Année : 1974
Catégorie(s) : Gô Nagai, Robot géant, Super-robot, Toei, Trilogie Mazinger.
Thème(s) : Civilisations souterraines.
Genre : Version 2.0.

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LA SÉRIE


Mazinger Z est à la casse, vive Great Mazinger! La série précédente s'était terminée par la destruction du premier super-robot japonais, obligeant son pilote Kôji Kabuto à partir étudier aux États-Unis, tandis que son successeur, Tetsuya Tsurugi, se chargeait de défendre le monde de la surface contre l'empire souterrain de Mykene aux commandes de son propre robot géant. Vaste tâche!


Le sort de l'humanité est entre ses mains.




PARTIE 1 - Offensive de Mykene (Épisodes 1-19)


Mykene était à l'origine une civilisation avancée vivant sur l'île de Bardos et inventrice de robots sophistiqués qui serviront de base aux Kikaijû du Dr Hell, l'antagoniste principal de Mazinger Z. Après que Bardos a été ravagée par un cataclysme naturel, les survivants se sont réfugiés sous terre pour y bâtir une civilisation pacifique et utopique ... jusqu'à ce qu'elle soit conquise par l'Empereur des Ténèbres et son second, le grand shogun Ankoku, qui transformèrent ses habitants en cyborgs, notamment les gigantesques Sentôjûs.


Avant, Mykene était une civilisation pacifique.


Mais ça, c'était avant.

Les Sentôjûs sont répartis en sept armées, chacune dirigée par un général différent sous les ordres d'Ankoku: Julicaesar commande ceux humanoïdes, Scarabes ceux en forme d'insectes, Ligarn ceux en forme de fauves, Angoras ceux en forme de poissons, Birdarer ceux en forme d'oiseaux, Dreido ceux en forme de reptiles et Hardias ceux en forme de fantômes. Attendez, c'est pas fini: il y a aussi Argos, le directeur de l'espionnage pour qui travaille l'archiduc Gorgon, que vous connaissez déjà, et qui possède ses propres Sentôjû. D'ailleurs, si Gorgon et les soldats, les Mykenes (Prononcez "Mickey Ness"), ont une seule tête et une taille humaine, ils sont des exceptions car tous les autres Mykeniens sont des géants d'une trentaine de mètres dotés d'une deuxième tête correspondant à leur cerveau humain.


Ankoku en mode: "Je l'aurai, un jour, Great Mazinger, je l'aurai."


Avé, Julicaesar, morituri te salutant.


Dreido nous présente son monstre de la semaine.


Scarabes est consterné par l'incompétence du sien.


Angoras, un poisson doublé d'un poison.


Ligarn est le seul à penser à protéger sa tête humaine avec un casque.


Birdarer, un drôle d'oiseau.


Bizarrement, alors que dans le manga, la deuxième tête d'Hardias remplace sa main gauche, l'anime lui en ajoute une troisième sur le torse.


Si Argos oublie sa canne, il aura la tête ailleurs.


L'archiduc Gorgon, on aurait dit un félin qui volait.


Les Mykenes portent des uniformes épurés car plus faciles à dessiner en série.


Heu ... Z'êtes sûrs que c'est une série jeunesse, ça?

Et déjà, vous remarquez un premier problème: il y a plus de dix méchants récurrents! Et si vous vous demandez comment la série arrive à donner autant d'exposition et de développement à chacun, la réponse est simple: c'est impossible! Par conséquent, les seuls à disposer d'un temps de présence suffisant sont Ankoku, Argos, Gorgon et, à la rigueur, Julicaesar, tandis que l'Empereur des Ténèbres n'est qu'une voix se contentant de donner des ordres à distance et que les autres sont quasi-inexistants et interchangeables. Dommage, car plusieurs armées de monstres de la semaine dirigées chacune par un général différent est une bonne idée que des séries ultérieures comme Hurricaneger ou la saison 2 de Yatsurugi géreront bien mieux, et cela permet au moins de pimenter l'intrigue avec une rivalité entre la team Argos et la team Ankoku ainsi que des conflits entre les différents généraux. C'est bien simple: les méchants de la série ne peuvent tellement pas se supporter, au point de s'adresser les uns aux autres par des "kisama" (un tutoiement insultant et méprisant propre aux Japonais), que Mykene serait probablement déchirée par des guerres civiles s'ils n'étaient pas autant occupés par la conquête de la surface!


Parfois, ils s'allient le temps d'une mission.


Mais ça ne dure jamais longtemps.

Malheureusement pour eux, cette conquête est largement compromise par Kenzô Kabuto, le père de Kôji que tout le monde croyait mort dans l'explosion de son laboratoire mais qui a en réalité été transformé en cyborg par son père, Jûzô, l'inventeur de Mazinger Z. Ayant découvert les projets d'invasion de Mykene, il a préféré cacher sa survie à ses enfants pour se préparer à combattre ces futurs envahisseurs, utilisant son intelligence accrue par sa condition de cyborg pour construire une version améliorée de Mazinger Z nommée Great Mazinger et adopter un orphelin, Tetsuya Tsurugi, auquel il impose un entraînement spartiate pour qu'il puisse piloter son robot. Bref, pour le titre de père de l'année, il repassera!


Kenzô Kabuto est un cerveau ...


... au sens littéral.

Tetsuya est d'ailleurs un personnage qui divise les fans de la trilogie Mazinger, certains étant trop attaché à Kôji pour accepter son remplaçant. Mais son principal problème est qu'il reproduit certains défauts de son prédécesseur, notamment son côté rebelle et arrogant, mais sans les contrebalancer par son inexpérience, ses gaffes ou son humour, ce qui le rend souvent antipathique, sans compter qu'il ne semble pas avoir de vie en dehors de ses combats. Dommage car les quelques épisodes qui exploitent son passé et sa psychologie (L'entraînement spartiate imposé par son père adoptif, le traumatisme d'avoir indirectement causé la cécité de son ami d'enfance, la culpabilité qu'un de ses combats a provoqué la mort du chien d'une petite fille) sont vraiment bons.


Le reste du temps, il est assez tête-à-claques.


Snif, personne ne m'aime.


Certains épisodes tentent de lui donner un côté bouffon, ne réussissant qu'à donner l'impression que les scénaristes l'ont confondu avec Kôji.


Debout là-dedans!

Plus intéressante est sa partenaire féminine Jun Honô, une métisse adoptée et entraînée par Kenzô et qui obtient rapidement son propre robot géant, Venus A. Badass et compétente, elle représente un sacré pas en avant par rapport à sa prédécesseuse, Sayaka Yumi. D'ailleurs, pour la petite histoire, Venus A avait été à l'origine créée dans la version manga de Mazinger Z où elle était le robot de Sayaka, construite à son effigie.


Jun met les pieds où elle veut, et c'est souvent dans la gueule.


Il ne lui faut qu'un changement de plan pour changer de tenue (C'est le gosse énervant de service qui a dû être content!).


D'accord, Honô signifie "flammes", mais pas la peine de le prendre au littéral.


Avez-vous déjà vu ... un robot géant avec des tétons?


Maintenant, oui.


Je vous jure que cette image a du sens dans son contexte.

En plus de ces nouveaux personnages, Great Mazinger en ramène quelques uns de la série précédente: Shirô, le petit frère de Kôji, et surtout Boss qui a entretemps reconstruit son Boss Borot. S'il est toujours secondé par ses amis Nuke et Mucha, son entourage comporte désormais aussi Bakaras, un corbeau à lunettes doué de parole (ce qui n'étonne absolument personne dans la série!) et qui était déjà apparu dans un épisode de Mazinger Z.


Shirô perd tous ses moyens devant sa camarade de classe Haruna.


Dites, vous êtes sûr qu'il est à jour dans ses vaccins antirabiques, ce corbac?


Regardez! Dans le ciel! C'est un oiseau! C'est un avion!


C'est Boss Borot qui fait le con!


Plus dure sera la chute.


Tel robot, tel pilote.


Boss a des bosses.


Et son robot aussi.


Le poste de pilotage est équipé d'une vitre amovible pour les missions sous-marines.


Mais parfois, les scénaristes l'oublient.


Âne, mon frère âne, ne vois-tu rien venir?


Avez-vous déjà vu ... un anus de robot géant? Maintenant, oui et vous le regrettez.

Toujours aussi gaffeur et fanfaron, il s'obstine à vouloir assister Great Mazinger et Venus A au combat ... Enfin, surtout Venus A dans l'espoir de draguer Jun.


Ciel, je suis collée!


Pas de panique, je vais te décoller.


Mais c'est qu'il en profite, ce pot de colle!

Quant aux autres personnages réguliers, il n'y pas grand-chose à dire sur eux, le personnel de la Forteresse de Recherche Scientifique du Pr Kabuto se composant de six scientifiques tellement transparents et interchangeables qu'ils n'ont même pas de nom. On un début d'espoir avec l'arrivée du Pr Tonda dans l'épisode 8, mais il meurt dans le 13.


Ils auraient pu trouver une photo où il ne louche pas pour lui rendre hommage.


De stupeur, j'en perd ma moustache!


Quand les dessinateurs habituels de la série ne sont pas disponibles ...


... leurs enfants de 8 ans les remplacent.(Parfaitement, c'est censé être le même personnage à droite)


Et celui de gauche ressemble habituellement à ça.


Des portes escheriennes.

Disons-le d'entrée de jeu, cette première partie ne brille pas par l'épaisseur de ses scénarii qui se résument le plus souvent à affronter un Sentôjû envoyé pour détruire Great ou la Forteresse de Recherche Scientifique. Ce qui n'empêche pas d'avoir parfois des adversaires mémorables comme le comique Bruton ou tragiques comme Cleo qui se prend d'affection pour l'humanité après l'avoir infiltrée sous l'apparence d'une jeune fille ou Cherubinius, le prince déchu et pacifiste de Mykene qui affronte Great contre la promesse de retrouver ensuite son trône.


Le fils caché de Gamera?


Olé!


Hercules, c'est le plus balèze!


Un Sentôjû inspiré du cheval de Troie.


Un design tiré par les cheveux.


Certains sont plus kawaii que d'autres.


Recalé car pas crédible pour dire "Grrr, agrogro, méchant!"


Avec toutes ces attaques de robots géants, y a pas moyen de faire caca tranquille!


Ne te plains pas : nous, non-seulement on se fait attaquer dans l'épisode 19 ...


... mais en plus, rebelotte dans le 26!

Cette première partie souffre donc d'une certaine répétitivité mais la série va subir d'importants changements dans la deuxième.


OK ... Maintenant qu'on a vu le cul de Tetsuya, est-ce qu'on pourrait faire pareil avec Jun, histoire de respecter la parité?


J'ai dit "Jun"!


Heureusement, la censure veille.




PARTIE 2 - Duchesse Janus (Épisodes 21-31)


Premier changement: l'Empereur des Ténèbres commence enfin à apparaître en personne devant ses hommes, sous l'aspect d'un gigantesque être de feu (Même les Sentôjûs paraissent minuscules à ses côtés).


Un chef suprême tout feu, tout flamme.

Ensuite, Mykene fait transformer une île volcanique en une base fortifiée mobile et submersible, Kazantô Kichi, pour seconder leur forteresse volante Mykelos.


Avez-vous déjà vu ... une île faire de la plongée? Maintenant, oui.


Mykelos, la soucoupe aux quatre visages.

Si le commandement de cette nouvelle base est à l'origine destiné à Gorgon, ce dernier n'a pas le temps d'en profiter puisqu'il est tué en s'interposant entre Great Mazinger et un Sentôjû peu avant la fin de sa construction.


Faut-il appeler un médecin, ou un vétérinaire?


Laissez tomber, un croque-mort suffira.

Pour le remplacer, Argos fait appel à la duchesse Janus, une sorcière à deux visages ne se séparant jamais de son chat noir. Comme elle a une taille humaine, elle pilote un robot quand elle doit interagir avec les autres généraux de Mykene.


Janus côté face ...


... et côté pile.


Elle prend les commandes de son robot et le commandement de Kazantô Kichi.


À l'occasion, elle adopte une apparence plus avenante.


Bakarasu est sous le charme.


Surprise, motherfucker!


Ciel!


Une femme aux cheveux violets et à la peau pâle se pointe à la Forteresse de Recherche Scientifique dont une des adversaires est une femme aux cheveux violets et à la peau pâle?


Aucune raison de lui refuser l'entrée!

Du côté des gentils, l'arsenal s'étoffe avec la création d'une aile volante pour Venus A et de Robot Junior, un robot géant piloté par Shirô. Surtout conçu pour faire plaisir aux jeunes spectateurs qui avaient été invités à concevoir son aspect via un concours, ce robot est un boulet à l'existence mal justifiée et apparaissant heureusement dans peu d'épisodes, au point d'être complètement absent des derniers. Il faut dire qu'il dispose de peu d'armes car moins destiné au combat qu'à l'amusement de son pilote, malgré l'ardent désir de ce dernier de participer à l'action sans réaliser la dangerosité de la guerre contre Mykene.


C'était ça ou il construisait son robot lui-même.


Comme nom, je propose Gossenervanrak.


N'approchez pas, j'ai une batte et je n'hésiterai pas à m'en servir.


Boss se charge de l'entraîner au combat.


Ça tourne mal.


Kaput.

Il faut dire que Great Mazinger prend à rebrousse-poil les jeunes fans de Mazinger Z qui, comme Shirô, rêvaient d'avoir leur propre robot géant pour pouvoir "faire comme Kôji". À ceux-là, la série dit en permanence: "Non, les enfants, combattre les méchants avec un robot géant, c'est ni fun, ni cool." Ainsi, Jun et Tetsuya sont des orphelins se battant en permanence au point d'être parfois au bord de la dépression, n'ont ni famille, ni amis et pratiquement pas de vie en dehors des combats, leur peu de temps libre étant consacré à l'entraînement et au sport avec, parfois, un minimum de repos et de détente pour ne pas craquer.


Les héros de Great Mazinger vous présentent leur collection été 1975.


Boss va avoir un succès fou sur les plages.


Une fois qu'il aura appris à nager, évidemment.

Et c'est encore pire pour le Pr Kabuto qui se focalise complètement sur la lutte contre Mykene, au point d'être obligé de traiter ses enfants adoptifs comme des soldats et de faire croire à sa mort à ses fils biologiques pour ensuite envoyer l'aîné étudier à l'étranger et se montrer froid et distant avec le cadet, craignant que la découverte de sa nature de cyborg ne lui cause un trop grand choc. Bref, après avoir perdu son humanité au sens propre, il la sacrifie au figuré. Le seul épisode où il se laisse aller à prendre quelques vacances avec Shirô, c'est pour subir une attaque ennemie!


Y a pas moyen d'avoir la paix 5 minutes!

Cette deuxième partie, riche de changements avec l'arrivée de nouveaux ennemis et de nouveaux méchas, se termine avec la mort d'Ankoku. Terrassé par Great Mazinger à l'issue d'une énième offensive contre la Forteresse de Recherche Scientifique, il sera remplacé par une vieille connaissance dans la partie suivante.


Une ardente bataille ...


... remportée par Great Mazinger, mais de justesse.




PARTIE 3 - Commandant en chef Jigoku (Épisodes 32-52)


En effet, 5 épisodes après la mort d'Ankoku, nous faisons connaissance avec son successeur Jigoku qui n'est autre que le Dr Hell dont les restes ont été récupérés par l'Empereur des Ténèbres qui les a placés au sommet d'un robot gigantesque.


Bon pied, bon œil malgré les séquelles physiques de sa défaite contre Mazinger Z.


Son nouveau look en impose.

Il n'est pas le seul nouveau membre de Mykene puisque Janus dispose désormais de ses propres soldats, des cyborgs ninjas ayant l'aspect de chats humanoïdes appelés Catorus.


Chut! Tu vas nous faire repérer.


Les chats sur un toit brûlant.


Il n'y a pas de quoi fouetter un chat.


Qui a dit que les chats détestaient l'eau?


C'est moi, pourquoi?


Oh, pour rien.

Côté mechas aussi, il y a du changement: Great Mazinger se voit doter de nouvelles armes et d'une aile volante tandis que Mykelos et Kazantô Kichi sont détruits et remplacés par une nouvelle forteresse mobile répondant au doux nom de Demonica.


Il était temps d'en changer, Mykelos n'était plus sous garantie.


Demonica porte bien son nom.

Aussi riche de changements que la précédente, cette troisième partie s'amuse à narguer les spectateurs en teasant régulièrement le retour de Sayaka, Kôji et/ou Mazinger Z pour ensuite révéler qu'il s'agissait d'une imposture, d'un rêve ou d'une hallucination.


Sayaka est de retour mais amnésique?


Youpiiii!!!


Poisson d'Avril, c'était Janus déguisée!


Escrocs!


Ça va se payer.


Fe qu'ils peuvent être fuffeptibles, fes fans.

Du calme! Leur patience sera largement récompensée par leur vrai retour dans la conclusion de la série.


Je préviens d'avance les scénaristes: une photo dans un album, ça ne compte pas!




PARTIE 4 - Retour de Mazinger Z (Épisodes 53-56)


L'épisode 53 marque en effet le retour de Kôji qui revient au pays du soleil levant pour prêter main forte à Tetsuya aux commandes d'un Mazinger Z remis à neuf et à niveau, ne mettant au passage que quelques minutes pour parcourir en avion la distance Japon-USA. Je ne sais pas quel avion il a utilisé, mais il est bien plus rapide que le Concorde qui n'existait même pas à l'époque!


Un train se déplaçant à 80 km/h quitte la gare à 15h30, en même temps que Venus A décolle de la Forteresse de Recherche Scientifique en volant à Mach 3. Calculez quand chacun croisera l'avion transportant Kôji qui décolle en même temps des USA.


Calculez ensuite quand chacun croisera Sayaka qui roule à 53 km/h dans une décapotable.


Réponse: jamais, car ils vont dans des directions différentes.

Si Tetsuya est d'abord ravi d'avoir un nouvel allié, il devient vite jaloux de la relation entre Kôji et son père, au point de refuser dans un premier temps de venir l'aider quand Mykene lance son ultime offensive. Il finira par changer d'avis mais son attitude causera indirectement la mort de Kenzô avant que Demonica ne soit détruite par les attaques conjuguées de Venus A, Dianan A (Sayaka étant elle-aussi revenue pour participer au combat) et des deux Mazingers, entraînant avec elle les derniers généraux de Mykene.


Même Boss participe à la bataille finale.


Enfin, ses partenaires féminines reconnaissent sa valeur!


Demonica, kaput!


Merci du coup de main, frérot.

Et si vous vous attendez à ce que nos héros partent ensuite affronter l'Empereur des Ténèbres, vous pouvez faire comme les scénaristes: oublier, car tout le monde fera comme si Mykene était totalement anéanti alors que son chef suprême est toujours actif et n'a qu'à se reconstituer une armée pour revenir menacer le monde de la surface. Ce n'est que dans la version manga de Grendizer par Gô Nagai et Gosaku Ôta que son sort final sera révélé, ainsi que sa véritable apparence, celle du colosse de flamme n'étant qu'une image projetée par un cœur et un cerveau conservés artificiellement, et comme l'action se déroule dans une autre continuité, ça ne compte pas.


Alors, comme ça, on m'oublie? Ça va chauffer!

Paradoxalement, l'arc final de Great Mazinger met d'avantage en vedette Mazinger Z et Kôji Kabuto, tandis que Tetsuya, pourtant le héros de la série, se comporte la plupart du temps en connard avant de se retrouver inconscient durant la majeure partie de la bataille, même si pour sa défense, il reconnaît après coup sa responsabilité dans la tragédie qui vient ternir la victoire finale, également gâchée par l'absence de conclusion concernant l'Empereur des Ténèbres. Malgré tout, le retour de Mazinger Z fait plaisir aux fans et le voir jouer un rôle clé dans la bataille finale à la place de Great fait écho à la conclusion de la série précédente où la situation était inversée. Un bon moyen de boucler la boucle pour conclure le diptyque Mazinger Z - Great Mazinger, les auteurs n'envisageant pas à ce moment de faire une troisième série, ce qui n'empêchera pas d'enchaîner ensuite sur le cultissime (en France, mais pas au Japon) Grendizer.


La série est finie, on va fêter ça!




FILMS & ÉPISODES SPÉCIAUX


Great Mazinger aura le privilège d'apparaître dans 5 films, à commencer par Mazinger Z tai Ankoku Daishôgun, une version alternative du dernier épisode de Mazinger Z où le robot éponyme a cette fois le temps de détruire plusieurs Sentôjû avant d'avoir besoin de l'aide de Great avec qui il fait équipe pour vaincre un général inédit, Jûma. À noter que dans ce film, les Sentôjûs s'expriment oralement par leurs deuxièmes têtes, un élément présent dans le manga mais qui n'est pas repris dans l'anime, à part pour ceux dont les formes humaines sont connues des spectateurs.


Un générique sous forme de dessins de jeunes fans.


Le redoutable Jûma.


Comme dans la série, Mazinger Z termine le combat en piteux état.

Viennent ensuite deux crossovers plus que dispensables où Great Mazinger fait équipe avec deux autres célèbres super-robots de Gô Nagai, Getter Robo et son successeur Getter Robo G, et qui se résument à des batailles peu intéressantes contre des envahisseurs extraterrestres sans personnalités.


Un monstre de l'espace détruit la Tokyo Tower ...


... deux fois de suite!


On sauvera quand même de jolis designs pour les monstres du deuxième crossover.


Merci du coup de main, collègue.

Plus intéressant est le crossover avec Grendizer où un agent de Vega, Balendos, vole Great Mazinger dans un musée et l'utilise pour affronter le robot OVNI.


Leur place est dans un musée.


First, they meet. Then, they meet and they fight.

Enfin, un dernier crossover réunit Great Mazinger, Grendizer et Getter Robo G dans un combat contre un monstre marin, Dragonosaurus. Un film d'inspiration kaijû eiga dont il reprend la trame habituelle: apparition d'un monstre géant inconnu qui menace le Japon, un premier affrontement où les héros sont dépassés par les capacités de leur adversaire et un deuxième où ils triomphent de lui après avoir découvert son point faible, le tout entrecoupé de discussions entre scientifiques et militaires pour expliquer au spectateurs les origines et les capacités du monstre. Classique, mais efficace.


Un générique très influencé par ceux d'Ultraman.


Toutes ces têtes, ça fait beaucoup de dents de la mer.


L'union fait la force!




BILAN


Concept = 2 / 5
Great Mazinger souffre du syndrome de la suite qui se contente de reprendre la formule de l'original en changeant quelques éléments comme la nature des antagonistes (On remplace le savant fou par une civilisation souterraine) mais apporte heureusement des améliorations au niveau de la partenaire féminine du héros et du design des mechas, tout en commettant l'erreur de multiplier les personnages récurrents au point d'en rendre la moitié inexistants.



Scénario (Intrigue globale) = 2 / 5
L'intrigue principale vaut surtout pour son arc final mouvementé qui voit le retour de Kôji et le sacrifice d'un personnage important, même si le héros s'y comporte en connard et qu'on est frustré que l'Empereur des Ténèbres soit complètement oublié des personnages comme des scénaristes. Pour le reste, la série aurait pu mieux exploiter la rivalité entre les généraux de Mykene avec plus d'alliances et de trahisons et leur élimination progressive au lieu d'expédier leurs morts dans le dernier épisode.



Scénario (Épisodes) ≈ 3,4 / 5
On n'échappe pas à quelques épisodes dispensables se résumant à un combat opposant le héros à un monstre de la semaine mais il y en a heureusement beaucoup qui bénéficient d'un bon suspense et/ou d'un vrai scénario. Les plus réussis sont ceux mettant en scène des adversaires ambivalents et ceux qui explorent la personnalité de Tetsuya. Ceux écrits par Toyohiro Andô sont généralement très bons. (Voir la section épisodes pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Héros = 2 / 5
Tetsuya Tsurugi est malheureusement le moins intéressant des héros de la trilogie Mazinger. Sans l'humour de Kôji Kabuto ou le côté tourmenté de Duke Fleed (Actarus) pour contrebalancer ses défauts et son côté désagréable, il est souvent antipathique et se comporte en parfait connard durant le dernier arc. Dommage car les trop rares épisodes qui exploitent son passé et sa personnalité sont vraiment bons.



Autre(s) pilote(s) = 3 / 5
Jun Honô est nettement plus réussie et charismatique que Tetsuya et représente une nette amélioration par rapport à l'inefficace Sayaka Yumi. En revanche, les caprices de Shirô Kabuto le rendent souvent pénible.



Tenue(s) de pilotage ≈ 2,7 / 5
La tenue de Tetsuya Tsurugi représente un léger mieux par rapport à celle de son prédécesseur mais a mal vieilli et le casque, que je suppose inspiré de la tête de Mazinger Z, n'est pas très esthétique, contrairement à celui de Shirô Kabuto qui porte une combinaison similaire. Jun Honô s'en sort un peu mieux et son casque en forme de chapeau est très original. (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Allié(s) ≈ 1,1 / 5
Si Kenzô Kabuto est un excellent personnage tragique de scientifique sacrifiant sa vie personnelle, puis sa vie tout-court pour protéger la Terre (En outre, sa nature de cyborg fait de lui un miroir négatif des membres de Mykene), ses assistants n'ont ni nom, ni personnalité, à l'exception de Tonda qui meut au bout de 6 épisodes. (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Entourage civil = 3,2 / 5
Toujours secondé par Mucha et Nuke, Boss continue de jouer les faire-valoir comiques tout en arrivant à être sympathique et attachant malgré ses gaffes grâce à sa bonne volonté et les nombreuses fois où il se montre réellement utile. Quant à son nouveau compagnon Bakaras, même s'ils ont parfois des interactions amusantes, il est souvent agaçant en plus d'être trop décalé en tant que seul animal parlant de la série. Enfin, même si on la voit dans moins de 10 épisodes, Haruna Shiratori est adorable dans chacune de ses scènes.



Personnages secondaires = 3,5 / 5
Cette série comporte peu de personnages secondaires, dont certains servent surtout d'enjeux scénaristiques en se faisant menacer ou enlever par Mykene (Karen) tout en ayant parfois des personnalités relativement développées (Shinichi Nomura, Yûko Moriyama) mais beaucoup sont très réussis, comme Shinichirô Ikuta, Yôichi Hamakawa, Kaori ou des méchants malgré eux comme Cherubinius et Cleo.



Ennemi(s) récurrent(s) ≈ 3 / 5
À part les Mykenes et Scarabes, ils bénéficient tous de designs magnifiques et le Dr Hell est considérablement amélioré par sa transformation en Jigoku. La rivalité opposant Ankoku, puis Jigoku à Argos, Gorgon et Janus, au point qu'ils n'hésitent pas à se trahir parfois mutuellement quitte à faciliter la victoire de leurs ennemis, permet de pimenter l'intrigue mais ajouter sept shoguns commandant chacun une armée est une fausse bonne idée car on se retrouve avec un nombre trop grand d'ennemis récurrents auxquels il est impossible de donner une importance égale. Résultat: la plupart apparaissent tellement peu souvent qu'on en oublie presque leur existence, et on est frustré que seuls deux d'entre eux aient droit à un vrai combat contre les héros. Enfin, l'Empereur des Ténèbres ne sert qu'à donner des ordres et n'a même pas droit à une conclusion, personnages comme scénaristes semblant avoir complètement oublié son existence dans l'épilogue! (Voir la section Mykene pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Monstres de la semaine ≈ 3,5 / 5
L'amélioration visuelle par rapport à la série précédente est sensible et on a souvent droit à des designs originaux et mémorables, certains utilisant même un aspect de guerriers antiques en accord avec les origines de la civilisation qui les a créés. On regrettera toutefois que le gimmick du deuxième visage ne soit pas systématique et que les armées humanoïdes et espionnes soient surreprésentées par rapport aux six autres. (Voir la section Sentôjûs pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Robot(s) = 3,5 / 5
Boss Borot reste fidèle à lui-même tandis que Great Mazinger et Venus A représentent une nette amélioration visuelle par rapport à leurs prédécesseurs. Quant à Robot Junior, il a surtout été créé pour faire plaisir aux jeunes spectateurs (Son design avait d'ailleurs fait l'objet d'un concours) et ça se ressent, tant il est un véritable boulet dans ses heureusement rares apparitions et malgré un design original, il souffre d'un aspect trop enfantin, certes cohérent avec son pilote mais trop décalé par rapport à ses camarades et au ton de la série.



Véhicule(s) ≈ 2,8 / 5
Malgré un arsenal banal, Brain Condor a un design nettement plus réussi que les Pilders de la série précédente. En revanche, Queen Star est moins chanceux (Des ailes rétractables auraient permis d'améliorer son aspect) et Jet Cap est un appareil volant complétement improbable. Si Venus Scrander a un design correct, Great Booster est franchement laid. Quant aux motos des héros, celle de Jun est correcte alors que Jetbi est ridicule avec ses ailes équipées de fulguropoings! Les méchants sont ceux qui s'en sortent le mieux car Mykelos et Demonica ont des designs qui sont certes devenus un peu kitsch avec le temps mais n'en sont pas moins originaux et mémorables, tandis que Kazantô Kichi repose sur un excellent concept: une île transformée en base fortifiée mobile. (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Séquence(s) de démarrage = 3 / 5
Même si on se demande toujours comment ces robots n'ont jamais de courts-circuits avec toute l'eau qui doit s'introduire dans leurs têtes, Great Mazinger et Venus A ont des séquences de démarrage élaborées, tout comme Great Booster (Bien qu'elle soit un peu gâchée par sa coque inutile dont on devine que les pauvres assistants doivent la remettre en place après chaque sortie) et, dans une moindre mesure, Venus Scrander. Celle de Robot Junior, en revanche, se contente du minimum syndical en plus d'être invraisemblable, la forme du crâne du robot ne pouvant tout simplement pas épouser l'intérieur du casque à cause du poste de pilotage!



Arme(s) ≈ 3,3 / 5
Certaines ne sont que des copiés-collés sans valeur ajoutée d'armes déjà utilisées dans la série précédente et n'ont donc pas la même originalité (Atomic Punch, Kôshiryoku Beam, Kôshiryoku Missile), mais quelques unes apportent des améliorations comme un design plus élégant (Breast Burn) ou un fonctionnement plus réaliste (Great Typhoon). Le problème des munitions infinies pour les missiles est cependant toujours là. À l'exception du Thunder Break et de son fonctionnement inutilement compliqué, la plupart des armes inédites sont très réussies et dotent Great Mazinger de nombreuses armes blanches qui faisaient défaut à son prédécesseur. Dommage, toutefois, que les Mazinger Blades aient un design aussi banal. (Voir la section Armes pour plus de détails. Seules les armes principales sont notées. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Combats = 4 / 5
Dynamiques et variés, tant dans leur déroulement que dans les types d'adversaires et leurs capacités. On a nettement progressé par rapport aux affrontements raides de la série précédente.



Base(s) ≈ 3,7 / 5
Dotée de nombreuses armes et fonctions, la Forteresse de Recherche Scientifique a un aspect qui vieillit mieux que celui du centre de recherche Kôshiryoku. Bien qu'inquiétante à souhait, la cité souterraine de Mykene n'a pas un design vraiment mémorable, contrairement à la base secrète d'Argos. (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Dessins et animation = 3 / 5
On retrouve certains défauts de la série précédente (Personnages identiques dans les scènes de foule, séquences recyclées, décors non-consistants d'un épisode à l'autre (Je n'en ai utilisé qu'une version pour l'illustrer, mais la chambre de Tetsuya change à chaque apparition!)) et on a parfois des perspectives escheriennes et de curieux changements de style graphique d'un épisode à l'autre, mais dans l'ensemble, il y a une amélioration sensible.



Musiques = 4 / 5
On retrouve 渡辺 宙明 (Watanabe Chûmei) à la composition et il est nettement plus inspiré que sur la série précédente tant cette BO regorge de morceaux mémorables.



Générique(s) ≈ 3,8 / 5
Accompagné du dynamique おれ は グレート マジンガー (Ore wa Great Mazinger) = Je suis Great Mazinger par 水木 一郎 (Mizuki Ichirô), le générique de début fait la démonstration des nombreuses armes de Great Mazinger en l'opposant à des adversaires inédits tellement réussis qu'on regrette de ne pas les revoir dans la série avant de le confronter à Ankoku. Il est d'ailleurs dommage qu'on ne le remplace pas par Jigoku après sa mort. Cette remarque vaut aussi pour Mykelos après sa destruction et son remplacement par Demonica. (Chanson = 4 / 5, Images = 4 / 5, Moyenne = 4 / 5)


Le générique de fin a droit au tout aussi dynamique 勇者 は マジンガー (Yûsha wa Mazinger) = Le héros est Mazinger du même 水木 一郎 (Mizuki Ichirô) et mélange images fixes et séquences animées faisant intervenir les trois principaux robots de la série. (Chanson = 4 / 5, Images = 3 / 5, Moyenne = 3,5 / 5) (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)




NOTE FINALE = 12,1 / 20