Année : 1978
Catégorie(s) : Henshin hero, Tokusatsu, Shôtarô Ishinomori, Toei.
Thème(s) : Envahisseurs extra-terrestres, Hommes singes, Leader mystérieux, Ninjas, Robots mascottes, Space opera.
Genre : Ninjas de l'espace.

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LA SÉRIE


Ginga Taisen, plus connu chez nous sous le titre de San Ku Kaï, occupe une place particulière dans le cœur des spectateurs de ma génération en tant que première série tokusatsu diffusée en France. Pas mal pour un feuilleton qui avait été créé principalement pour rentabiliser un film surfant sur une mode des années 70.


Car un sou est un sou.

En effet, en 1977, un film de SF à petit budget, au tournage chaotique et auquel personne ne croit devient un phénomène planétaire sans précédent. Je parle bien sûr du premier Star Wars, soit le quatrième, dont le succès va initier toute une vague de films tentant d'en reproduire la formule. Le Japon sort ainsi en 1978 宇宙 から の メッセージ (Uchû kara no message) = Un message venu de l'espace qui, malgré la présence de Sonny Chiba au casting et des effets spéciaux dont la plupart sont de qualité pour l'époque, n'est vraiment pas gégé avec une intrigue qui s'étire en longueur pour se concentrer sur la quête de huit élus dont la plupart ne serviront à rien.


À de nombreux moments, le budget se voit à l'écran.


Mais à d'autres, beaucoup moins.


La badass Etsuko Shihomi dans un rôle de demoiselle en détresse. Vous avez dit "contre-emploi"?


Vic Morrow boit pour oublier sa participation à ce film.


Oh putain, ce film avait prédit JarJar Binks!


Oh putain, ce film avait prédit Star Wars Holiday Special!


Oh putain, ce film avait prédit Police Academy!

Afin de rentabiliser au maximum le film, la Toei décide de réutiliser maquettes, costumes et certaines séquences dans une série confiée à Shôtarô Ishinomori qui avait déjà participé au film, donnant ainsi naissance à Ginga Taisen dont l'action se passe en l'an 70 de l'ère galactique, dans le XVeme système solaire dont les trois planètes, Analis, Belda et Shîta, ont été colonisées par les Terriens et les hommes singes de Deera.


Après tout, pourquoi se contenter de Star Wars quand on peut aussi pomper La Planète des Singes?

Bien que la série se déroule dans un futur lointain, les habitants du XVeme système solaire ont rarement accès à une technologie avancée: ils utilisent des armes "primitives" comme des haches ou des fusils, vivent dans des bâtisses rudimentaires et s'habillent comme des nomades du désert ou à la mode de la période Edo, comme si la nostalgie de leur planète d'origine était telle qu'ils se sont ingéniés à en reproduire les aspects les plus anciens. Paradoxalement, il en résulte une série qui vieillit visuellement mieux que le film dont elle est issue et dont l'esthétique outrancièrement 70s faisait généreusement saigner des yeux.


Le futur n'est plus ce qu'il était.


D'ailleurs, qui nous dit qu'on n'est pas sur la Terre du passé?


Voire celle du présent?

Les auteurs évitent d'ailleurs un cliché récurrent de la SF en dotant chaque planète de plusieurs cultures au lieu d'une seule. On peut ainsi voir, par exemple, un temple précolombien entouré de dessins semblables aux lignes de Nazca côtoyer une ville du Far West. Et il faut croire que c'était un concept trop compliqué pour l'équipe de la VF puisqu'elle en avait fait des planètes différentes!


On regarde toujours une série de SF, là?


Parce que là, on dirait plutôt un western spaghetti.


À moins que ce ne soit un film de pirates?




PARTIE 1 - La résistance contre Gavanas (Épisodes 1-20)


L'histoire commence alors que le jeune Hayato Gen, fraîchement diplômé de l'école de pilotage de Belda, retourne sur sa planète natale Analis à bord d'un vaisseau piloté par Ryû et son ami deeraen Baru (Simane en VF). À peine arrivé à destination, le trio assiste à l'invasion de la planète par l'empire Gavanas (Stressos en VF) qui fait exécuter la famille d'Hayato dont le père avait envoyé un SOS à la Terre.


Au cas où on n'aurait pas compris que les membres de Gavanas sont des nazis de l'espace.


Le peuple des planètes conquises acclame "spontanément" ses nouveaux dirigeants.


Un petit côté Philippe Druillet dans le design du communicateur de leur leader mystérieux, Roxeia XIII (Golem XIII).


Le commandant en second Kôger (Komenor), aussi théâtral qu'obséquieux, souffre d'un toc: il ne peut s'empêcher de faire des mouvements de cape.


Était-il bien nécessaire de conserver le plan où son second se prend ladite cape sur la tête?


Après avoir perdu une main au combat, son petit frère (un lien de famille absent de la VF), le commandant militaire Îger (Volcor), la remplace par des prothèses meurtrières.


Au passage, j'ai longtemps cru que j'avais manqué l'épisode où il se faisait mutiler, tellement c'est peu évident à l'écran.


D'autant plus qu'on distingue toujours sa main dans certains plans.


La perfide espionne Kunôi (Furia) …


… maîtresse du déguisement.


Et alors? Moi-aussi, je peux me déguiser!


Avec des coiffures pareilles, les shoguns dirigeant les planètes conquises ne devront pas s'étonner s'ils se font décapiter à la première révolution.

Hayato, Ryû et Baru tentent de fuir Analis quand leur appareil est abattu par Gavanas et Hayato n'a que le temps de placer ses compagnons d'infortune dans des capsules de sauvetage avant d'être lui-même secouru par la mystérieuse Sofia (Éolia) qui lui fait don de Liabe (San Ku Kaï). Avec ce vaisseau spatial capable de se scinder en trois appareils, il entreprend de combattre la tyrannie de Gavanas aux côtés de Ryu, Baru et du robot Tonto. Durant leur lutte, le quatuor de combattants de la liberté se trouvera des alliés en Kamiji, le chef de la résistance, sa protégée Hana, une enfant dont les parents ont été tués par Gavanas, et le royaume souterrain Mongo (Peuple des Racines) dont la princesse, Himime, en pince pour Hayato.


Kamiji, le Jean Moulin de l'espace, et sa protégée Hana.


Elle est incarnée par Kaho Shimada qui deviendra une chanteuse célèbre et qui était connue à l'époque pour le rôle de Robin, la ballerine gynoïde de Ganbare!! Robocon.


La princesse Himime et son frère Ken, incarné par Kazuhito Andô alias Ganbaron.

Si dans le film, la ressemblance avec Star Wars se limitait à la bataille finale où les héros devaient détruire une arme de la taille d'une planète (Détail amusant: il ne s'agissait pas d'une lune artificielle mais d'une planète transformée en arme mobile, soit l'équivalent de la Base Starkiller dans la postlogie!) ...


L'arme en question est recyclée dans la série où elle devient une comète détournée pour détruire une planète.

… la parenté est beaucoup plus évidente dans la série où on retrouve le même groupe de personnages principaux: un héros impétueux héritier d'une lignée de combattants armés d'épées à lame rétractable (Les auteurs sont même tentés de le doter d'un équivalent de la Force avec un épisode où il fait preuve d'un sixième sens l'avertissant de l'approche d'ennemis), un pilote jovial (et joli-cœur) assisté d'un copilote mi-homme, mi-animal et un robot casse-pied.


Au moins, dans Ginga Taisen, ils n'oublient pas de décorer Chewbacca!


Avant de se mettre au service du Méta-Baron, Tonto protégeait le XVeme système solaire.


Missile mammaire!

Quant à Sofia, c'est une princesse Leïa à qui on aurait donné les pouvoirs d'Obi Wan Kenobi. Véritable déesse ex machina, elle surgit toujours à point nommé pour résoudre les situations désespérées avec ses pouvoirs. À se demander ce qui l'empêche d'anéantir Gavanas à elle seule!


Au secours, Hayato. Vous êtes mon seul espoir.


Aurait-elle rejoint le côté obscur?

Mais Star Wars n'est pas l'unique influence de la série qui puise aussi son inspiration dans la culture japonaise et plus particulièrement chez les ninjas. Héros et antagonistes utilisent des armes et techniques qui leurs sont traditionnellement associées, la plupart des agents de Gavanas sont décrits comme des ninjas et même les noms des généraux y font référence: Kôger et Îger dérivent de ceux des deux principales écoles ninjas, Kôga-ryû et Iga-ryû, tandis que Kunôi est une déformation de kunoichi.


Seuls des ninjas


… peuvent vaincre des ninjas.

Et surtout - années 70 obligent! - la série reprend les codes des super-héros live japonais initiés par Kamen Rider et on voit rapidement Ryû et Hayato adopter les identités masquées de Nagareboshi (Staros) et Maboroshi (Fantôme). Heureusement pour eux, bien qu'ils utilisent les mêmes épées à lame rétractable sous leurs deux identités, leurs adversaires se révéleront incapable d'additionner deux et deux pour les démasquer, même quand ils se transforment devant un de leurs agents ou quand quelqu'un les appelle par leurs vrais noms. Quant à Gavanas, il est dirigé par un leader mystérieux dans la lignée de celui de Shocker et emploie des monstres de la semaine. Certains d'entre eux échappent d'ailleurs au manichéisme, comme Tobibito, un vieillard pacifiste ayant renoncé à se battre mais que ses anciens supérieurs obligent à affronter nos héros en prenant sa petite-fille en otage, Kumobito qui désobéit à Îger pour secourir Hana qui lui rappelle sa sœur décédée ou Kooribito, un espion partagé entre sa loyauté envers Gavanas et son amitié avec Hayato.


Certains ont des costumes soignés.


D'autres, beaucoup moins.


Il va pleuvoir, les ninjas volent bas.


Un ninja trois-en-un.


La menace fantôme.


Il nous a à l'œil.


C'est pas bien d'écouter aux portes!


Une crise d'aérophagie fatale.


Tiens? Je ne savais pas que Starro avait cachetonné dans la série.

Cette formule "un épisode, un ennemi" n'empêche pas la série d'avoir un côté feuilletonnant: héros et antagonistes sont introduits progressivement et certaines sous-intrigues comme la construction du palais impérial où la recherche de Kamiji capturé couvrent plusieurs épisodes. Cela n'empêche pas certains éléments d'être introduits tellement brusquement qu'on a l'impression d'avoir manqué des épisodes: Ryû adopte l'identité de Nagareboshi du jour au lendemain mais le méchant du jour semble déjà le connaître puisqu'il l'appelle par ce nom avant qu'il soit révélé, de même qu'on apprend la capture de Kamiji au détour d'une phrase. La VF n'aidait pas en ajoutant des incohérences avec encore plus de personnages qui connaissaient l'existence de Nagareboshi avant sa première apparition ou ce dernier qui, ayant besoin des plans d'une prison pour s'y introduire, allait les dérober dans cette même prison alors qu'il s'agissait d'un autre bâtiment en VO.


Comme on ne lui a laissé qu'un mois pour construire le palais impérial …


… il ne faut pas s'étonner que le résultat ne ressemble pas du tout aux plans!




PARTIE 2 - La quête d'Emeralîda (épisodes 21-27)


Cet aspect feuilletonnant est encore plus marqué dans le dernier tiers de la série qui voit Sofia se réfugier auprès de Mongo après avoir perdu sa capacité à voyager d'une dimension à l'autre tandis que Roxeia XIII arrive enfin dans le XVeme système solaire. La véritable apparence du tyran reste cependant un mystère puisqu'il ne se déplace qu'à bord de Daimajinzô, un vaisseau indestructible ayant l'aspect d'un colosse de pierre dont les yeux lancent des rayons désintégrateurs.


Où sont David et sa fronde quand on a besoin d'eux?

Encore que, il n'est peut-être pas si indestructible que ça car, en repensant aux énigmatiques dernières paroles de son père (Signalons au passage une autre fantaisie de la VF qui change complètement ces paroles entre la scène de sa mort et le flashback où son fils s'en rappelle), Hayato découvre l'existence d'Emeralîda, une arme capable de détruire le colosse. L'équipage de Liabe part donc à la recherche de ses trois composants, répartis sur les planètes du système solaire, surveillés de près par Kôger qui espère s'en emparer pour éliminer Roxeia XIII et prendre la tête de Gavanas.


Où on va si on ne peut même plus faire confiance aux méchants, maintenant?

Même si elle n'est pas exempte d'incohérences et de trous scénaristiques (Sofia sait comment utiliser Emeralîda dont elle connaissait à peine l'existence quelques épisodes plus tôt, Tonto disparaît sans que personne ne remarque son absence ou se demande ce qu'il est devenu), cette deuxième partie est très réussie avec une conclusion douce-amère impliquant le sacrifice d'un des personnages principaux et un suspense efficace sur qui parviendra à s'emparer d'Emeralîda dont les composants se retrouvent liés à des épisodes qui semblaient fillers comme celui du pendentif d'Himime ou de l'idole d'une divinité protégeant Shîta …


Sa place est dans un musée!

… ainsi que de nombreux rebondissements et cliffhangers, comme la destruction d'une des planètes ou la révélation de la véritable apparence de Roxeia XIII qui conclue l'avant-dernier épisode. True story au passage: lors de la diffusion de la série en 1980, après cette révélation et les nombreuses questions et théories qu'elle suscitait, je n'avais pas pu voir l'épisode final et il m'avait fallu attendre sa sortie en VHS en 1998 pour enfin connaître la véritable identité du tyran!


Près de 20 ans d'attente pour connaître la résolution d'un cliffhanger! C'était bien avant le binge watching.




FILMS & ÉPISODES SPÉCIAUX


La série a également eu droit à un film sorti en salle (qui, avec une durée de seulement 20 minutes, est ironiquement plus court qu'un épisode normal) où nos héros aident Kamiji à emmener des orphelins de guerre sur Terre mais il est très dispensable.


Je viens de passer de chef de la résistance à baby sitter.




BILAN


Concept = 4 / 5
La série a beau s'inspirer de Star Wars pour son pitch de départ et son groupe de héros, elle arrive à avoir sa propre identité en incorporant la culture ninja à son univers.



Scénario (Intrigue globale) = 4 / 5
Malgré quelques passages rushés (La première apparition de Nagareboshi) et deux-trois incohérences que la VF n'a fait qu'aggraver, l'intrigue principale est bonne et réussit assez bien son toutéliage final avec en prime, un twist réellement surprenant sur la véritable identité du méchant principal.



Scénario (Épisodes) ≈ 4,1 / 5
La plupart des épisodes sont très bons, voire excellents et les rares à être relativement ratés restent apréciables. (Voir la section épisodes pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Héros = 3 / 5
Doté d'une motivation personnelle pour combattre Gavanas et évoluant progressivement d'un héros novice et inexpérimenté à un justicier efficace, Hayato Gen (Maboroshi) est le protagoniste principal de la série. En revanche et malgré sa personnalité sympathique, Ryû (Nagareboshi) est moins intéressant et nettement moins développé: on ne sait rien de son passé et de ses liens avec le clan Gen, les auteurs se contentant d'instaurer un mystère dans les premiers épisodes (Quel sont ses liens avec le père d'Hayato? D'où lui vient son arme semblable à la sienne? Pourquoi adopte-t-il l'identité de Nagareboshi?) pour ne plus en parler ensuite.



Costume(s) = 4 / 5
Visuellement réussis et iconiques. C'est un des rares cas dans le tokusatsu où les héros ne portent pas de masque intégral, permettant aux acteurs principaux d'effectuer eux-mêmes une partie des combats en costume.



Arme(s) ≈ 4,3 / 5
Même si on sent l'influence des sabres laser de Star Wars pour la lame rétractable, les épées des deux héros sont des armes à l'aspect unique qui évoquent des armes japonaises traditionnelles et les auteurs ont eu la bonne idée de doter chaque héros d'une version différente. En revanche, leurs shurikens sont beaucoup plus classiques. (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Séquence(s) de transformation = 0 / 5
Aucun effort de créativité de ce côté là. C'est tout juste si on voit parfois les héros se changer en un saut périlleux.



Personnages réguliers = 3,4 / 5
Certes, ses pouvoirs cheatés font d'elle un deus ex machina humain bien pratique quand les scénaristes n'ont aucune idée de comment résoudre une situation périlleuse, mais Sofia est un personnage charismatique qui bénéficie d'un très bon développement dans le dernier tiers de la série avant qu'on révèle ses liens avec le méchant principal. Loin de se contenter d'être un simple comic relief, Baru est un combattant efficace et a droit à de très bons épisodes centrés sur lui. Même s'il est avant tout un robot mascotte pas très utile au point de disparaître sans explication à la fin de la série, Tonto est sympathique et bénéficie d'un excellent design. Kamiji se contente d'être un personnage fonction alors qu'il aurait pu jouer un rôle central en tant que chef de la résistance, tandis qu'Hana est immédiatement sympathique et attachante grâce à sa bonne humeur communicative.



Personnages secondaires = 3,2 / 5
Comme toujours avec ce genre de série, certains personnages se contentent d'être des red shirts destinés à être victimes du méchant du jour ou des innocents que les héros doivent protéger (C'est particulièrement frustrant avec Misa qui semble destinée à jouer un rôle important en tant qu'envoyée de la Terre devant ensuite convaincre ses supérieurs d'apporter leur aide au XVeme système solaire mais qu'on ne revoit plus ensuite, hormis une brève évocation de sa mission dans un épisode ultérieur) tout en ayant quand même droit à un minimum de caractérisation. On a heureusement souvent droit à de très bons personnages comme Momochi, Garu, Pao, Melos ou la méchante malgré elle Catherine; sans oublier, bien sûr, les personnages semi-réguliers que sont la famille royale du Clan Mongo.



Ennemi(s) récurrent(s) ≈ 3,8 / 5
Ils ont tous droit à de magnifiques designs, à commencer par Roxeia XIII pour son communicateur et son apparence de géant de pierre. Ce dernier a aussi droit à un excellent twist sur son identité qui permet à son interprète de jouer dans un registre diamétralement opposé à celui auquel les spectateurs s'étaient habitués. Kôger est charismatique et joue un intéressant double jeu dans le dernier tiers. En revanche, alors qu'il aurait pu être un antagoniste important en tant que responsable de la mort de la famille d'un des héros, Îger est un personnage fade qui ne devient intéressant qu'après sa mutilation qui le dote d'une arme et d'une motivation personnelles. Même si elle participe peu à l'action, Kunôi est une méchante perfide à souhait bien aidée par le jeu de son interprète. Quant à leurs soldats aux casques clairement inspirés de ceux des Stormtroopers, ils servent peu et se font facilement voler la vedette par leurs confrères ninjas. (Les moyennes sont arrondies aux décimales les plus proches.)



Monstres de la semaine ≈ 3,1 / 5
Que ce soit au niveau des designs ou des pouvoirs, le très bon côtoie le complètement raté. Les antagonistes ambivalents comme Tobibito, Kumobito ou Kooribito sont évidemment les plus mémorables. (Voir la section Corps d'armée ninja pour plus de détails. Les moyennes sont arrondies aux décimales les plus proches.)



Mécha(s) ≈ 4,7 / 5
On est gâtés avec des véhicules magnifiques qui n'ont absolument pas vieilli. (Voir les sections Liabe et Véhicules pour plus de détails. La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Base(s) = 5 / 5
Un design magnifique et élaboré pour Gran Gavanas.



Casting = 5 / 5
Les interprètes d'Hayato Gen (Maboroshi) et de Ryû (Nagareboshi) sont excellents. Aussi bien pour leurs jeux d'acteurs que pour leurs scènes de combat. (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)



Combats = 4 / 5
Variés dans leur déroulement et aussi efficaces que riches en action et en cascade, ils sont un des points forts de la série.



Effets spéciaux = 3 / 5
Si les scènes de combats spatiaux et aériens (En partie repris à Ginga Taisen) sont irréprochables, les autres effets spéciaux sont rarement convaincants même si, dans l'ensemble, ils constituent le haut du panier des séries de l'époque.



Musiques = 5 / 5
Si en France, on a eu droit à d'excellentes musiques signées Didier Barbelivien, la VO n'a pas à se plaindre avec celles de 森岡 賢一郎 (Morioka Kenichirô) et du légendaire 菊池 俊輔 (Kikuchi Shunsuke).



Générique(s) ≈ 2,8 / 5
Précédé du commentaire この 宇宙 に 人類 が 生き続ける 限り 決して 忘れて は ならない こと が ある (Kono uchû ni jinrui ga ikitsuzukeru kagiri kesshite wasurete wa naranai koto ga aru) = Dans l'espace, aussi longtemps que l'humanité vivra, il est une chose qu'elle ne devra jamais oublier et accompagné de 勇者 よ 銀河 を 渡れ (Yûsha yo ginga o watare) = Héros, parcours la galaxie par ささき いさお (Sasaki Isao), le générique de début mélange scènes de combat en costume et séquences de batailles spatiales. Efficace, mais on regrette la présence de scènes de Ginga Taisen n'apparaissant pas du tout dans la série, ce qui rend évidement perplexes ceux qui ne connaissent pas la filiation. (Chanson = 3 / 5, Images = 3 / 5, Moyenne = 3 / 5)


Le générique de fin reprend un très beau thème de Ginga Taisen, 愛 は 星空 の 彼方 に (Yume wa hoshizora no kanata ni) = Un rêve au-delà du ciel étoilé accompagné du commentaire 人間 は みんな 明日 に 向かって 夢 を 抱く。 遥かなる 宇宙 の 彼方 に 明るい 明日 を 信じる 時 夢 は 愛 に なる。 (Ningen wa minna asu ni mukate yume o idaku. Harukanaru uchû no kanata ni akarui asu o shinjiru toki yume wa ai to naru.) = Tout le monde rêve de demain. Quand vous croyez à un lendemain radieux au-delà de l'espace lointain, ce rêve devient l'amour. Il recycle malheureusement encore plus de séquences du film qui n'apparaissent pas dans la série. (Chanson = 4 / 5, Images = 1 / 5, Moyenne = 2,5 / 5) (La moyenne est arrondie à la décimale la plus proche.)




NOTE FINALE = 15 / 20