire à la mort d'Arrow.


Un Arrow peut en cacher un autre.


Ennemi public.


You're under arrest.

Il doit finalement céder à Ra's quand ce dernier blesse mortellement Thea dont l'unique espoir de survie est une trempette dans le Puit de Lazarre, une source miraculeuse se trouvant à Nanda Parbat, fief de Ra's dont elle assure la longévité par ses vertus guérisseuses.


Elle est morte ...


... mais elle se soigne ...


... et ne peut s'empêcher de faire sa kéké lors de sa résurrection.

Oliver rejoint donc la Ligue sous le nom d'Al Sah-Him (La Flèche) et comme il subit ensuite un conditionnement spécial destiné à effacer toute trace de son ancienne identité, il devient totalement inféodé à Ra's au point d'épouser de force Nyssa et d'accepter une ultime épreuve consistant à effacer les derniers vestiges de son passé en anéantissant Starling City avec ses habitants. Ses anciens équipiers parviendront-ils à l'en empêcher malgré le fait qu'il n'a désormais aucune hésitation à les combattre? À moins que tout ceci ne soit qu'un complexe double, triple, voire quadruple jeu (Même les personnages de la série perdent le compte!) mené avec la vraie-fausse complicité de Malcolm Merlyn, plus manipulateur, calculateur et opportuniste que jamais?


Les tueurs de la Ligue se faisant passer pour Arrow, l'inverse est vraie aussi.


La future mariée cache sa joie.


Les équipiers d'Arrow tentent de le ramener à la raison.


Ça tourne mal.

Mais ce qui amène le plus le spectateur à se gratter la tête n'est pas ce stratagème alambiqué à base de trahisons à tiroirs mais la logique à géométrie variable de la Ligue des Assassins, présentée comme une association de tueurs moraux justifiant leurs actions par le bien commun, au point qu'Oliver est au départ tenté par l'offre de Ra's al Ghul en pensant que diriger cette organisation lui permettrait de mener sa croisade contre le crime plus efficacement et à plus grande échelle. Mais en même temps, on les voit menacer de tuer 50 personnes par jour jusqu'à ce que l'assassin de Sara leur soit livré, multiplier les meurtres de criminels et d'innocents pour faire accuser Arrow et ordonner l'anéantissement d'une ville entière! À ce stade, on se demande vraiment en quoi Malcolm Merlyn n'avait pas respecté leur code avec l'Undertaking. Il avait dépassé son quota annuel d'homicides?


Ci-gît la logique.

Autre faille logique, le fait que Ra's se rende plusieurs fois à Starling City pour exécuter lui-même certaines personnes alors qu'il a toute une armée à sa disposition. Il n'y a que dans le dernier épisode que ça fait sens puisque sa cible est un ennemi personnel mais la scène ne sert qu'à teaser l'antagoniste principal de la saison suivante. D'ailleurs, si ceux des deux précédentes étaient particulièrement réussis, ce n'est pas le cas ici et ce Ra's al Ghul télévisuel est bien loin du charismatique écoterroriste immortel créé par Dennis O'Neil et Neal Adams dans Batman 232 de Juin 1971. L'acteur choisi pour l'incarner, Matthew Nable, n'aide pas: sa carrure massive est trop éloignée de la silhouette élancée de la version comics et son jeu supposé être monolithique donne plutôt l'impression qu'il s'ennuie profondément sur le plateau.


Réveillez l'acteur, il s'est encore endormi!

On pourrait donc espérer que la série va se rattraper avec les antagonistes de l'intrigue flashback dans laquelle Oliver est recruté de force par Amanda Waller qui l'envoie à Hong Kong pour enquêter sur China White qui convoite un redoutable virus créé en laboratoire qu'elle compte vendre au plus offrant. Afin d'éviter qu'Ollie ne lui fausse compagnie pour retrouver ses proches qui le croient toujours morts, Amanda le confie à un de ses agents, Maseo Yamashiro, le futur Sarab, dont elle menace de tuer l'épouse Tatsu et le fils Akio s'il lui fausse compagnie.


Lors d'un séjour à l'étranger, il est bon de pouvoir bénéficier d'une famille d'accueil.


Quelle époque! Les cheftaines des Triades ne peuvent même plus vendre des armes biologiques au marché noir sans se faire tirer dessus.

Hélas, alors qu'on était en droit d'espérer que son passage au rang d'antagoniste principale profiterait à China White et que les scénaristes en profiteraient pour l'étoffer en la dotant d'un passé, d'une personnalité et de motivations complexes, elle reste la même femme fatale asiatique stéréotypée et ne dure même pas jusqu'à la fin de la saison, se faisant remplacer dans la deuxième moitié par le général Matthew Shrieve, un militaire xénophobe qui souhaite lâcher le virus sur Hong Kong.


5 ans plus tard, cette saison prend des allures prophétiques.

Il y a d'ailleurs de plus en plus de flashbacks qui ne sont pas centrés sur Oliver mais sur d'autres personnages de la série. On apprend ainsi comment Malcolm a rejoint la Ligue des Assassins après le meurtre de son épouse dans l'épisode où il se retrouve face à son meurtrier devenu un chef des gang régnant sur les Glades après la disparition temporaire d'Arrow. De même, on découvre le passé de sniper traumatisé par la guerre de Deadshot lors de son ultime mission au sein du Suicide Squad, ou le passé d'hacktiviste gothique de Felicity Smoak quand elle est confrontée à un ancien confrère ayant mal tourné.


Durant ses études au MIT, Felicity se prenait pour la Mort version Neil Gaiman.


Ce moment gênant où vous ouvrez à votre patron en croyant que c'est votre voisine.


Suivi de ce moment gênant où votre mère vous rend une visite surprise devant votre patron.

Cette saison est aussi l'occasion de multiplier les super-héros et justiciers masqués dans l'Arrowverse, à commencer, évidemment, par Flash / Barry Allen dont la première saison était diffusé en parallèle, permettant de fréquentes interactions: personnages se rendant d'une série à l'autre, références à des événements se déroulant au même moment dans l'autre série ... On a même parfois droit à de véritables crossovers: ainsi, dans l'épisode 1 de la saison 3 d'Arrow, Barry appelle Oliver pour demander à le voir et leur rencontre a lieu dans l'épisode 1 de Flash, dans les épisodes 8 des deux séries, les deux héros font équipe dans leurs villes respectives pour neutraliser des adversaires communs, Oliver aide Barry à capturer Reverse Flash dans l'épisode 22 de Flash et Barry délivre ses amis prisonniers de Ra's al Ghul dans le 23 d'Arrow ... avant de repartir en s'excusant de ne pouvoir les aider à empêcher la destruction de Starling City car il doit absolument discuter avec Reverse Flash. Bonjour l'ordre des priorités!


Pendant ce temps, dans une autre série ...


On se téléphone ...


... et on se fait un crossover.


Moi, les crossovers, ça me donne faim.

Mais cette saison est aussi l'occasion pour Laurel Lance d'enfin adopter l'identité de Black Canary, à la fois pour rendre hommage à sa sœur Sara et pour extérioriser la colère causée par son meurtre. Évidemment, on ne s'improvise pas justicière masquée du jour au lendemain et elle doit d'abord s'entraîner auprès de Nyssa al Ghul et de Ted "Wildcat" Grant, un ex-champion de boxe doublé d'un ex-justicier masqué. Si Wildcat n'est pas très connu en France, c'est un super-héros du Golden Age assez populaire aux States, créé par Bill Finger que beaucoup considèrent comme le véritable père de Batman et qui était effectivement le mentor de la Black Canary des comics. Dommage, donc, qu'il n'apparaisse que dans quelques épisodes avant de connaître une mort pour le moins expédiée.


De même que Laurel reprend le flambeau de sa sœur décédée ...


... Thea Queen reprend celui de Roy Harper quand il le fait exprès de dire qu'il est mort.


Même Tatsu Yamashiro joue les superhéroïne en adoptant brièvement l'identité de Katana (Et un superbe costume!).


Vous croyez qu'on a lancé une mode?

Mais le nouveau super-héros le plus important de cette saison est Ray Palmer, le riche homme d'affaires surdoué qui rachète Queen Consolidated sous le nez d'Oliver pour en faire Palmer Technologies et utiliser les ressources de la compagnie pour se construire un exosquelette qui fait de lui Atom.


Ray Palmer a des projets pour sa compagnie ...


... et pour sa ville.


De super projets.

Certes, malgré un costume hideux et le triangle amoureux parfois soûlant qu'il forme avec Oliver et Felicity dont il a fait sa vice-présidente, Ray est un personnage fun et attachant plutôt bien joué par Brandon Routh alias le Superman que personne n'aime; mais quitte à doter l'Arrowverse d'un équivalent d'Iron Man (Car, désolé les gars, mais ça s'est vu), pourquoi adapter Ray Palmer qui n'a absolument rien à voir (C'est un physicien capable de changer de taille et de masse à volonté) alors que Ted Kord alias Blue Beetle s'y serait beaucoup mieux prêté en tant qu'homme d'affaires surdoué et fun utilisant des gadgets pour jouer les super-héros? On le voyait même porter un exosquelette dans le cultissime Kingdom Come et une autre incarnation de Blue Beetle, Ernie Rayes, en porte lui-même un d'origine extraterrestre. Le choix est d'autant plus incompréhensible que sa compagnie, Kord Enterprises, existe déjà dans l'Arrowverse! En fait, Kord était bien le premier choix des auteurs mais les producteurs leur ont demandé d'adapter un autre superhéros car ils avaient d'autres projets pour lui, les obligeant à se rabattre sur Ray Palmer.


Ainsi donc, je ne suis qu'un second choix? Ça fait un choc!


Notez, je critique son costume mais ça reste meilleur que celui qu'il portait dans le pilote avorté de la JLA.

Tous ces nouveaux superhéros font autant d'identités plus ou moins secrètes et l'identité est justement le thème central de cette saison. On voit ainsi Oliver échouer à concilier son identité civile avec celle d'Arrow avant d'être obligé de tuer celle-ci, puis d'adopter celle d'Al Sah-Him, Ra's al Ghul est un nom transmis aux chefs successifs de la Ligue des Assassins dont les membre se font passer pour Arrow pour monter la ville contre lui, obligeant Roy Harper à se faire passer à son tour pour lui avant de simuler sa mort et de refaire sa vie sous une autre identité, Maseo fuit son passé en devenant Sarab, tandis que Laurel et Thea reprennent le flambeau de Sara et de Roy tout en se cherchant leur propre style.


Même Felicity porte brièvement l'armure d'Atom.



BILAN


Concept = 2,5 / 5
Après deux très bonnes saisons qui ont grandement chamboulé le statu quo de son héros, aussi bien dans le présent que dans le passé, la série commence à s'essouffler et à ne plus savoir où elle veut aller. Il en résulte une saison hybride qui mêle policier, mysticisme, armes biologiques et armure hi-tech en un gloubi-boulga peu convaincant.



Scénario (Intrigue principale) = 2,5 / 5
Du whodunit avec le meurtre de Sara, du mysticisme avec une secte multiséculaire, un méchant iconique de Batman et de la trilogie Nolan (Car après en avoir repris des éléments scénaristiques, la série lui pique carrément ses antagonistes), une histoire de virus et de gangster prenant le contrôle des Glades en profitant de la disparition du héros ... Autant d'ingrédients qui, individuellement, auraient pu donner chacun une bonne intrigue mais qui, mélangés les uns aux autres, donnent l'impression d'une série qui se cherche et teste tout et n'importe quoi à la recherche d'une nouvelle direction alors qu'on n'en est qu'à la troisième saison! L'intrigue flashback qui éloigne temporairement Oliver de Lian Yu et est adroitement liée à celle du présent sauve heureusement quelques meubles.



Scénario (Épisodes) = 3,7 / 5
On continue de suivre en parallèle les événements du présent et du passé avec des liens entre les deux: un élément introduit dans le passé sert dans le présent, les personnages suivent des évolutions inverses ou parallèles selon les époques et on a de plus en plus de flashbacks consacrés au passé des autres héros et vilains de la série. (Voir la section Épisodes pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Humour = 4 / 5
Felicity Smoak n'est plus seule pour assurer le quota de légèreté et d'humour décalé de la série et bénéficie désormais de l'aide de Ray Palmer qui est aussi nerd, geek et volubile qu'elle, sans compter les visites occasionnelles de sa mère fantasque.



Héros = 4,5 / 5
On continue de suivre le parcours d'Oliver Queen (Arrow) dans le passé où il sombre de plus en plus dans l'obscurité face à la cruauté et l'injustice, et dans le présent où il cherche en vain à concilier ses deux, puis trois identités avant de finalement choisir celle qu'il veut définitivement conserver. On se demande cependant comment il arrive à financer son équipement et ses voyages maintenant qu'il est ruiné et au chômage. (Certains spectateurs se posent la même question pour Malcolm Merlyn qui se fait passer pour mort mais dans son cas, on n'a aucun mal à supposer qu'une personne aussi calculatrice et prévoyante dispose de comptes cachés.)



Costume = 4 / 5
Le costume continue d'évoluer pour devenir plus pratique et fonctionnel tout en conservant ses principaux éléments: couleur verte pour l'iconisation, cuir pour la protection, cagoule pour rendre hommage à Shado, masque pour l'anonymat.



Pouvoirs et points faibles = 4 / 5
Arrow continue d'utiliser des flèches gadgets au fonctionnement plausible et un arc pliable aussi esthétique que facile à transposer. On a même droit à une sympathique référence à la célèbre flèche gant de boxe des comics!



Autre(s) super-héros = 3,2 / 5
Une première génération de justiciers (Arsenal, Canary) tire sa révérence dans cette saison pour être remplacée par une nouvelle (Atom, Black Canary, Katana, Speedy). Si ces néophytes sont prometteurs, leurs costumes alternent entre le magnifique (Katana, Speedy) et l'hideux (Atom, Black Canary). On regrettera également la façon cavalière dont les auteurs se débarrassent de Wildcat après l'avoir à peine exploité. (Voir la section Autres super-héros pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Allié(s) = 4,5 / 5
John Diggle (5 / 5) est toujours excellent mais Felicity Smoak (4 / 5) souffre de son triangle amoureux clichéesque avec Oliver Queen et Ray Palmer et de sa manie de se fâcher avec eux pour un oui ou un non.



Entourage civil = 4,5 / 5
Quentin Lance (5 / 5) et Amanda Waller (5 / 5) restent excellents, Lyla Michaels Diggle (4 / 5) a une bonne alchimie avec John Diggle et Akio Yamashiro (4 / 5) est attachant.



Personnages secondaires = 2,4 / 5
Il est toujours agréable de voir d'anciens personnages réguliers, même décédés, réapparaître le temps d'un ou deux épisodes (Tommy Merlyn, Sin) mais la plupart des personnages secondaires se résument à des personnages fonctions oubliables, à quelques exceptions près comme Mei, très touchante quand elle apprend le sort de son père et de sa jumelle, ou le politicien sans scrupules Joseph Cray.



Antagonistes principaux = 2 / 5
Heureusement que Sarab est là pour relever le niveau car, entre un Ra's al Ghul décevant, une China White qu'on voit à peine et un Matthew Shrieve caricatural, on ne peut pas dire que les principaux ennemis de cette saison soient réussis.



Autres antagonistes = 2,7 / 5
Cette saison vaut surtout pour Malcolm Merlyn et Nyssa al Ghul, deux antagonistes récurrents charismatiques et ambivalents. Pour le reste, si Vertigo représente une amélioration notable par rapport à son prédécesseur tandis que Captain Boomerang a du potentiel, la plupart des nouveaux venus sont oubliables (Cupid, Komodo, Murmur) à l'exception de Brick qui, en plus d'être au centre d'un arc qui occupe nos héros pendant trois épisodes consécutifs, se révèle avoir été sans le savoir le déclencheur de tous les événements de la série. (Voir la section Antagonistes pour plus de détails. Les notes sont arrondies à la décimale la plus proche.)



Décors = 3,5 / 5
Le quartier général d'Arrow est toujours aussi peu inspiré mais cette saison nous gâte avec un Nanda Parbat de toute beauté.



Technologie = 2 / 5
Les gadgets hi-techs mais plausibles sont de plus en plus présents mais la principale innovation de cette saison est l'armure d'Atom ... qui est un sommet de laideur!



Casting = 5 / 5
Stephen Amell continue d'être parfait.



Combats = 1,5 / 5
On sent que les acteurs savent se battent et qu'un soin a été apporté aux chorégraphies des affrontements; mais même si certains réalisateurs et monteurs font des efforts pour qu'ils soient fluides et lisibles, beaucoup continuent de les rendre incompréhensibles par un montage surdécoupé. Pour ne rien arranger, héros et vilains se composent de plus en plus d'archers en capuches qui ne se différencient que par leurs couleurs ... impossibles à distinguer dans une série où l'action se déroule principalement de nuit!



Effets spéciaux = 4 / 5
Avec l'introduction de métahumains et de gadgets hi-techs, cette saison peut se permettre des effets spéciaux plus audacieux que les précédentes avec de belles réussites (Le combat aérien d'Atom) et quelques demi-ratages (Les yeux laser de Deathbolt).



Musiques = 3 / 5
Fidèle au poste, Blake Neely est toujours aussi efficace dans les scènes d'action et d'émotion mais la série manque toujours de thèmes réellement mémorables.



Générique(s) = 2,5 / 5
Comme pour les saisons précédentes, la quasi-totalité des épisodes s'ouvrent sur un monologue du héros (My name is Oliver Queen. After five years in hell, I have come home with only one goal: to save my city. Now, others have joined my crusade. To them, I'm Oliver Queen. To the rest of Starling City, I am someone else. I am ... something else. = Mon nom est Oliver Queen. Après avoir passé cinq années en enfer, je suis revenu chez moi avec un seul but: sauver ma ville. À présent, d'autres ont rejoint ma croisade. Pour eux, je suis Oliver Queen. Pour le reste de Starling City, je suis quelqu'un d'autre. Je suis ... quelque chose d'autre.) illustré par des extraits de la série mais cette fois, à l'exception du plan final, les scènes utilisées changent TOUTES à chaque fois.


On appréciera cependant l'astuce consistant à changer le monologue à partir du moment où Oliver rejoint la Ligue des Assassins et devient Al Sah-Him: My name was Oliver Queen. For three years, I have worked to save my city but to save my sister, I had to become someone else. I had to become ... something else. = Mon nom était Oliver Queen. Pendant trois ans, j'ai œuvré à sauver ma ville mais pour sauver ma sœur, j'ai dû devenir quelqu'un d'autre. J'ai dû devenir ... quelque chose d'autre.


Comme pour la saison précédente, le logo du titre change, remplaçant la pointe de flèche par le symbole que la Ligue des Assassins tatoue sur le corps d'Oliver quand il la rejoint. Certains épisodes utilisent même astucieusement un logo différent, remplaçant le symbole par un éclair pour le crossover avec Flash, par une pointe en forme de cœur pour l'épisode où Arrow affronte Cupid et par la pointe de la première saison pour l'épisode où il retourne sur Lian Yu.


On a enfin droit à une animation sous forme de tirs de flèches pour accompagner les logos de DC et de Warner.




NOTE FINALE = 13,2 / 20